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YESHUA et LE TALMUD ?

talmudTout d’abord, il ne faut pas confondre le Talmud et la Torah.
Dans les histoires de « taureaux qui encornent des vaches », le Talmud cache de très grands secrets. Une lecture littérale est inadaptée aux écrits des Maîtres d’Israël qui ont pratiquement toujours vécu sous la férule d’un quelconque oppresseur.

Nous trouvons dans le Talmud, plusieurs allusions à Yeshu (Jésus). En lisant de près, force est de constater que ces passages ne désignent jamais Yeshua HaMashia’h, celui que Dieu aurait ressuscité d’entre les morts après avoir été crucifié.

La Tradition talmudique expose le nom de « Yeshu » dans divers endroits pour avertir et enseigner le peuple choisi des travers qui guettent celui qui s’éloigne de la Torah. Dans tous les cas, il s’agit de deux personnages, l’un vivant plus de 100 ans avant J.C, l’autre vivant plus de 100 ans après J.C, soit deux hommes distincts séparés de 200 ans.

Dans une première partie, nous verrons le portrait du premier Yeshu, disciple refoulé d’un grand Maître, et dans une deuxième partie sera dressé le profil du second Yeshu dit « de Nazareth » ou « le naza(o)réen ».

Enfin, il sera donné des références talmudiques sans qu’on puisse clairement les attribuer à l’un ou l’autre.

1 – Yeshu (1), le disciple repoussé

Une haggada du Talmud Sanhedrin 107b, Sotah 47a relate Yeshu (Jésus), l’élève du rabbi Yehoshua Ben Perachiah :

« Rabbi Yehoshua Ben Perachiah et Jésus partirent à Alexandrie d’Egypte à cause des persécutions du roi Yannaï (Jean Hyrcan).  Plus tard, lors de leur retour, ils se retrouvèrent dans une auberge où l’aubergiste les accueillit avec beaucoup de grâce. Quand le maître fit remarquer à Jésus que cette femme était fort sympathique, Jésus répondit alors : ‘Rabbi, elle a les yeux trop petits !’

Rabbi Yehoshua Ben Perachiah se fâcha alors : ‘Racha ! (Méchant !) C’est donc à cela que tu t’intéresses ! Je te chasse !’

Nombre de fois, Jésus se présenta à lui. ‘Reprenez-moi’, lui disait-il, mais lui n’en avait cure.

Un jour qu’il récitait le ‘Shema’ Jésus se présenta devant lui dans l’espoir qu’il le réadmettrait. Yehoshuah lui fit un signe de la main (pour lui signifier d’attendre la fin de la prière). Jésus pensa alors qu’il le repoussait définitivement et s’en alla, prit une brique et se prosterna devant elle. »

L’auteur de la parabole reprend un principe très ancien avancé par Rabbi Éliezer le Grand : « Que ta main gauche repousse sans cesse et que ta main droite attire. »

Un commentaire précise : « Ne fais pas comme Rabbi Yehoshuah qui repoussa Jésus des deux mains. »

Certains poussèrent la remarque plus loin : Ils dirent que si ce maître avait été moins dur et avait su donner à Jésus une place convenable, il n’aurait jamais quitté le giron du Judaïsme.

Selon le Talmud, ce Jésus Ben Pandira, élève du rabbi Yehoshua Ben Perachiah naquit dans la quatrième année du règne du roi juif Alexander Jannaeus. Cela le ferait donc naître environ 120 ans avant notre ère et, selon certains, il serait mort, alors qu’il avait 50 ou 60 ans, vers 70 ou 60 avant notre ère.

(Ce « Yeshu » ne peut donc pas être Yeshua HaMashia’h.)

2 – Yeshu (2), le magicien séducteur dit le « Naza(o)réen »

La Guemara ‘Haguiga 4b dit que Myriam (Marie), mère de Jésus, était une coiffeuse pour dames.

Cette allusion à la « coiffure pour dame » cache de très grands secrets liés aux tresses du pain de shabbat

Dans le Talmud Shabbat 104b, Sanhedrin 67a il est écrit :

« Rabbi Eliezer a dit : Ben Stada (Jésus, fils de Stada) n’a-t-il pas apporté la sorcellerie avec lui, d’Egypte, gravée sur sa peau? Ils lui ont dit : Il était un fou et nous ne nous occupons pas de ce que font les fous.

Ce Ben Stada (fils de Stada) est aussi Ben Pandira (fils de Pandira).

Rabbi Chisda avait dit que le mari (de sa mère) était Stada et que l’amant (de sa mère) était Pandira.

Non : le mari s’appelait Pappos Ben Yehudah et la mère s’appelait Stada.

Non : la mère était Myriam (Marie) la coiffeuse de femmes, et on la surnommait Stada. Comme nous disons dans le Pumbedita : Elle s’est éloignée (‘Stat Da’) de son mari. »

Dans Gittin 90a on ajoute ceci :

« Paphos ben Yehudah était l’époux de Myriam, la coiffeuse pour dames. Lorsqu’il sortait de chez lui pour aller dans la rue, il fermait la porte à clef pour qu’elle ne parle à personne. Cette conduite inconvenante fut la source de la haine qui s’introduisit entre eux et qui l’amena à commettre l’adultère. « 

On notera que Pappos Ben Yehudah, le mari légitime de Marie, est cité ailleurs dans la littérature talmudique.

Le Mechilta Beshalach (Vayehi ch 6) dit qu’il discutait de la Torah avec Rabbi Akiva. Et le Talmud Berachot 61b dit que Pappos Ben Yehudah fut capturé et tué par les Romains avec Rabbi Akiva….

Mais Rabbi Akiva étant mort en l’année 134 après JC, cela pose un sérieux problème de datation si l’on veut faire des deux Jésus, le même homme !

Origène (185-254), dans le « Contra Celsum » dit :

« La mère de Jésus a été chassée par le charpentier qui l’avait demandée en mariage, pour avoir été convaincue d’adultère et être devenue enceinte des œuvres d’un soldat romain nommé Panthèra. Séparée de son époux, elle donna naissance à Jésus, un bâtard. La famille étant pauvre, Jésus fut envoyé chercher du travail en Égypte ; et lorsqu’il y fut, il y acquis certains pouvoirs magiques que les égyptiens se vantaient de posséder » (C.C. I, 32 5. Cf. I, 28 10, 33 19 et 69 20. Cf. R.C. p. 355).

Plus tard, Épiphane (315-403) le répéta :

« Jésus était le fils d’un certain Julius, dont le surnom était Panthéra ».

Dans un manuscrit du Josippon (recueil d’écrits en langue hébraïque) il est écrit :

« En ces jours-là, il y eut de nombreux combats et de grandes dissensions en Judée entre les Pharisiens et les « brigands » en Israël qui suivirent Yeshu’ah ben Pandera le Nasoréen qui fit de grands miracles en Israël jusqu’à ce que les Pharisiens l’aient vaincu et le pendirent sur un poteau » (manuscrit Hébr. 1280, fol. 123 v de la B.N.F.).

Le Talmud exprime lui-même la contradiction et la résout en Tossafot Chabat 104b :

« Rabbenu Tam dit : — Ce Ben Stada n’était pas Jésus de Nazareth, car nous disons ici que Ben Stada vivait à l’époque de Paphos ben Yehudah, lui-même vivant du temps de Rabbi Akiva, comme on le prouve dans le dernier chapitre de Berakhoth (61 b) ; mais Jésus vivait à l’époque de Yehoshuah ben Perahia comme le montre le dernier chapitre de Sotah (47 a)

(Ce second et dernier « Yeshu » ne peut donc ,lui non plus, être Yeshua HaMashia’h.)

3 -Des passages talmudiques attribués à l’un ou l’autre

talmud 2Talmud Babylonne 43a

« La veille de Pâques, on a pendu Yéshu (Jésus). Pendant les 40 jours qui précédèrent l’exécution, un héraut allait en criant : ‘Il sera lapidé parce qu’il a pratiqué la magie et trompé et égaré Israël. Si quiconque a quelque chose à dire en sa faveur qu’il s’avance en son nom.’ Mais on ne trouva personne qui témoignât en sa faveur et on le pendit la veille de pâques.

On a dit : ‘Pourquoi avoir tant attendu et cherché à l’acquitter ? N’était-il pas écrit de ne lui montrer aucune pitié, aucune compassion, et de ne pas le protéger ?’

Mais pour Yeshu c’était différent car il était proche du gouvernement. »

« On enseigne que Yeshu avait eu cinq disciples : Matai, Nekai, Netzer, Buni, et Todah.

Ils ont apporté Matai devant les juges. On leurs a dit : Matai sera-t-il tué ?

Il est écrit (psaume 42:2) : ‘Quand (= matai) viendrai-je et paraîtrai-je devant Dieu ?’

Ils lui ont dit : ‘Oui, Matai sera tué comme il est écrit (psaume 41:5) : ‘Quand (= matai) mourra-t-il ? Quand (= matai) périra son nom ?’

Ils ont apporté Nekai. On leurs a dit : Nekai sera-t-il tué ?

Il est écrit (exode 23:7) : ‘l’innocent (= naki) et le juste vous ne le massacrerez pas.’

Ils lui ont dit : Oui, Nekai sera tué comme il est écrit (psaume 10:8) : ‘dans des lieux cachés, il tue l’innocent (= naki)’.

Ils ont apporté Netzer. On leurs a dit : Netzer sera-t-il tué ?

Il est écrit (Isaïe 11:1) : ‘une branche (= netzer) prendra naissance de ses racines.’

Ils lui ont dit : Oui, Netzer sera tué comme est écrit (Isaïe 14:19) : ‘mais toi, tu as été jeté hors de ton sépulcre comme une branche (= netzer) abominable .’

Ils ont apporté Buni. On leurs a dit : Buni sera-t-il tué ?

Il est écrit (exode 4:22) : ‘mon fils (= beni), mon aîné, Israel.’

Ils lui ont dit : Oui, Buni sera tué comme il est écrit (exode 4:23) : ‘voyez, je massacre votre fils (= beni), votre aîné.’

Ils ont apporté Todah. On leurs a dit : Todah sera-t-il tué ?

Il est écrit (psaume 100:1) : ‘un psaume pour la louange (= todah).’

Ils lui ont dit : Oui, Todah sera tué comme il est écrit (psaume 50:23) : « celui qui sacrifie la louange (= todah) me glorifie’. « 

Le Sanhédrin 103a dit ceci :

« … Car tu n’auras pas un fils ou un disciple qui gâte son plat publiquement en le relevant trop d’ingrédients étrangers, comme Jésus de Nazareth »

Et dans Berakhot 17a on ajoute cela :

« … puissions-nous n’avoir ni fils ni disciple qui gâte son plat publiquement en le relevant trop d’ingrédients étrangers comme le Nazaréen »

Mais dans le Talmud Jérusalem Shabbath 14 d et le Tosefta Chullin 2:23, il est dit également :

« Il s’est produit dans le passé que Rabbi Eleazar ben Damah a été mordu par un serpent et Ya’akob (Jacob) du village Sechania (Kephar Sama) est venu pour le guérir au nom de Yeshu ben Pandira, mais Rabbi Ismael ne l’a pas permis.

Par conséquent, ces deux personnages Juifs sont des « Rechaim » (Méchants) parmi le peuple hébreu et les Sages d’Israël les ont vilipendés dans le Talmud  afin de préserver le troupeau de l’hérésie.

Actuellement, il existe donc de graves confusions chez les « cherchants Dieu » engendrant le rejet de l’étude du Talmud qui est une partie incontournable de l’exégèse biblique et de la compréhension exacte du premier sens de la Torah appelé le Pshat.

De même,  l’amalgame au sein du peuple Juif entre ces « Yeshu » et « Yeshua HaMashia’h » par les dirigeants religieux égare le peuple témoin.

En effet, Rambam (Maïmonide), entre autres, identifia l’un des deux méchants avec le celui qui fut appelé « roi des Juifs » disant que les chrétiens avaient été chercher un siècle en arrière leur fable qu’ils ont adaptée à leur sauveur. Depuis, le Judaïsme suit cette voie.

Rabbi Yeshua Ha Mashia’h, n’est jamais mentionné dans le Talmud et l’appellation « Jésus le Nazaréen » ne le désigne à aucun moment mais concerne un autre personnage éponyme.

Le plus surprenant n’est-il pas que la Tradition du peuple, peuple matrice du Fils d’Israël, n’inscrive aucun fait à l’égard du Messie crucifié sous Ponce Pilate ? Qui a été exécuté sous Ponce Pilate à part Jésus Bar Abbas, un bandit révolutionnaire ?

Dans le Beth Jacobh, fol. 127 , il est écrit :

« Les Mages, avant de quitter l’Egypte, prirent grand soin de ne pas coucher par écrit leurs pratiques magiques afin que d’autres peuples ne risquent pas d’en prendre connaissance. Mais lui, il avait trouvé un système: il inscrivait les formules magiques sur sa peau, ou bien il se faisait des coupures et y mettait les formules. En se cicatrisant par-dessus, les formules étaient cachées par la peau qui avait repoussé. »

De quel Jésus s’agit-il, quel est son nom complet dans le Talmud?

Le Talmud décrit Jésus comme un rabbin déviant, élève de Yehoshua (Josué) ben Perahia. Il. aurait utilisé la sorcellerie pour soigner des malades, …

Ce Jésus, élève de Rabbi Yehoshoua ben Perahia, ne peut être Jésus Christ. Car Rabbi Perahia vécut en l’an 3560 (date juive) c’est à dire 201 ans avant le compte Chrétiens (Sefer ha-dorot). Et pourtant il avait un élève du nom de Jésus et son nom fut censuré du Talmud par l’Église.

Ou l’Église se trompe ou nous avons effectivement un deuxième Jésus …, et peutêtre même un troisième et un quatrième si l’on en croit les écrits de Wauthier (voir en fin d’article).

Il y aurait un autre Jésus qui vivait du temps de Hillel et shamay et les dates correspondraient cette fois, car Hillel et shamay vécurent en l’an 3728 c’est à dire 33 ans avant le compte Chrétien.

Dans les versions non-censurées du Talmud, le récit concernant jésus indique qu’il a pratiqué de l’idolâtrie, qu’il a été jugé par le Sanhédrin pour avoir incité les juifs à faire de l’idolâtrie. 

Le talmud ou tradition orale, est un recueil d’écrits (il existe 2 Talmud, celui de Jérusalem et celui de Babylone), ce sont des ensembles de réflexions ou discussions de rabbins pour détailler, expliquer et interpréter la loi écrite ou Torah.

4 –Rabbi Hanina ben Dossa

rabbi haninaRabbi Hanina, un Hassid du 1er siècle, possédait le pouvoir de commander aux esprits… Il guérissait les malades, accomplissait des miracles et vivait dans la pauvreté

Voici ce qui est raconté sur Rabbi Dosa qui vécut au premier siècle de notre ère :

« Une fois Rabbi Hanina ben Dosa s’immergea dans l’eau d’une grotte. Les Kuthim (Samaritains) vinrent et placèrent un rocher à l’entrée de la grotte. Les esprits vinrent et l’enlevèrent. Par la suite, un esprit maléfique hanta la pauvre femme d’un voisin de Rabbi Hanina. Ses étudiants lui dirent : Rabbi, vois combien cette pauvre femme souffre de l’esprit malin. Rabbi Hanina s’adressa à l’esprit : pourquoi causes-tu du tort à la fille d’Abraham ? L’esprit répondit : n’es-tu pas celui qui descendit dans une grotte, etc. jusqu’à ce que je vienne avec mes frères et la maison de mon père pour ôter le rocher. Voilà comment tu me rétribues pour mes faveurs ? Il lui répondit : je décrète que… »

En dépit du caractère abrégé de cette histoire, il est probable qu’elle s’est terminée par un ordre donné par Rabbi Hanina à l’esprit de quitter la pauvre femme, même si cet esprit l’avait aidé précédemment.

Il doit être noté que cette histoire n’est pas connue du Talmud, mais d’écrits Askénazes du XII° siècle. On peut noter que ce texte a subi la censure talmudique par son caractère abrégé justement du fait de son essence magique. Le Talmud de Jérusalem et de nombreuses sources midrashiques n’ont pas été conservés intacts comme c’est le cas pour ce texte.

Tardivement, il a été souligné que les mots de Rabbi Hanina à l’esprit « Pourquoi causes-tu des torts à la fille d’Abraham ? » sont d’un contenu similaire aux mots que Jésus utilisa pour soigner une femme le jour de Shabbat (Luc 13, 16) où les deux incidents se réfèrent à la « fille d’Abraham ».

Ce parallélisme renforce la conjecture que ce texte, connu d’une source plus ancienne, est authentique.

Rabbi Hanina était connu pour soigner les malades par des prières. Il a vécu pendant une semaine en méditation sans nourriture, des anges lui apparurent sous formes humaines, il nia qu’il était un prophète et en conséquence de sa prière la pluie s’arrêta puis par une seconde prière elle recommença. On lui prête également d’autres miracles, un serpent qui le mordit en mourut, etc.

La Gemara dans Pesarim 112 cite une histoire assez similaire :

« Nous avons appris : on ne doit pas sortir seul la nuit de la quatrième ou de la septième année, car l’esprit d’Agrath, fille de Mahlath, elle et 180 000 anges de la destruction sortent et chacun à la permission de détruire. Originellement ils étaient présents à tout moment. Une fois elle rencontra Rabbi Hanina. Elle dit : s’ils ne t’avaient annoncé dans les Cieux « Faites attention à Rabbi Hanina et à ses enseignements » je t’aurais agressé ! Il dit : si tu as un statut dans les Cieux, je décrète que tu ne passeras pas parmi les zones peuplées à jamais ! Elle dit : avec ta permission, laisse-moi une ouverture. Il lui accorda les nuits de la quatrième et de la septième année ».

5 – Le judaisme rabbinique

Le judaïsme rabbinique enseigne que Dieu est le Créateur du temps, de l’espace, de l’énergie et de la matière, qu’il est au-dessus de l’homme, qu’il ne peut pas naître ni mourir, ou littéralement, avoir un fils. Le judaïsme prône qu’il est hérétique pour tout homme de revendiquer d’être Dieu, de faire partie de Dieu, ou d’être le fils littéral de Dieu.

Le Talmud de Jérusalem (Taanit 2,1) stipule explicitement que si un homme prétend être Dieu, il est un menteur.

Pourtant, les Écritures elles-mêmes disent le contraire.

Dans le neuvième chapitre du prophète Ésaïe, nous lisons le verset suivant: «Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera sur son épaule; on l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la Paix.»

En Isaïe 7, 14, il est mentionné: « Et voilà qu’une vierge aura un fils et il s’appelera Emmanuel. »

Et en Isaïe 35, 4-6, il est spécifié : « Alors le Seigneur lui-même viendra et vous sauvera. Alors les yeux des aveugles s’ouvriront, les oreilles des sourds entendront, le boiteux marchera et la langue des muets sera déliée ».

Ici, on nous présente un être, une personne, qui est à la fois Dieu et homme. “Un enfant est né” indique qu’il est humain, et pourtant on lui donne des noms qui ne peuvent être attribués qu’à Dieu. Magnifique (Pelé en hébreu) est un mot que l’on utilise très souvent pour décrire beaucoup de choses, mais en hébreu, Pelé est utilisé uniquement pour décrire Dieu. Ce mot est réservé exclusivement pour ce qui est divin. De même, El Gibbor (Dieu puissant) est un mot qui ne peut pas être utilisé pour un simple homme. Et enfin, comment le fils (humain) qui est né peut-il aussi être le Père de l’éternité (en hébreu Avi-Ad)? Celui qui est la source de la vie éternelle est aussi le fils qui est né.

Né d’une vierge, et « D.ieu lui-même »…???

La position du judaïsme sur le Messie diffère substantiellement de l’idée chrétienne du Messie.

D’après le judaïsme, le principe du Messie est d’amener l’âge messianique, un évènement unique. Chaque génération peut posséder un messie potentiel, mais un messie présumé qui meurt avant d’avoir accompli sa tâche (c’est-à-dire, d’entraîner tout Israël à marcher dans la voie de la Torah, de supprimer toutes les entorses à la loi, de combattre les guerres de Dieu, de reconstruire le Temple sur son site, de rassembler tous les exilés d’Israël) ne peut pas être le vrai Messie.

Maïmonide déclare: « Comme il n’a pas réussi dans tout cela et a été tué, alors, il n’est définitivement pas le Messie promis dans la Torah… et Dieu ne l’a choisi que pour tester les foules ».

Maïmonide parlait donc de Yeshua HaMashia’h !…

6 -Que dit le Coran ?

coranLes anges déclarèrent a Marie qu’elle était élue par Allah : « Rappelle- toi quand les Anges dirent: « Ô Marie, certes Allah t’a élue et purifiée; et Il t’a élue au-dessus des femmes des mondes. « Ô Marie, obéis à Ton Seigneur, prosterne- toi, et incline- toi avec ceux qui s’inclinent ».» (Sourate 3 : 42-43).

Ensuite, les anges transmirent à Marie la bonne nouvelle selon laquelle Allah allait lui donner un enfant qu’Il créerait par le mot : « sois et Il est ». Cet enfant aurait pour nom Jésus fils de Marie et serait bien considéré ici-bas et comme dans l’au-delà et serait aussi un messager envoyé aux fils d’Israël. Il enseignerait le livre et la sagesse, la Thora et les Évangiles et aurait des qualités et produirait des miracles que nul autre ne posséderait.

C’est dans ce sens que le Très Haut dit : « (Rappelle- toi) quand les Anges dirent: « Ô Marie, voilà qu’Allah t’annonce une parole de Sa part: son nom sera « Al-Masîh », « `Îsâ », fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l’au-delà, et l’un des rapprochés d’Allah ». Il parlera aux gens, dans le berceau et en son âge mûr et il sera du nombre des gens de bien ».- Elle dit: « Seigneur! Comment aurais- je un enfant, alors qu’aucun homme ne m’a touchée? » – « C’est ainsi! » dit- Il. Allah crée ce qu’Il veut. Quand Il décide d’une chose, Il lui dit seulement: « Sois »; et elle est aussitôt.» (Sourate 3 : 45-47).

Les Juifs auxquels Jésus était envoyé lui déclarèrent de l’hostilité, tentèrent de lui aliéner les gens, de le démentir et d’accuser sa mère d’adultère. Quand les Juifs constatèrent que les faibles et les pauvres croyaient en Jésus et commençaient à se rassembler autour de lui, ils montèrent un piège afin de le tuer. Pour ce faire, ils tentèrent d’inciter le gouverneur byzantin à s’attaquer à lui ; ils lui firent croire que l’appel de Jésus allait mettre fin à son règne. C’est pourquoi le Gouverneur donna l’ordre d’arrêter Jésus. Mais Allah donna à celui qui avait dénoncé Jésus la forme de ce dernier et les soldats le prirent et le crucifièrent en croyant qu’il était Jésus. C’est de cette manière qu’Allah le sauva de l’exécution.

C’est à ce propos qu’Allah dit: «ils ne l’ont ni tué ni crucifié; mais ce n’était qu’un faux semblant! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l’incertitude: ils n’en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l’ont certainement pas tué, et à cause de leur parole: « Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager d’Allah »… Or, ils ne l’ont ni tué ni crucifié; mais ce n’était qu’un faux semblant! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l’incertitude: ils n’en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l’ont certainement pas tué, » (Sourate 4 : 157-158).

(Et voici un jésus né d’une vierge qui ne fut jamais crucifié !!!!)

Point de crucifiction, point de résurrection…! Pour le Coran Jésus n’est pas fils de D.ieu mais il est un prophète.

Jésus dit: « les prophètes qui viendront après moi sont des faux-prophètes ». Alors Mahomet serait-il un faux-prophète ?

Autant de questions auxquelles il est impossible de répondre …. sauf par la Foi ….

Ainsi qu’on soit Juif,  chrétien ou musulman, nous sommes dans la logique de la FOI « naassé ve nishma » ( fais et tu entendras )….?!

7 – Les archétypes de l’inconscient collectif et l’espérance de l’homme pour un monde nouveau

« Il semble qu’il existe, outre l’inconscient purement personnel supposé par Freud, un niveau inconscient plus profond. Ce dernier se manifeste par des images archaïques et universelles qui se manifestent dans les rêves, les croyances religieuses, les mythes et les contes. En tant qu’expérience psychique spontanée, les archétypes apparaissent parfois sous leurs formes les plus primitives et les plus naïves (dans les rêves), parfois aussi sous une forme beaucoup plus complexe due à une élaboration consciente (dans les mythes). Les images archétypiques des dogmes religieux en particulier sont entièrement élaborées en structures formelles qui, tout en exprimant de façon détournée l’inconscient, évitent une confrontation directe avec lui. » Jung, LES RACINES DE LA CONSCIENCE

Quelle que soit la Vérité, l’Archétype porte en lui un modèle né de l’expérience. Il est certain que l’époque de l’occupation romaine a produit une réaction en chaîne messianique qui ne pouvait que déboucher sur une métamorphose totale de la psyché de l’humanité. A cette époque commençait une nouvelle ère : l’ère des poissons, et le monde païen ne pouvait plus se préoccuper uniquement de satisfactions égoïstes, de tueries et de barbarie. Au contact du judaisme de l’époque, le monde romain a subi la contagion de l’objection de conscience et un homme nouveau, parfait, est apparut au sein de l’imaginaire collectif. Cette image de l’homme « sans fautes », née d’une vierge, était un très ancien concept, personnifié par le dieu Mithra et bien d’autres.

Il fallait un nouvel espoir au monde barbare, l’archétype de l’homme nouveau, mort et ressuscité y a répondu. Et c’était certainement la volonté du plan Divin. L’archétype entre en scène au moment ou la conscience collective en a réellement besoin, au moment où le bouchon de la cocotte-minute est à deux doigts de sauter. Bien sûr, comme toutes les révolutions, cela finit toujours par une dictature qui s’appuie sur un amalgame de mensonges et de désinformation.

Nous vivons à cette magnifique époque du verseau une version modernisée du contexte spirituel de l’époque, et si le mythe du retour de jésus est si présent, c’est qu’il rejoint celui de la venue du messie ou du mahdi…. L’histoire se répète tellement, qu’aujourd’hui le bouchon de la cocotte minute menace de nous anéantir !

Alors je n’ai qu’une question : Que Jésus, Moïse, Abraham, etc…, aient oui ou non existé, qu’est-ce que ça change ?

Je vous conseille un livre d’André Wautier, très intéressant sur le sujet mis en ligne sur Elishean : Comment naquit le Christianisme.
Un monument intense d’érudition, et bien sûr, source de multiples polémiques.

Dossier réalisé à partir de plusieurs sources.

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de citer le site: http://www.terrepromise.fr

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