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La moitié des candidats à la conversion, environ 200 cas par an, sont des Palestiniens et des travailleurs étrangers, d’après la commission parlementaire de Contrôle de l’État.

D’après la loi israélienne, les personnes non israéliennes ou non concernées par la Loi du Retour ne peuvent entamer un processus de conversion qu’après avoir reçu une autorisation de la Commission des exceptions.

conversion

D’après la présidente de la commission de Contrôle de l’État, Karin Elharar (Yesh Atid), les candidats à la conversion sont confrontés à un processus très long et éreintant pour des raisons techniques.

La députée centriste déplore que la Commission des exceptions ne fasse pas davantage pour régler le problème.

« Les critères nécessaires à la conversion d’un candidat sont la sincérité et le fait de n’être ni travailleur étranger, ni clandestin, ni Palestinien, ni squatteur étranger. En 2014, la commission n’a approuvé que la moitié des requêtes, les autres étant rejetés en raison du second critère », affirme le Rabbin Yitzak Peretz, directeur du système chargé des conversions au sein du bureau du Premier ministre. (IsraPresse)

LE PLUS.

La conversion au judaïsme représente l’adoption des rites et croyances juives, et l’abandon de ses propres usages religieux. Elle implique aussi, au-delà de la religion, le fait de se considérer comme partie intégrante du peuple juif.

Historiquement, la conversion signifiait l’accueil de l’« étranger vivant dans tes murs » et se limitait à l’adoption des signes particuliers aux Juifs, comme la circoncision pour les hommes ou le culte du Dieu Un et sans image.

Avec l’apparition de fois monothéistes dérivées des textes juifs, comme le christianisme, ou l’islam, mais fortement divergentes, la conversion devint de nature plus religieuse.

L’accent se déplaça sur ce que ces religions ne partageaient pas avec le judaïsme, c’est-à-dire de nombreuses croyances, dont celle selon laquelle le Messie reste à venir, et de nombreuses pratiques, rites et coutumes comme la cacheroute. L’adhésion plus ou moins stricte à ces rites et croyances ne fit pas l’unanimité au sein de tous les courants du judaïsme, de sorte que les modalités de la conversion ont beaucoup varié dans le temps, ainsi que l’approche vis-à-vis d’elle.

La conversion dans le judaïsme se dit guiyour, en hébreu ; le converti est un guér ou guiyor ; pour le différencier de l’étranger on le nomme guér tséddéq (guérim au pluriel) ; au féminin guiyoréte et guiyorote au féminin pluriel. On dit léitgayér à l’infinitif;

Le mot guér vient de la racine gour qui veut dire “habiter”. Et le guér est, au sens restreint, celui qui vient habiter sur une terre étrangère (voir Chémote 23, 9 et Rachi sur 22, 20).

Les termes Gery et Gerami sont employés en russe pour les Subbotniks, une frange de chrétiens sabbatariens ayant finalement adopté tous les aspects du judaïsme.

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