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Affaire Yehuda Glick contre la police israélienne :

yehouda-glick5La magistrate Malka Aviv a pris une décision historique lundi. Le juge a statué que la police « doit s’assurer que les Juifs soient capables de prier sur le Mont du Temple en toute sécurité ».

Cette journée restera dans les mémoires pour les générations futures car la lutte pour que les Juifs puissent prier sur le Mont du Temple n’est pas récente… Détails…

Aviad Visoly, l’avocat de Glick, a déclaré mardi que le verdict « a rendu casher la prière sur le Mont du Temple. En substance, le tribunal a suivi les décisions de la Cour suprême concernant le droit des Juifs à prier sur le Mont du Temple.

C’est une décision historique car à partir d’aujourd’hui, chaque Juif est autorisé à prier sur le Mont du Temple. La prière elle-même n’est plus une infraction. Jusqu’a hier, tout juif qui priait sur le Mont était immédiatement arrêté par la police israélienne « .

La Juge Malka Aviv a déclaré :  » L’interdiction de visiter le Mont du Temple émise par la police contre Glick a été délivré sans examen approprié et était arbitraire. Il n’y a rien qui justifiait en aucune façon la punition qu’il a reçu, c’est a dire l’interdiction elle-même et la période de l’interdiction prolongée « .

Glick a reçu 500.000 NIS de dommages et intérêts et 150.000 NIS en remboursements des frais juridiques. Source http://koide9enisrael.blogspot.co.il

Qui est Yéhouda Glick ?

A la question posée par un journaliste: « Pensez-vous que la situation actuelle résulte du fait que Moshé Dayan refusa en 1967 de prendre la possession de ce lieu ?
Yehouda Glick répond: « Aujourd’hui tout le monde sait que l’attitude de M. Dayan fut une erreur. Pour autant c’est la solution de facilité que de le désigner comme seul responsable. Déjà en son temps, Israël ne considérait pas le Mont du Temple comme un site juif. M.Dayan fut l’illustration concrète et tragique de ce sentiment. Il nous appartient aujourd’hui de changer cette erreur historique et identitaire. Et nous sommes sur le bon chemin ! »

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Alors que Yéhouda Glick était toujours dans un état grave, une semaine après l’attentat dont il a été victime, le voile se lève peu à peu sur cet homme injustement qualifié par les médias « d’extrémiste de droite fanatique » et dont le seul « crime » est d’avoir lutté pour la souveraineté d’Israël sur le Mont du Temple.

Le 29 octobre, alors qu’il venait de terminer une conférence sur le combat qu’il mène depuis plus de six ans, à savoir la liberté de culte sur le mont du Temple, Yéhouda Glick a été pris pour cible par un terroriste du djihad islamique qui a tiré sur lui trois balles quasiment à bout portant.

Qui est Glick ?

Un « extrémiste de droite fanatique » ou un homme désireux de faire respecter le droit pour un Juif de prier où bon lui semble ? Pourquoi la police a-t-elle classé les nombreuses plaintes qu’il a déposées pour menaces de mort à son encontre ? En quoi l’Autorité palestinienne est-elle impliquée dans cette tentative d’assassinat ?

Quelques éléments de réponse dans ce dossier :

Si la police avait pris au sérieux les menaces de mort prononcées à l’encontre de Yéhouda Glick, il n’aurait pas été entre la vie et la mort. C’est en tout cas ce qu’affirment ses proches. Le 31 août, Glick écrivait une lettre au commandant des forces de police à Jérusalem, dans laquelle il affirmait que ses jours, et ceux de tous ceux qui luttent pour le droit de prier sur le mont du Temple, étaient en danger. Dans sa lettre, Glick décrivait comment des musulmans radicaux avaient ouvert des pages Facebook, ornées de sa photo, entourée d’une cible rouge, appelant clairement à son élimination.

Difficile de rater Yéhouda Glick : Sa barbe rousse est reconnaissable entre toutes…

La police, qui est capable de découvrir en quelques minutes l’adresse IP et l’identité de tout provocateur sur le net, n’a pas utilisé cette technologie dans ce cas.

Un bras de fer vieux de six ans

Voici maintenant près d’une décennie que Yéhouda Glick est devenu le symbole de la montée sur le mont du Temple. Cet ancien porte-parole du ministère de l’Intégration, qui a démissionné suite à l’adoption du plan de retrait unilatéral de la bande de Gaza, en 2005, a ensuite dirigé l’Institut du Temple.

C’est en 2008 que commence son bras de fer avec la police lorsque le 15 octobre, il est arrêté alors qu’il tente de faire pénétrer sur le Har Habayit un livre sur lequel il a recopié quelques versets du Tana’h. Le juge Maurice Ben Attar rejette la demande des autorités de l’éloigner du Mont. Quelques mois plus tard, en janvier 2009, la police essaie à nouveau de se débarrasser de la présence de Glick sur le Har Habayit. Néanmoins, un recours à la Cour suprême conduit la police et Glick à un arrangement : Il lui sera permis de rentrer sur le Har selon certaines directives. Mais Glick ne se soumet pas au diktat et quelques mois plus tard, il se filme en train de prier pour la libération de Guilad Shalit et Jonathan Pollard.

Il est donc à nouveau éloigné du lieu saint, mais dépose un nouveau recours à la Cour suprême, qui ordonne à la police d’être plus précise dans ses directives et de lui permettre de monter sur le Har Habayit. La police se faisant attendre, Glick dépose une nouvelle requête qui se solde par un arrêté du juge Élyakim Rubinstein qui déclare en substance qu’il refuse de se prêter au jeu du chat et de la souris entre les deux parties.

En décembre 2009, Glick filme le point de passage vers le Har Habayit sur le pont des Maghrébins, où les Juifs et les touristes sont séparés en deux groupes, les Juifs étant soumis à une recherche minutieuse dans leurs affaires personnelles, pour s’assurer qu’ils ne portent pas sur eux le moindre objet lié de près ou de loin à la prière. La police place Glick en état d’arrestation, mais les juges ordonnent sa libération et enjoignent la police de le laisser filmer ce que bon lui semble. Le scénario se répète une seconde fois, quelques semaines plus tard.

Les tentatives de Glick de légitimer le culte juif sur le Mont du temple se poursuivent jusqu’en février 2011, date à laquelle la police ordonne son éloignement du Har Habayit pour deux années, après qu’il a été filmé en train de réciter une prière sur le mont. Glick est arrêté à nouveau en octobre 2013, mars et septembre 2014. Par deux fois, il lance une grève de la faim pour lui permettre de retourner sur le Har Habayit : La première dure douze jours, la seconde, l’été dernier, en dure 53. – Extrait d’un article de Laly Derai paru sur Hamodia

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