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Par Annette Malka

Le parc Britannia qui se trouve au cœur des régions de la Plaine et de la Judée s’étend sur une surface de 40.000 ares entre la ville de Beit Shemesh et celle de Beit Ju’brin. Les sommets de cet immense parc atteignent la hauteur de 400 mètres au-dessus du niveau de la mer. Ils sont couverts d’une part de bosquets naturels et d’autres parts d’arbres plantés par le K.K.L. Le domaine du parc est riche en vestiges archéologiques, en grottes taillées par l’homme et en vergers.

parc britannia 2Le K.K.L.ou Fond National Juif a développé le parc en créant des belvédères pour profiter du panorama, des aires de pique-nique dans un cadre naturel, des chemins de randonnées et des routes pour le grand public puisse admirer, de leurs voitures, les vues sous tous les angles tout le long du parc.

Le chemin des chênes.

Il commence à l’aire de repos « les rameaux » et il est contigu à la forêt des vieux pins qui a été planté par le K.K.L. vers 1950. Dans l’aire de repos ont trouve plusieurs sortes d’arbres : Des caroubiers plantés par l’homme, des bosquets naturels de la région méditerranéenne comme des chênes verts, des térébinthes, des lentisques, des pistachiers et des pruniers noirs.

parc britannia 1La promenade circulaire commence à l’extrémité Est de l’aire de repos pas très loin d’un point d’observation qui donne sur les maisons du moshav d’Agour (identifié comme la ville des philistins) ; dans le lointain la ville de Kiryat Malachi; la plaine côtière et la centrale électrique d’Ashdod. Autour de ce belvédère, comme un peu partout dans le parc, le K.K.L. a mis en place des coffrets en bois pour que l’espèce d’oiseaux qui nous charme de leurs chants puisse s’y abriter.

1) A la fin de l’hiver, les cyclamens sauvages et les asphodèles s’épanouissent des deux cotés du chemin entre tous les arbres plantés dans le parc.

2) Un peu plus loin se trouve un chemin taillé dans la pierre qui apparemment a été utilisé dans le temps comme pressoir pour la fabrication du vin. Près de lui, un petit sommet de terre, de forme arrondie, entouré de grosses pierres. Les archéologues qui ont fouillé le parc Britannia ont conclu que c’était un haut lieu de culte car c’est une petite superficie d’environ quatre mètres entourée de grosses pierres. Plusieurs de ces lieux de culte ont été trouvés dans l’ensemble du parc principalement sur des emplacements élevés. A l’époque, ce lieu de culte était recouvert d’un toit en paille et était utilisé plusieurs fois par semaine.

3) La randonnée continue pour arriver à un point de rencontres de chemins où se trouve une clairière. Selon le panneau indicateur nous continuons vers le chemin qui descend vers l’Est. Au printemps et en automne, on y trouve une floraison de cyclamens, d’anémones, de jacinthes, d’immortelles rouges et bien d’autres fleurs sauvages. La densité de la forêt et l’ombre intense qu’elle fournit permettent aux plantes grimpantes de s’épanouir comme la Salsepareille, clématite vrillée, tamous, la citrouille et la garance. En suivant le chemin, sur la gauche, on distingue les traces que laissent les porcs-épics ainsi que les terriers qu’ils se fabriquent sous les roches. Ces animaux choisissent spécialement la forme des roches pour creuser leurs terriers. La craie est la roche qui se trouve dans le parc Britannia et elle est souvent recouverte d’une couche de craie plus dure appelée roche naari. Les porcs-épics arrivent à trouver ces endroits bien précis pour creuser leurs refuges.

Le long de la randonnée

4)Le chemin de randonnée continue pour arriver devant un grand trou rond d’un diamètre de quatre mètres qui servait à l’origine de four à chaux. Les ouvriers y mettaient de gros morceaux de craie qu’ils trouvaient sur place, la brûlait à haute température pour en faire de la chaux. Le four était large et profond de deux mètres et son diamètre atteignait trois à quatre mètres. Les parois du four étaient recouvertes de deux couches de pierres : La couche extérieure de grosses pierres et la couche inférieure d’une couche de pierres plus petites. Le four était recouvert d’une voûte en pierres maintenue par un mur extérieur, également en pierres, et l’espace entre le mur et la voûte était remplie de terre ce qui permettait au four de garder la chaleur. A la base du four ils faisaient deux ouvertures ; La première pour le chauffage, la deuxième pour la ventilation. Le four, selon sa grandeur était utilisé entre trois et six jours par semaine. Il fallait plusieurs jours pour que le four se refroidisse, ensuite ils démantelaient les murs pour pouvoir récupérer la chaux.

parc britannia 45)Les vieux oliviers qui se trouvent au sein du parc ont des troncs énormes et très sinueux.

6)Grand chêne majestueux face à une vue surprenante.

7)Caroubier dont les branches fleurissent à presque vingt mètres du tronc.

8)Plantation de caroubiers Dans le passé ils récoltaient ici les caroubes mais l’expérience ne fut pas concluante. Partout dans le parc, les caroubes mûrissent et ont un goût de miel au mois d’août. Ils donnent des fruits qui fournissent la nourriture au bétail et avec lesquels on fabrique du chocolat.

9)Le chemin mène à l’aire de repos du chêne (broutya) puis à un puits profond dont l’ouverture est rectangulaire. On peut distinguer, des deux cotés de la paroi du puits l’usure des pierres dues aux cordes qui servaient à descendre ou à remonter les seaux d’eau. Le puits a une profondeur de 40 mètres et tout près de lui se des abreuvoirs en pierres taillées.

parc britannia 5Des circaètes survolent souvent le parc Britannia. Ces grands rapaces mangent spécialement de reptiles et principalement des serpents, ils séjournent en Israël l’été et quelques couples se sont installés au pays. Ils préfèrent d’une part faire leurs nids en s’isolant dans les chênes Broutya qui les entourent pour pouvoir se protéger et d’autres parts avoir la possibilité de surveiller leurs éventuelles proies potentielles.

Archéologie dans le parc

Nous rencontrerons plusieurs pressoirs à vin de l’époque romaine réutilisés en pressoir à huile lors de l’occupation ottomane, les Arabes ayant interdiction de boire du vin. Nous pénétrerons dans le chemin des fosses pour arriver au cœur d’un village chrétien qui date de l’époque de Jésus et où les vestiges d’un puits, d’un pressoir et de la porte d’entrée d’une église sont encore visibles.

Le parc est très fleuri en ce printemps après l’hiver très pluvieux qui se termine, on y trouve : des anémones, des bourraches de Judée, des immortelles, des cistes et des fleurs de lin, de la sauge de Jérusalem et de l’asparagus

La région de la plaine est une région crayeuse qui date de l’époque préhistorique et elle est recouverte de deux couches de craies, une molle et une dure. La méthode de faire de la chaux était la même qu’à Beit Juvrin ; Les ouvriers formaient un trou sur le sommet, creusaient la montagne par le haut pour récupérer la craie à l’intérieur ce qui formaient d’immenses grottes. Cette région était très favorable pour creuser car il n’y a ni sources, ni nappes d’eau souterraines.

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