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Message de Karen Berg pour Tou Bi’Shevat

Dimanche 24 Janvier 2016

karen-dailyCe soir marque le 15 du mois du Verseau, le jour connu comme Tou Bi’Shevat, l’anniversaire des arbres.

C’est la fenêtre temporelle de 24 heures durant laquelle les arbres reçoivent leur énergie pour l’année entière – s’ils vont grandir et si des fruits vont pousser sur eux.

La chose la plus merveilleuse à propos des arbres est qu’ils germent et poussent bien contre la gravité. Le vert est une couleur qui représente la croissance et la guérison, donc ce n’est pas étonnant que les arbres, bravant le poids de ce monde physique, s’étendent en ce beau feuillage vert.

Les arbres poussent comme nous sommes supposés faire : contre notre nature.

Qu’est-ce que je veux dire par ça ? Eh bien essentiellement que notre nature humaine est ce Désir de recevoir pour soi-même. Alors que nous grandissons contre lui, nous devenons comme le Créateur, qui est tout dans le partage, le bon, et complètement infini.

Alors que nous devenons comme le Créateur, nous dépassons ces négativités qui nous gardent de notre potentiel.

Tou Bi’Shevat correspond au quinze du mois du Lion.

C’est complètement à l’opposé de ce jour sur la roue du zodiaque. Pourquoi est-ce que je vous dis ça ?

Eh bien, comme certains de vous le savent peut-être, le quinze du mois du Lion, connu comme Tou Be’Av, est un des jours les plus positifs et joyeux de toute l’année. C’est le jour des âmes sœurs, des mariages, des célébrations et de la gaieté.

Tou Bi’Shevat est aussi un jour de joie et d’union, parce qu’en ce jour nous pouvons recevoir l’énergie de dépasser ces choses qui nous retiennent en bas, faisant ainsi un avec notre propre divinité.

Tou Bichevat : les ségoulot de chaque fruit d’après les Kabbalistes

tou bi shvatLe rituel de Tou Bichevat n’est pas une obligation halakhique mais une coutume contenant de merveilleuses ségoulot (phénomènes métaphysiques tirés de la Torah) apportant abondance et bénédictions.

Chaque espèce possède une “ségoula” particulière. Il est suffisant de regarder l’espèce et d’avoir l’intention adéquate en la mangeant pour profiter des bontés qu’elle peut nous apporter. Offert par l’équipe Torah-Box :

Sagesse & Parnassa

Le blé (gâteaux, pain) possède une ségoula pour la lucidité, la sagesse et la réussite dans les études. Demander aussi la parnassa (subsistance) dans l’abondance.

Chalom Bayit

La bière et l’orge perlé possèdent une ségoula pour le chalom bayit. Une femme sota (soupçonnée d’adultère, qui se voit être disculpée) devait amener un sacrifice d’orge, se purifier pour son mari, et méritait ainsi d’avoir un garçon.

Mariage

Le vin, le jus de raisin, les raisins secs, les feuilles de vigne farcies possèdent une ségoula pour les zivougim (trouver son conjoint). Ce n’est pas sans raison que lors d’un mariage nous chantons « Les raisins de la vigne s’assemblent aux raisins de la vigne ». Le raisin est aussi la fécondité, « Ta femme sera comme une vigne féconde ».

Bouche pure

La grenade a la même couleur que les lèvres, comme il est dit « Tes lèvres sont comme un fil d’écarlate ». Sa ségoula est dans la protection de la bouche du Lachon hara (médisance) et des mauvaises paroles.

Enfants Tsadikim

Les olives et son huile sont une ségoula pour avoir des enfants tsadikim. De la même manière que les feuilles des olives ne tombent pas, ainsi nous aurons le mérite que nos enfants ne se dirigeront vers aucune mauvaise direction. Mais également “un bon nom” car « Un bon renom est préférable à l’huile parfumée » et une bonne mémoire car l’huile d’olive est une ségoula reconnue pour la mémoire.

Santé

La datte possède une merveilleuse ségoula pour la grandeur et la réussite, comme la datte est le cœur du ciel, ainsi nous demandons « aide-nous à nous élever comme la datte ». La datte est aussi une ségoula pour la guérison et la bonne santé.

Préparation du Séder d’après la Kabbala

tou bi shvat 2La coutume des kabbalistes est de préparer 4 assiettes différentes, chaque assiette contenant entre quatre et dix fruits, ce qui fait en tout entre 12 et 30 fruits (extrait du livre « Peri ets hadar », que le Rav Mordékhaï Eliahou a réédité et traduit pour vous par Torah-Box) :

1ère assiette : mettre des fruits se mangeant dans leur totalité, le fruit et l’écorce

Par exemple : des raisins, des pommes (précision : les petits pépins sont considérés comme étant une partie du fruit), de la confiture de cédrat, des citrons (petits ou en confiture), des poires, des fraises, des caroubes, des coings, des goyaves, des kakis.

Prier à Hachem : “Que ce soit Ta volonté que l’on soit beau de l’extérieur et beau de l’intérieur.

2ème assiette : mettre des fruits dont l’écorce se mange et l’intérieur se jette

Par exemple : des olives, dattes, micocouliers, abricots, pêches, prunes, myrtilles, litchis, cerises, mangue.

Prier à Hachem : “Que ce soit Ta volonté, que l’on ait le mérite de sortir de nous toute chose inutile : la haine, la jalousie, la tristesse, la rivalité, la rancune, la rancœur.”

3ème assiette : mettre des fruits dont l’écorce se jette et l’intérieur se mange

Par exemple : de l’ananas, des marrons, grenades, noix, amandes, pistaches, noisettes, pignons, pamplemousses, kiwi, de la coco ou de la cardamome…

Prier à Hachem : “Que ce soit Ta volonté, que l’on voit la bonté et la douceur en chaque personne, y compris en nous. Et que l’on ait le mérite de juger chacun favorablement, sans voir en lui une quelconque « écorce », D.ieu nous en préserve.”

4ème assiette : les sept fruits d’Israël

Le Blé – l’âme divine

C’est l’aliment des hommes par excellence. Dans ce sens, il souligne l’humain en l’homme, il représente son âme Divine et le service de D.ieu – tout de spirituel – qui l’exprime. Grâce à lui, lier tout son être à la Divinité devient possible. Quand s’ouvrent de nouvelles synagogues, des endroits de prières et de retrouvailles avec soi-même, animés par une centaine de délégués enthousiastes dans toute l’Ile-de-France, c’est cela qui apparaît. Quand, tout à côté de son lieu de vie quotidienne, où qu’on soit, qui que l’on soit et quoi qu’on fasse, une lumière spirituelle se met à briller, c’est aussi l’âme qui rayonne.

L’Orge – l’aspect matériel

C’est traditionnellement une nourriture donnée aux animaux. Nos Sages en ont fait le symbole de l’aspect matériel de l’homme, de sa corporalité. Cela n’est pas négatif car il revient à chacun de raffiner sa propre dimension physique, par la force de son âme, pour en faire un des moyens du service Divin. Découvrir D.ieu dans sa vie de tous les jours, n’est-ce pas le rêve de tous ? C’est ainsi que ce moment privilégié d’un certain culte du corps prend sens: vacances devenant des universités d’été pour les adultes, des centres aérés pour les enfants. C’est également ainsi que des repas cachères sont proposés au plus près des universités et des lieux de travail – une nourriture pour le corps… et pour l’âme. Par ces actions, ils cessent d’être en opposition.

Le Raisin – la joie

C’est un fruit prodigieux dont le produit – le vin – « réjouit le cœur de l’homme » dans toutes ses dimensions, spirituelle et matérielle. On se saurait mieux dire qu’il est la représentation même de la joie. Et celle-ci est indispensable car elle brise les barrières, repousse les limites et conduit aux éternelles avancées. Elle est le secret de toutes les victoires. L’année juive est ainsi jalonnée d’événements festifs, parsemée d’allégresse : 19 Kislev, allumages publics de ‘Hanouccah, Siyoum HaRambam, parade de Lag Baomer. Des réjouissances qui complètent le calendrier traditionnel des fêtes, de Souccot à Chavouot en passant par Pourim et Pessa’h. La joie est partout, elle guide nos pas.

La Figue – les vêtements

Les premiers vêtements mentionnés dans la Torah furent créés à partir de feuilles de figuiers. La figue en est restée le rappel. Le vêtement est l’instrument du contact avec l’extérieur, comme ces « vêtements » quasi spirituels que sont la pensée, la parole et l’action, véritables outils d’expression de l’âme. Ce sont ces vêtements-là qu’il faut élever en révélant leur vrai nature. Car, au-delà de leur apparence, éclairés par l’effort de l’âme, ils peuvent devenir des « vêtements de lumière ». Pour cela, il existe un chemin : l’étude, la recherche de la connaissance et de la sagesse, la réflexion qui conduit à l’action. Les rendez-vous d’étude en Ile-de-France, l’édition de livres, de brochures explicatives sur les fêtes ou les Mitsvot, de la « Sidra de la semaine », site internet, serveur vocal « Lé’haïm » etc. en sont autant de points d’accès.

La Grenade – les Mitsvot

Chacun est « empli de Mitsvot comme la grenade est pleine de grains » disent nos Sages. Car, au-delà même des « vêtements », il appartient à tous de spiritualiser le monde par l’accomplissement des commandements de D.ieu. Le judaïsme sait que le monde est perfectible. Il sait que l’utiliser pour un usage de sainteté le rend saint. Nous en possédons la force. Nous avons aussi le mode d’emploi de la création : les commandements de D.ieu dans leur pratique quotidienne. Pour cela, le Beth Loubavitch est au côté de chacun : mise des Téfiline, bénédiction sur le Loulav à Souccot, pose de Mézouza… Tout un monde de Bien.

L’Olive – de l’amertume à la douceur

L’olive est, par nature, un fruit amer. Il ne devient comestible que par un effort de transformation. Pour cela, il représente l’amertume qu’il faut transformer en douceur par l’action résolue. C’est alors seulement qu’il révèle sa richesse. Nous connaissons tous ces situations de la vie où tout paraît amer. Certains ne peuvent découvrir le chemin de la transformation nécessaire que si on leur vient en aide. Les temps sont difficiles, dit-on parfois. A nous de les rendre beaux pour tous. Le bonheur est trop précieux pour que certains en soient exclus. Les visites régulières aux familles isolées et aux malades, l’aide aux familles, le soutien lors des naissances ou pour les mariages etc. sont les déclinaisons indispensables de ce principe.

La Datte – le miel

Ce fruit est ici la source d’un véritable délice : le miel. Pourtant, il faut tant de labeur et de patience pour parvenir à ce stade ultime. Le palmier ne produit de dattes qu’au bout de soixante-dix ans enseigne le Zohar. Mais, lorsqu’on sait y consacrer l’effort nécessaire, le résultat est immanquablement au rendez-vous : la douceur du miel. Il ne faut sans doute pas moins d’attention pour assurer une éducation juive authentique, ouverte et chaleureuse, à tous les enfants. Ecole Beth ‘Haya Mouchka, jardins d’enfants, crèches, sans oublier les Talmud Torah : c’est sans doute un investissement lourd mais, demain, la récolte sera sans pareille.

SOURCES :

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de citer le site: http://www.terrepromise.fr

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