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Par Shany Zohara

Une des tactiques du yetser hara est de nous faire croire que nous avons la capacité de comprendre des choses profondes. Il faudrait de demander alors comment est-il possible de faire toujours les mêmes fautes qui sont bien basses ?

Aharon-haCohenSi nous avions un savoir large il nous serait impossible de fauter. Il faut savoir aussi qu’il n’est pas suffisant d’étudier ni même de réviser cette étude si nous ne faisons pas un travail d’introspection.

Nous pourrons essayer de nous justifier et nous convaincre nous même que nous faisons de réels efforts. En se basant sur le passouk de la parasha beha’alotekha « quand tu élèveras les bougies » : face à la menora, il faut aussi viser dans la bonne direction !

Sinon nous vivons dans les ténèbres.

Quand nous parlons de miracle de H’anouka, nous sommes stupéfiés de la petite dose d’huile qui a suffi pour éclairer non pas un jour mais 8 jours!

Plusieurs réflexions peuvent être faites par rapport à ce sujet.

En se basant sur l’épisode entre Rabbi H’ananiah Ben Dossa et sa fille : « cette dernière était attristée de ne pas avoir d’huile d’olives pour allumer les bougies de Shabbat mais plutôt du vinaigre. »

Rabbi H’ananiah dit alors « Celui qui a ordonné à l’huile de brûler fera de même avec le vinaigre et en est capable avec n’importe quelle autre chose. »

Nous apprenons de là que le fait même que l’huile puisse brûler est un miracle en soi peu importe sa quantité.

Et plus que ça, le Beit Hamikdash est lui-même source de lumière où réside la Présence Divine. Comment pouvons nous croire rapporter quelque chose en venant allumer avec de l’huile, qui est une invention humaine, extérieure…

Nous avons parlé des Loukhot HaBrit (littéralement : lumières de l’Alliance), Hashem a ordonné à Moshé Rabénou « sculpte toi des tables כראשונים comme les premières ».

Nous avons appris que les premières et deuxièmes Loukhot avaient une qualité commune: le feu.

Les premières étaient comparables à une flamme, feu dévoilé. Les deuxièmes étaient comme la braise, le feu n’était pas apparent puisqu’il était enfoui, mais tout de même existant.

Notre travail n’est pas de créer quelque chose à partir du néant. Le feu existe déjà en nous, il nous faut faire de grands efforts en « brassant de l’air » ravivant la flamme et l’élevant comme nous l’apprenons de Aharon HaCohen.

Note: le travail est grand, notre Rav nous le dit souvent mais en ajoutant que nous avons tous les moyens, c’est en nous.

Prenons notre responsabilité au sérieux, nous avons le merveilleux mérite d’avoir été choisis par Le Maître du monde. Remettons nous entre Ses mains et profitons de ce qu’Il nous a donné.

Shany Zohara
http://femininisrael.com

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