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La grosse arnaque pour le futur Etat juif, l’ONU lui accorde 55% des terres (dont 75% de désert) et… impose 405 000 Arabes…, les juifs acceptent…

Ne riez pas, les arabes refusent…!

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PETIT RAPPEL HISTORIQUE

Après la seconde guerre mondiale, la Grande-Bretagne n’arrive plus à maîtriser la situation en Palestine sur laquelle elle avait reçu un mandat de la Société des Nations en 1922.

Le génocide juif, l’entrée en scène des Etats-Unis au Proche-Orient, la création de la Ligue arabe et la pression exercée par les groupes clandestins sionistes armés notamment ont radicalement modifié le contexte local et international.

Londres confie en février 1947 le dossier palestinien aux Nations unies.

Le 29 novembre 1947, il y a 70 ans, l’Assemblée générale de l’ONU adoptait le plan de partage de la Palestine mandataire en deux Etats, juif et arabe, qui a permis la réalisation du projet sioniste. La résolution 181 est adoptée par 33 voix pour (dont les Etats-Unis, l’Union soviétique et la France), 13 voix contre (dont les Etats arabes) et dix abstentions (dont la Grande-Bretagne).

Ce vote historique des Nations unies donnera naissance six mois plus tard, le 14 mai 1948, à la création de l’Etat d’Israël.

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La question de la Palestine a été portée devant l’Assemblée générale par le Royaume-Uni, au lendemain même de la création de l’Organisation des Nations Unies.

Une Commission spéciale pour la Palestine (UNSCOP), comptant 11 membres, a été constituée dès la première session extraordinaire de l’Assemblée, en avril 1947. La majorité des membres de la Commission a recommandé le partage de la Palestine en un État arabe et un État juif, avec pour Jérusalem un statut international spécial sous l’autorité administrative de l’ONU.

La Palestine, où vivent alors 1.300.000 Arabes et 700.000 Juifs, est divisée en trois entités qui doivent devenir indépendantes le 1er août 1948.

L’Etat juif (14.000 km2) comprend une bande allant du doigt nord de la Galilée jusqu’au bord du lac de Tibériade, le littoral central (de Haïfa à Tel-Aviv) et le désert du Néguev.

Les Palestiniens conserveront trois régions (11.500 km2): l’une en Galilée occidentale, la deuxième dans la bande de Gaza avec une partie de la frontière avec le Sinaï et la troisième en Cisjordanie.

Jérusalem et les localités environnantes forment un corpus separatum sous régime international spécial, administré par l’ONU.

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Les juifs, 40% de la population totale, obtiennent ainsi 54% du territoire. Mais cette faveur cache en réalité un mauvais cadeau, 75% des terres étaient désertiques. L’ONU impose également au futur Etat juif la présence de 405 000 Arabes contre seulement 10 000 Juifs dans le futur Etat arabe.

Le plan indique en détail les mesures à prendre pour l’indépendance dans des domaines comme la citoyenneté, le droit de transit, l’union économique et la déclaration que doit formuler le gouvernement provisoire de chacun des États proposés concernant l’accès aux lieux saints et les droits des communautés religieuses et des minorités.

Londres, bien qu’à l’origine de la convocation de cette session spéciale de l’Assemblée générale, refuse de participer à la mise en œuvre du plan. Le Royaume-Uni, qui n’a cessé de changer de position, est en ce moment favorable aux arabes. Mais c’est surtout parce qu’il est conscient du caractère explosif du sujet qu’il s’abstient.

La France, longtemps indécise, finit par voter en faveur du plan.

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Les juifs acceptent, les arabes refusent…

 

Les dirigeants de la population juive de Palestine (appelée le Yichouv) acceptèrent ce plan qui leur accordait un territoire, même diminué. Les pays arabes refusent le plan.

Le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame la création de l’Etat d’Israël aussitôt après la fin du mandat britannique sur la Palestine.

Le premier conflit israélo-arabe éclate le lendemain.

A la fin du conflit, Israël occupe 78% de la Palestine mandataire. Plus de 760.000 Palestiniens prennent la route de l’exode.

Lors du conflit de juin 1967, Israël occupera, outre le Golan syrien et le Sinaï égyptien (restitué à l’Egypte en 1982), la Cisjordanie, Jérusalem-Est, qu’il annexera plus tard, et la bande de Gaza, dont il s’est retiré unilatéralement en 2005.

Sources :

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