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Les 6 jours de la création et le jour du Chabat.

Dans les sources hébraïques, le premier mot du livre de la Torah, le mot « Béréchit », est la source de commentaires très diverses et profonds.

bereshitDans leurs enseignements, les Sages d’Israël instruisent le processus selon lequel la Création, soit le monde dans sa totalité, est créé ex-nihilo à chaque instant sous l’effet de Sa parole ininterrompu et immuable prononcée par le Créateur, ce sont les Hassarah Maamarot, ou « Dix Paroles » ou les 10 Expressions originelles : « Bé-hassara maamarot nivra ha-holam « . Pirké-Avot, chap. 5-1 et Traité Roch ha-Chanah 32-a, Torah Témimah sur Genèse 1.

Cependant ces mêmes Sages posent la question :

 » Quelles sont les dix Expressions par lesquelles le monde a été créé ? Ce sont les 9 occurences de « Vayomer Elokim » (= »D.ieu dit »), disent-ils. Quant à l’expression « Béréchit bara… », soit « Au commencement, D.ieu a créé les cieux et la terre. », elle est considérée également comme une parole, comme il est écrit Psaumes 33-6 : Par la parole de D.ieu, les cieux se sont formés. »

Ces 10 Expressions, soit, le premier verset dans sa totalité ainsi que les neuf expressions « Vayomer Elokym… » des premiers versets du livre de la Genèse sont qualifiées de véritables injonctions. Ce sont les « Dix Paroles », émanent de la « Parole de D.ieu », par le biais desquelles sont créés les cieux et la terre d’ex-nihilo :  » Il a parlé et cela a existé, Il a ordonné et cela s’est dréssé « . Ibid 33-9

Ces 10 Expressions dites dans la Langue Sainte sont contenues dans le cadre des versets relatifs à l’ordre de la création des éléments du monde par D.ieu, lors des six jours de la création.

Dès cet instant, l’humanité créé à l’image de Son créateur, possédant la parole et les forces de l’intellect, reçut la première bénédiction de la Torah :  » D.ieu les bénit et D.ieu leur dit, fructifiez et multipliez-vous, remplissez la terre et dominez-la « . Genèse 1-28

L’auteur de ces « Dix Paroles » est appelé « Mélekh Malkhé ha-mélakhim Ha-Kadoch Baroukh Hou », soit, le « Roi, roi de tous les rois, le Saint béni soit-Il ». Le mot hébraïque « Kadoch » traduit généralement par « Saint », signifie littérallement « séparé ». Appliqué à D.ieu, il indique sa sublime transcendance sur tous les mondes.

« Yom Héhad » – Jour Un :

Le « Jour Un », soit le 1er jour de la Création du monde, est fixé au 25 elloul de l’année de « Tohou », voir calendrier hébraïque, art. le 1er tichri de l’An II ce jour furent créés la lumière et les ténèbres, les cieux et la terre, le soleil et la lune, ainsi que tous les astres et les étoiles :  » Vayomer Elokym…yéhi or.. » –  » D.ieu dit ; que la lumière soit, et la lumière fut. D.ieu vit que la lumière était bonne, et Il sépara entre la lumière et l’obscurité. D.ieu appela la lumière jour, et l’obscurité, Il l’appela nuit. Il fut soir, il fut matin, un jour « . Genèse 1-3;5 – voir Rachi

Les Sages apprennent des mots du prophète Isaïe, que la nature de l’obscurité, appelée Hocher, n’est pas seulement la conséquence d’une absence de la lumière, appelée Or, mais une création en soi :  » Il forme la lumière et créé l’obscurité « . Isaïe 45-7

C’est ce qu’évoque la notion de « séparation » entre la lumière et l’obscurité. De façon à ce qu’elles ne se confondent pas et qu’elles fonctionnent ensemble, elles furent séparés en des temps différents ; les limites du jour pour la lumière, et les limites de la nuit pour l’obscurité.

Par ailleurs, à propos de l’expression « Jour Un » utilisée par la Torah, Rachi, souligne :  » La symétrie du texte aurait éxigé que soit écris « jour premier », comme pour les jours suivants, deuxième, troisième etc. Pourquoi a t’on écrit « un », car D.ieu était « un » et unique dans Son univers.

Les anges n’ont été créés que le second jour « .

Le 2 ème jour, le 26 elloul fut créé le firmament, et les eaux furent séparées :  » Vayomer Elokym…yéhi rakyia.. » –  » D.ieu dit ; que soit un firmament au milieu des eaux, et qu’il sépare entre les eaux et les eaux. D.ieu fit le firmament et sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament des eaux qui sont en dessus du firmament et ce fut ainsi. D.ieu nomma le firmament cieux. Il fut soir, il fut matin, second jour « . Genèse 1-6;8

Rachi rapporte sur le verset 8 l’expression « chamayim » ou « cieux », et souligne que celui-ci est composé de deux mots : « èch » ou le « feu » et « mayim » ou « eau », et écrit : « sa mayim » ou « porter l’eau », « cham mayim » ou « là il y a de l’eau », et « èch ou mayim » ou « feu et eau ». Car, Il les a mélangés l’un avec l’autre pour former les cieux.

Le 3 ème jour, le 27 elloul la terre ferme fut séparée des océans et les arbres et la végétation apparurent :  » Vayomer Elokym…yikavou amayim.. » –  » D.ieu dit ; que les eaux se rassemblent sous le ciel en un même endroit, et que le sol apparaisse. Et ce fut ainsi… »

Vayomer Elokym…tadché haarets.. » –  » D.ieu dit ; que la terre produise des végétaux, des herbes produisant une semence, des arbres fruitiers selon leur espèce, dont la semence est en eux sur la terre. Et ce fut ainsi….Ce fut soir, ce fut matin, troisième jour « . Ibid 1-9;13

Rachi, sur le verset 9, souligne que les eaux étaient étalées à la surface de toute la terre. D.ieu les a rassemblées dans l’Océan, qui est la plus grande de toutes les mers.

Le 4 ème jour, le 28 elloul les deux grands luminaires, soit le soleil et la lune, furent placés dans le cosmos afin d’éclairer la terre, fixer le calendrier et établir les jours de fêtes :  » Vayomer Elokym…yéhi méorot… » –  » D.ieu dit ; qu’il y ait des luminaires dans l’espace des cieux pour distinguer le jour de la nuit, ils serviront de signes pour les fêtes et pour les jours et les années..Ce fut soir, ce fut matin, quatrième jour « . Ibid 1-14;19

Lors de la création des grands luminaires, Rachi écrit :  » Ils avaient été créés dès le premier jour, mais n’ont reçu l’ordre de se fixer dans le firmament que le quatrième jour. Il en a été de même pour tous les éléments du ciel et de la terre. Ils ont tous été créés le premier jour, mais n’ont été assignés à leurs places respectives qu’à un jour bien déterminé. C’est pourquoi il est écrit « ète ha-Chamaïm », la préposition « ète » incluant tout ce qui se rattache au ciel. De même, l’expression « ète ha-Arets » désigne tout ce qui se rattache à la terre « .

Le 5 ème jour, le 29 elloul furent créés les animaux marins, les volatiles, le Léviatan et sa femelle :  » Vayomer Elokym…yichrétsou amayim.. » –  » D.ieu dit ; que les eaux fourmilles d’une multitude d’êtres vivants rampants, et que des oiseaux volent au dessus de la terre, à travers l’espace des cieux…Ce fut soir, ce fut matin, cinquième jour « . Ibid 1-20;23

Le 6 ème jour, soit le 1er tichri de l’an II, furent créés les animaux sauvages, le bétail, les rampants et l’être humain, mâle et femelle, soit Adam et Hava (ou Eve) :  » Vayomer Elokym…totsé haarets néfech.. » –  » D.ieu dit ; que la terre produise des êtres vivants selon leurs espèces; bétail, reptiles, bêtes sauvages de chaque sorte; Et ce fut ainsi… »

Vayomer Elokym…nahassé adam.. » –  » D.ieu dit ; faisons l’homme à notre image, à notre ressemblance et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, et sur toute la terre, et sur tous les rampants qui rampent sur la terre. D.ieu créa l’homme à son image, c’est à l’image de D.ieu qu’Il les créa. Mâle et femelle Il les a créés…D.ieu examina tout ce qu’Il avait fait et voici que c’était très bien. Ce fut soir ce fut matin, le siximème jour « . Ibid 1-24;31  »

Vayomer Elokym…ahassé lo hézer.. » –  » D.ieu dit ; il n’est pas bon que l’homme soit isolé, Je lui ferai une aide face à lui « . Ibid 2-18

Ce jour est célébré par la fête de Roch ha-Chanah qui inaugure le premier jour de l’An II, soit la deuxième année.

La première année, appelée année de « Tohou », ou année fictive, étant allusionnée par les jours du 25 au 29 elloul. Tossefot sur Talmud de Babylone traité Roch ha-Chanah 8-a

Raby Moché ben Nahman donne une interprétation originale du concept des 6 jours de la Création :  » Les six jours du commencement symbolisent la durée de vie totale du monde entier, le septième jour – appelé Chabat – faisant allusion au temps du monde futur « . Ramban, Genèse 2-3.

Ainsi, chacun des six jours de la Création préfigure un millénaire, comme le précise le « Midrach Tana Dévé Eliyhaou ». Les Sages du Talmud apportent une autre dimension aux notions de jour et millénaire :  » Ce monde a été créé pour durer six mille ans : deux mille ans de chaos, deux mille ans de Torah et deux mille ans de Temps Messianiques « . Traité Havodah Zarah 9-a.

La semaine hébraïque, un cycle de six jours et de Chabat.

Dans la Torah il est écrit que le 7ème jour, D.ieu se reposa du travail qu’Il venait de réaliser ; ce jour aux lois singulières dans le code des lois juives et à la dimension plus élevée que les six jours de la semaine, est appelé le Chabat. Il représente le jour de repos de toute la Création :

 » Ainsi furent terminés les cieux et la terre et toutes leurs armées. D.ieu mit fin, le septième jour, à l’œuvre faite par Lui, et Il se reposa le septième jour de toute l’œuvre qu’Il avait faite. D.ieu bénit le septième jour et le proclama saint, parce que en ce jour Il se reposa de toute son oeuvre que D.ieu a créée pour l’achever « . Genèse 2-1;3

L’actuel cycle immuable des sept jours qui composent une semaine tire son origine de la Torah écrite :  » D.ieu acheva son oeuvre le septième jour, puis se reposa le septième jour de toute l’œuvre qu’Il avait créée « . Ibid 2-2.

La semaine du calendrier hébraïque se dit Chavouah, en allusion au chiffre 7 qui se dit « Chivha ».

Elle est composée invariablement de sept jours de 24 heures, dont chaque jour est appelé « Yom » en hébreu, il commence et comprend d’abord le temps de la nuit, « Layla » et celui du jour levant, qui se dit « Yom » également, comme il est dit :  » ..et ce fut soir, et ce fut matin, un jour « . Ibid 1-5

Dans la Michnah, le langage de Chabat est également employé pour désigner une semaine, cependant la notion qu’une semaine est faites de 7 jours dans la Torah écrite n’existe pas explicitement. Afin de désigner un jour de la semaine, la Torah emploie l’expression « aujourd’hui jour troisième de Chabat « , pour nommer le mardi de la semaine civil par exemple.

Le premier jour de la semaine hébraïque correspond au dimanche de la semaine universelle  » aujourd’hui jour premier de Chabat « . Il débute la veille, c’est-à-dire, depuis le moment de la sortie des étoiles du samedi soir qui le précéde.

De même, la semaine se clôture le samedi soir suivant, à la sortie des étoiles. Ainsi, la semaine hébraïque finit son cycle à chaque entrée du jour du Chabat et débute son cycle à chaque sortie du jour du Chabat. Le jour du Chabat, septième jour et jour de repos, rythme donc le cycle de la semaine hébraïque, comme celle de l’organisation de la vie sociale et professionnelle des individus en règle générale.

De nos jours, selon le calendrier civil, le premier jour de la semaine commence le lundi, ou plus exactement dans la nuit de dimanche à lundi, à minuit. C’est à cet instant que débute le cycle des 24 heures d’une journée. Le cycle hebdomadaire, qui débute le lundi et se termine le dimanche à minuit, s’est imposé au fil du temps en Europe et a été étendu à toute l’humanité par le biais des royaumes chrétiens, notamment, suite à la dislocation de l’Empire romain en royaumes et fiefs indépendants. L’usage du cycle des 7 jours a débuté sous l’Empire romain.

Menorah_0307Dans le Temple, la Ménorah était allumée chaque jour de la semaine, matin et après-midi

Les 4 éléments et règnes à l’origines de toute création.

Le Judaïsme soutient que l’origine du monde est créé ex-nihilo sous l’effet des 10 Expressions originelles, et donc, que chaque lettre hébraïque, chaque mot et verset de la Torah, sont en fait l’essence et la substance à la source de la formation des mondes spirituelles et matérielles. Que les lettres même sont la matrice d’ou émane l’existence même de toutes les entités et formes de vie.

Ces notions profondes sont égalements allusionnées dans les écrits de raby Moché ben Nahman qui précise à propos du sens caché contenu dans les deux mots hébraïques, Chamaïm et Arets, ou « les Cieux et la Terre », du premier verset de la Torah :

 » Les Cieux et la Terre représentent les fondements de base de toute matière existant dans ce monde, et à partir desquels tout a été créé. Ils représentent l’origine même de toute création « .

C’est donc au moment du 2ème jour de la Création du monde, lors de l’expression :  » Que soit un firmament au milieu des eaux… », que les sphères célestes de nature spirituelle, les « Mondes Spirituelles » ou Holam ha-Rouhanyim, se séparèrent des sphères inférieures de nature matérielle, les « Mondes Matériels » ou Holam ha-Gachmyim.

C’est à ce même propos que raby Don Itshak Abrabanel écrit que « les Cieux » sont dans ce contexte à l’origine de la multitude des mondes spirituels, appelés Tsivot ha-Chamaïm, ou les « Armées célestes ».

Ce terme englobe aussi les notions faisant références aux Malakhim ou Malakh au singulier, des créatures de nature spirituelle au service de D.ieu, appelées les « Anges », les « Entités célestes » ou les « Intelligences Supérieures ».

De même que le mot « Terre » est à l’origine des mondes physiques appelés Tsivot ha-Arets ou les « Armées Terrestres », l’univers physique, toutes créées par la « Parole divine » et le « Soufle de la Bouche de D.ieu ».

Ce sujet est abondamment traité dans les sources toraniques qui enseignent que tous les mondes de nature physique et spirituel, soit tous les éléments et corps existants, visible ou invisible, sont constitués des quatre fondements suivants, ou les quatre éléments de base de toute la Création, ce sont :

  • 1/ le Feu : Eche.
  • 2/ le Vent : Rouah.
  • 3/ l’Eau : Mayim.
  • 4/ la Poussière : Haphar.

Dans le monde physique, ces quatre éléments constituent les quatre états fondamentaux de la matière :

  • l’état énergétique (= le feu),
  • l’état gazeux (= le vent),
  • l’état liquide (= l’eau)
  • l’état solide (= la poussière).

Dans les mondes spirituels, ces quatre éléments représentent quatre caractères fondamentaux, responsables de l’existence des quatre états physiques de la matière :

  • le caractère léger et chaud (= le feu),
  • le caractère lourd et chaud (= le vent),
  • le caractère léger et froid (= l’eau)
  • le caractère lourd et froid (= la poussière).

Michné-Torah, Lois des Fondements de la Torah, chap. 3, loi 10 et chap. 4, loi 2

De même, à la lecture des sources qui traitent des cycles, des créatures, comme de la transformation de la matière, raby Moché ben Maïmon, en ce réfèrant à la « Beraïta » de Chmouel ha-Katan, explique :

 » Ces quatre éléments sont le feu, le vent, l’eau et la terre. Ils représentent les éléments fondamentaux de toutes les créatures qui existent sous le ciel. Les corps de tout ce qui existe, que ce soit l’homme, les bêtes, les oiseaux, les rampants, les poissons, les plantes, les métaux, les pierres précieuses, les perles, les pierres de construction ou les mottes de terre, représentent une combinaison de ces quatre éléments fondamentaux. En outre, l’ensemble de la Création est divisé en trois catégories suivantes :

1/ Les créatures représentant une combinaison de matière et de forme. Elles sont créées et se décomposent en permanence. Ce sont, par exemple, les corps des hommes et des animaux, les plantes et les métaux.

2 / Les créatures représentant une combinaison de matière et de forme, mais qui ne mutent pas d’un corps à l’autre, ni d’une forme à l’autre, comme la première catégorie. Leur forme est inséparable de leur matière et elles ne se modifient pas. Il s’agit des astres et de leurs satellites. Leur matière et leur forme sont différentes des autres matières et des autres formes.

3 / Les créatures qui possèdent une forme mais point de matière, comme les anges. Ces derniers n’ont ni corps, ni existence corporelle, et leurs formes sont distinctes les unes des autres « . Ibid chap. 2, loi 3.

Il dévelloppe que les « Entités spirituelles » ont une existence corporelle et une âme, cependant, que leurs corps sont spirituels, formés seulement des éléments du « feu » et de « l’air ».

Ils sont des « Intelligences Supérieures » du fait qu’en dépit de leur existence corporelle et distance, leurs conceptions sont non-spatiales et non-temporelles, tandis que celles de l’homme sont limitées par le temps et l’espace.

Ainsi, les « Entités spirituelles » sont incorporels et n’occupent aucun espace. Ils se distinguent l’un de l’autre seulement par l’étendue et le niveau de leur compréhension, c’est pourquoi ils sont appelés des « Intelligences Supérieures ». Guide des Egarés chap 49.

Il écrit à propos de ces Entités de nature spirituelle :  » Comment est-ce que les formes des anges sont-elles séparées l’une de l’autre, puisqu’elles ne sont pas des corps ? Parce que leurs êtres sont différents ; chacun est en dessous du niveau de l’autre et existe en vertu de l’influence de ce dernier, et tous existent en vertu de l’influence du Saint béni soit-Il et de Sa bonté.

Telle est l’allusion que fit Salomon, dans sa sagesse, quand il dit : c’est que celui qui est élevé est contrôlé par un supérieur.

L’expression susmentionnée « en dessous du niveau de l’autre » n’a aucune connotation spatiale, comme l’on dirait d’un homme qui siège plus haut qu’un autre. Au contraire, son sens est purement spirituel, comme l’on dirait de deux sages, dont l’un dépasse l’autre en sagesse, qu’il est « au-dessus du niveau de l’autre », ou comme l’on dirait d’une cause, qu’elle est supérieure à son effet.

Les différents noms des anges reflètent leurs niveaux.

Ainsi, ils sont appelés : les Hayot ha-kodech, les Ofanim, les Erelim, les Hachmalim, les Sérafim, les Malakhim, les Elokim, les Bné Elokim, les Krouvim et les Ichim.

Ces dix noms qui désignent les anges reflètent leurs dix niveaux spirituels différents. Le plus haut niveau, qui n’a de supérieur que le niveau de D.ieu, béni soit-Il, est celui de la forme appelée Hayot. C’est pourquoi, il est dit dans la vision prophétique que ces anges sont en dessous du Trône de gloire.

Le dixième niveau, est le niveau de la forme appelée Ichim ; ce sont les anges qui parlent avec les prophètes et apparaissent dans leurs visions prophétiques. Aussi sont-ils appelés Ichim, car leur niveau est proche du niveau de l’esprit humain.

Toutes ces formes vivent, perçoivent le Créateur, et Le connaissent de manière très avancée, chaque forme selon son propre niveau, non selon Sa véritable grandeur . Même la forme la plus élevée ne peut pas appréhender la réalité du Créateur telle qu’Il est, son esprit étant trop limité pour percevoir et saisir cela. Néanmoins, sa perception et sa connaissance sont supérieures à celles de la forme inférieure.

Et de même pour chaque forme, jusqu’à la dixième ; cette dernière également connaît le Créateur d’une manière non accessible par les êtres humains faits de matière et de forme. Aucune de ces formes ne connaît le Créateur tel qu’Il Se connaît Lui-même. ». Michné Torah ibid chap. 1, loi 3.

Les 4 règnes terrestre :

En revanche, si le monde et tout ce qu’il contient sont formés à partir des quatre éléments ci-dessus, la vie terrestre de ce monde dit inférieur, soit tout ce qui se trouve sur notre planète, est divisée en quatre règnes suivants, chacun à un niveau plus élévé que l’autre à sa source spirituelle, ce sont :

1/ le Domem ou le « Monde inerte », soit le domaine minéral, les montagnes, les vallées. Ce domaine ne possède aucune âme vitale propre au monde végétale, ni au mouvement propre aux êtres vivants, ni même une force de l’intellect :  » D.Ieu dit que les eaux se rassemblent…et que le sol apparaise  » Genèse 1-9

Dans le « Hets Haïm » Porte des Eaux masculines et des Eaux féminines chap. 3 l’explication de raby Isthak Louria s’ajoutant à celle du fondateur de la Hassidout, le Bahal Chem Tov, met en évidence une idée nouvelle, celle que l’âme animant le minérale est elle même issue des « Dix Paroles » de la création, plus précisément, elle est la partie de cette parole chargée de vivifier ce minéral.

Ainsi, bien que les minéraux semblent inerte et sans vie, raby Chnéour Zalman précise que malgré cette apparance, les minéraux sont également habités par la vitalité divine qui est leur existence véritable. Tanya, Porte de l’Unité et de la Foi, chap. 1

2/ le Tsoméah ou le « Monde végétal », le vêtement végétal de la terre, chacun selon son espèces, les arbres, la flore, les herbes. Ce domaine, placé à un niveau supèrieur, possède une âme vitale ou force de pousse et de reproduction :  » D.ieu dit que la terre produise des végéteaux… » Genèse 1-11 –

3/ le Haï ou le « Monde vivant », soit le domaine animal, tous les êtres vivants. Ce domaine, placée à un niveau supérieur que le monde végétal, possède une âme vitale capable de croissance et de reproduction et l’apptitude du mouvement, mais ne possède pas d’âme de l’intellect :  » D.ieu dit que les eaux fourmilles d’une multitude d’êtres vivants… » Ibid 1-20 –

4/ le Médabère, ou « l’Etre parlant », celui qui est doté de la parole, soit l’être humain. Il englobe toutes les qualités et forces des êtres vivants et possède une âme des forces de l’intellect, de façon à que ce celui-ci puisse s’assagir et désormais dominer sa partie des instincts naturels :  » D.ieu dit faisons l’homme à notre image, c’est à l’image de D.ieu qu’Il le créa… » Ibid 1-26 Rabbénou Bhayé section Vayakel

« Soir et Matin » :

En règle générale, une journée complète de 24 heures commence le soir, au coucher du soleil, et se termine le lendemain soir, comme il est écrit au nom de raby Yohanane :  » Il fut soir (« Erev »), il fut matin (« Boker »), jour un « . Talmud de Jérusalem traité Roch ha-Chanah, chap. 1, loi 1

L’exégète raby David Kimhi donne une analyse du sens figuré des mots « Erev » et « Boker », que l’on traduit communément par « Soir » et « Matin » :

 » Erev est lié à la notion de mélange et de conglomération, dit-il. La phase qui succède au coucher du soleil est donc appelée « Erev ». C’est la phase de l’obscurité, où il devient impossible de distinguer une chose d’une autre. C’est le temps où tout se confond et se mélange.

A l’opposé, « Boker » est lié à l’idée de recherche et de vérification. Le matin est donc appelé « Boker ». C’est la phase de vérification, où tout peut être examiné à la lumière du jour. « Boker » définit le temps de l’identification, tandis que « Erev » représente le moment où plus rien n’est reconnaissable « . Livre des Racines. Even Hézra sur Genèse 11-5

Source : http://www.hebraica.org/

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