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Traditions araméennes et hébraïques concernant le patriarche Noé et le livre perdu.

Lors d’une conférence de Ursula Schattner-Rieser : Hébreu qoumrânien et dialectes araméens, tout d’abord ont été étudiés les passages qui parlent de la naissance miraculeuse de Noé, l’élu de Dieu et arrière petit-fils du patriarche Enoch.

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Après une introduction sur les « livres perdus » en général, en commençant tout d’abord par ceux de la Bible qui mentionnent dans cinquante passages une vingtaine de livres « perdus », dont nous citons à titre d’exemple

  • « Le livre des Guerres de YHWH » mentionné en Nb 21, 14,
  • « Le livre du Juste » (Jos 10, 13 ; 2S 1, 18),
  • « Les annales du roi David » (1Ch 27, 24),
  • « Le livre des actes de Salomon » (1R 11, 41),
  • « Le livre des annales des rois d’Israël » (1R 14, 19 ; 15, 31 ; 16, 5.14.20.27 ; 22, 39 ; 2Ch 20, 34 ; 2Ch 33, 18),
  • « Le livre des annales des rois de Juda » (1R 14, 29 ; 22, 45 ; 15, 7.23).

Les Apocryphes aussi mentionnent des livres disparus, dont

  • « Le livre de Noé mentionné dans 1QapGén et 1Enoch, Jub, ALD Koutloumous 39,
  • les Chroniques samaritaines, Zohar) ;
  • « Le livre d’Énoch », (1Enoch de Qumrân en araméen et grec et en éthiopien, Jubilées) ;
  • « Les annales de Jean Hyrcan » (1Macc 16, 24) ;
  • « Divers documents écrits » Test de Job 40, 14 ; 41, 6 ; 50, 3 ;
  • « Le livre d’Adam ».

Dans une ancienne liste sur les écrits non-canoniques, attribuée à Athanase d’Alexandrie (296-373) l’auteur inclut nombre d’apocryphes, dont les livres : d’Enoch, des Patriarches, La prière de Joseph, Le testament de Moïse, L’ascension de Moïse, Les pseudépigraphes d’Abraham, d’Eldad et Modad, d’Élie le Prophète, de Sophonie le Prophète, de Baruch, etc.

Ensuite nous avons abordé le sujet du programme proprement dit, c’est-à-dire la recherche sur Le livre perdu de Noé. Les spécialistes sont divisés quant au contenu – voire de l’existence même – de ce Livre de Noé ; c (…)

Nous avons commencé par l’examen des passages extraits du rouleau araméen de l’Apocryphe de la Genèse (1QapGen) de la première grotte de Qoumrân. Ensuite nous avons étudié les textes physiognomoniques (4Q534-4Q536 Élu de Dieu ou Naissance de Noé) qui devraient être situés dans un contexte plus large avec prise en considération d’un axe énochide-noachide, puisqu’il existe un récit parallèle dans le manuscrit 4Q204 du cycle d’Énoch que l’on connaissait déjà de la version éthiopienne de 1Enoch(chap. 106), ou le livre fait partie du canon de l’Église éthiopienne.

Les manuscrits 4Q534 – 4Q535 – 4Q536 peuvent être rapprochés des traditions hénochiques relatant la naissance miraculeuse et les qualités exceptionnelles de Noé : 1Enoch 106-107 ; 1Q20 V-VI.

Mais compte tenu de l’état fragmentaire des manuscrits, il n’est cependant pas possible de confirmer que les fragments 4Q534 – 4Q535 – 4Q536 appartiennent au « Livre des paroles de Noé » mentionné en 1Q20 V 29 et dans plusieurs sources anciennes1. Le fragment 4Q534 frag. 1 col. i 5 mentionne que le personnage qualifié d’Élu de Dieu connaîtra les « trois livres ».

En ce qui concerne la nature de ces trois livres et leur contenu, il existe deux hypothèses. L’une, de P. Grelot (« Hénoch et ses écritures », RB, 82 [1975], p. 481-500), rapproche ces trois livres de ceux mentionnés en Jubilés 4, 17-24, en relation avec Hénoch: le Livre astronomique, le Livre des songes et le Livre des Veilleurs.

Pourtant, le livre des Jubilés ne parle pas explicitement de trois livres, mais de plusieurs écrits contenus dans un seul livre.

La seconde hypothèse s’appuie sur les affinités textuelles de 4Q534-536 avec plusieurs textes samaritains. Si on ne peut affirmer avec certitude que l’ensemble 4Q534-536 est un texte proto-samaritain, il convient de mentionner que seules les traditions samaritaines ont conservé le souvenir des trois livres transmis à Noé.

On les trouve cités dans plusieurs pseudo-chroniques : le Kitab al-asatir ou « Les secrets de Moïse », commentaire légendaire (Midrash) sur la vie des Patriarches (cf. J. T. Milik, « Écrits préesséniens de Qumrân : d’Hénoch à Amram », dans M. Delcor [éd.], Qumrân : sa piété, sa théologie et son milieu, Paris – Louvain, 1978, p. 91-106) ; la Chronique Adler.

Ces ouvrages précisent que Noé étudia avec Adam les mathématiques et trois livres : le Livre des signes / lettres, le Livre de l’astronomie et le Livre de la guerre (cf. E.-N. Adler et M. Seligsohn, Une nouvelle chronique samaritaine, Paris, 1903, p. 6 ; A. Neubauer, « Chronique samaritaine suivie d’un appendice contenant de courtes notices sur quelques autres ouvrages samaritains », Journal asiatique, 14 [1869], p. 385-470, spécialement p. 392). (http://journals.openedition.org/ashp/637)

Le Livre de Noé ou la médecine indienne

ayurveda

Originaire de l’Inde, la médecine Indienne, ou médecine orientale, est un système médical complet et cohérent, tout comme le sont la médecine occidentale ou la Médecine traditionnelle chinoise, par exemple. Il est considéré comme le plus ancien système médical de l’histoire humaine.

La tradition indienne fait remonter ses débuts à 5 000 ans, même 10 000 ans. Toutefois, les écrits sur lesquels repose ce savoir médical ayurvédique que nous connaissons aujourd’hui sont moins anciens.

Le Caraca Samhita fut écrit aux environs de 1 500 avant notre ère tandis que le Sushrut Samhita et l’Ashtang Hrdyam datent des débuts de l’ère chrétienne (entre 300 et 500). Ces 3 textes décrivent les principes de base de la médecine ayurvédique telle qu’on la pratique encore de nos jours en Inde.

Or, il m’est apparu en lisant « le livre hébreu d’Henoch » traduit par Charles Mopsik que Métatron (Hénoch) est appelé aussi le grand guérisseur (celui-ci était aussi l’arrière grand père de Noé).

« Le livre de Noé » raconte comment l’ange Raphael offrit au patriarche un livre des secrets médicaux pour guérir des maladies naturelles et des démons (ce livre est d’ailleurs dans plusieurs écrits de Qoumram).

Ce livre fut alors transmit aux sages des générations et tomba entre les mains des médecins indiens, d’Aspéclus et ensuite Hippocrate et de Galien.

Cette connexion bien attestée entre tradition ésotérique dont la la transmission du Grand Nom rappelle la description par Flavus Joseph qui était réputés pour détenir des secrets concernant l’art de guérir (à noter sans l’utilisation d’incantations qui est d’ailleurs interdit dans la tradition juive (sanhédrin 10.1)).

On retiendra que soigner est considéré comme une activité qui relève de la plus haute sagesse, des vertus divines, Dieu lui même est appelé le « Dieu guérisseur compatissant et fidèle » dans la prière quotidienne juive.

Encore peu connu en Occident, la médecine indienne commence pourtant à susciter l’intérêt du public et ses praticiens sont en voie de se tailler une place parmi les professionnels de la santé. L’approche résolument holistique de la médecine ayurvédique compte sans doute pour beaucoup dans ce nouvel engouement.

« C’est le malade qui est soigné, non pas sa maladie ».

Ainsi, 3 personnes aux prises avec la « même » migraine seront traitées de façons fort différentes, selon leur constitution, l’origine de leur mal et les caractéristiques spécifiques de leur migraine.

Le praticien cherche à guérir la personne en l’aidant à retrouver l’équilibre perdu, ce qui, dans ce type de médecine, constitue la véritable cause de la maladie.

On part du principe qui veut qu’un être en harmonie avec son environnement, et dont le mode de vie est équilibré sera naturellement heureux et en bonne santé. C’est lorsque cet équilibre est rompu qu’apparaît la maladie.

Le praticien utilisera diverses techniques pour comprendre la nature de la personne, déceler les déséquilibres particuliers qui causent sa maladie et l’aider à retrouver son état naturel de bonheur et de santé.

En sanskrit, le plus vieux langage structuré connu, ayur signifie « vie » ( l’arbre de la vie) et véda, « connaissance » ( l’arbre de la connaissance).

Cette médecine est par conséquent la science de la vie, tout comme la biologie, qui a emprunté au grec les mots bios, « vie » et logos, « connaissance ».

Les Rishis, ces maîtres éclairés auxquels la tradition attribue les Védas (les écrits qui sont à l’origine de la religion hindoue et de l’Ayurveda), étaient d’abord et avant tout des philosophes. Ceux-ci, comme les philosophes de la Grèce antique, se considéraient comme des gnostiques. Ils croyaient qu’il est possible d’atteindre un état dans lequel on peut appréhender, avec sa conscience, la totalité de l’Univers. Cet état permettrait au corps de s’harmoniser avec « l’Être ultime », ce qui serait le chemin le plus sûr vers le bonheur et la santé.

Comme d’ailleurs dans plusieurs traditons, cette médecine considère que la personne est un microcosme de l’univers. Et tout ce qui existe dans l’univers serait constitué de 5 éléments fondamentaux : l’éther ou espace, l’air, le feu, l’eau et la terre.

Ces 5 éléments se combinent pour former 3 forces fondamentales, les doshas (Vata, Pitta et Kâpha) que l’on pourrait qualifier d’Âmes.

L’équilibre et les interactions entre ces éléments déterminent la nature de chaque personne sur les plans physique, émotionnel, intellectuel et spirituel. La tridosha, ou l’équilibre relatif des 3 doshas entre eux, détermine donc la nature spécifique de chaque personne : sa prakriti ou constitution.

L’espace et l’air forment Vata ( Niveau de la Nechama);
la force qui régit les mouvements biologiques et rythme le métabolisme : respiration, élimination, rythme cardiaque, échanges intracellulaires, système nerveux sympathique. Il siège dans le gros intestin, la vessie, les os, la peau, les oreilles et les cuisses. Sur le plan émotionnel; il s’exprime dans la joie, l’anxiété, la nervosité, la fraîcheur, la légèreté, la peur et la douleur.

Le feu forme Pitta (Niveau de l’âme animal, Nefech Nutritive); la force qui régit l’énergie physique, la digestion, l’absorption, l’assimilation. Il siège dans le foie, l’estomac, le pancréas, le duodénum, l’intestin grêle, la peau et les yeux.
Sur le plan émotionnel, il s’exprime dans la colère, la jalousie, la haine, la violence.

L’eau et la terre forment Kâpha (Niveau de la l’âme sensitive, Rouah, esprit); la force structurante du corps, ce qui relie les divers éléments entre eux : le lubrifiant des articulations, l’humidité de la peau, la vitalité des divers tissus corporels, la force immunitaire, l’énergie du coeur et des poumons. Il siège dans la poitrine, la gorge, le cou, la nuque, la langue, l’hypothalamus, le nez, les tissus adipeux, les articulations, les fluides corporels. Sur le plan émotionnel, il s’exprime par l’amour, le pardon, la générosité, le courage, l’attachement, le calme, l’envie et l’avarice.

La constitution de chaque personne est caractérisée par une combinaison spécifique de ces 3 doshas.

Suivant le ou les doshas qui dominent, on peut déterminer le type physique et psychologique auquel appartient le patient. La première tâche du praticien ayurvédique sera donc de déterminer la tridosha de son patient, ce qui fournira des indications précises sur la nature de la maladie et sur les stratégies de guérison indiquées.

Pour la médecine Indienne, la maladie résulte d’un déséquilibre entre les doshas. L’excès ou la carence de l’un ou de l’autre causera une perturbation métabolique. Ultimement, la maladie fera son apparition.

Dans le tissu musculaire par exemple, un excès de Vata provoquera l’émaciation du muscle, un surplus de Pitta y causera de l’infection, tandis que trop de Kâpha le fera enfler. Les causes d’une maladie sont donc à rechercher dans ce qui, dans le mode de vie, les habitudes et l’environnement de la personne, a causé le déséquilibre entre les doshas.

Pour explorer les causes et les divers aspects de la maladie, le praticien prendra d’abord les pouls de la personne. La médecine indienne a poussé cette pratique à un impressionnant degré de précision et d’efficacité, qui va bien au-delà du nombre de pulsations à la minute. Il examinera également les caractéristiques physiques du patient, la nature de sa peau, de ses cheveux, de son appétit, l’état de ses yeux, de ses ongles, de sa langue, de son urine et de ses selles.

L’étude attentive de tous ces signes le renseignera sur la nature du problème qui touche la personne. Un praticien expérimenté peut même percevoir les signes d’un déséquilibre susceptible de causer une maladie avant qu’elle se manifeste. Il pourra alors aider la personne à corriger le déséquilibre, prévenant ainsi l’apparition de la maladie.

Cet aspect préventif est d’ailleurs crucial dans ce type de médecine . On tâche d’éveiller l’intelligence innée du corps et de l’esprit, de leur restituer leur faculté naturelle à prévenir la maladie, et d’entretenir la joie et la sérénité. On veille à créer une situation où la maladie n’a pas d’emprise, à renforcer les défenses naturelles de l’organisme et à stimuler les processus d’élimination des toxines et des impuretés dans le but de préserver la santé.

Les traités de médecine du livre de Noé témoignent d’une étonnante et profonde connaissance des processus biologiques, physiologiques et métaboliques.

Ainsi, on trouve dans des écrits datant d’avant notre ère la description d’une maladie qui résulte d’une mauvaise alimentation et du sédentarisme, et qui se manifeste par l’accumulation d’une substance grasse sur les parois des vaisseaux sanguins. Il s’agit sans doute de la plus ancienne description de l’hypercholestérolémie, de ses causes, des conséquences qu’elle entraîne et des moyens à prendre pour l’éviter.

Pour rétablir l’équilibre perdu, le praticien ayurvédique dispose d’une foule de techniques visant à transformer le corps et l’esprit. Il pourra élaborer un régime alimentaire adapté aux besoins spécifiques de la personne, prescrire des préparations d’herboristerie ou d’aromathérapie, des cures de désintoxication, des massages, des exercices de yoga, des séances de méditation, bref, tout un programme destiné à modifier le mode de vie de la personne. Le médecin est souvent considéré comme une sorte de conseiller qui guide le malade sur la voie de sa guérison. Il existe même en Inde une chirurgie védique.

La diététique occupe une place privilégiée en médecine Indienne.

Chaque aliment et chaque plante médicinale sont constitués, en proportion variable, des mêmes 5 éléments qui forment le corps et la psyché. Les propriétés ainsi conférées aux aliments et aux plantes par les éléments qui les composent sont mises à contribution pour aider la personne à rééquilibrer ses doshas.

Par exemple, les légumes verts, les crudités, les légumineuses et la viande de boeuf stimulent le Vata, tandis que les produits laitiers, les noix, le poulet, les poissons et les fruits de mer le calment.

Le choix, la combinaison et la préparation des aliments font partie du programme thérapeutique élaboré par le praticien.
Plusieurs plantes de la pharmacopée ayurvédique ont fait l’objet d’études scientifiques probantes en Inde et en Occident.

Pour s’en rendre compte, il suffit de consulter certaines de nos fiches qui traitent de plantes couramment utilisées en Ayurveda, comme la gomme guggul, le curcuma (voir curcuma (psn)), le fenugrec, la boswellie et le gymnéma. Ces plantes se sont avérées efficaces pour traiter des affections aussi diverses que l’arthrite, l’hypercholestérolémie, les maladies de la peau, la toux, les déficiences du système immunitaire, etc.

Cependant, le praticien fait rarement appel à une seule de ces plantes à la fois. Il emploiera plutôt des mélanges complexes, appelés râsâyana, dont l’effet global serait synergique.

Des chercheurs de l’École de médecine de l’Université de l’Ohio aux États-Unis ont étudié une des plus connues de ces râsâyana, l’Amrit Kalash, pour en déterminer l’activité pharmacologique. Des essais in vitro et d’autres menés sur des animaux ont démontré que la préparation faisait augmenter la production de lymphocytes en présence d’un agent pathogène ou d’un cancer, qu’elle inhibait l’agrégation plaquettaire et qu’elle possédait de puissantes propriétés antioxydantes. (http://la-source-des-sagesses.blogspot.co.il/)

La Bibliothèque de Qumrân

9782204101363

Composée de neuf volumes, la « Bibliothèque de Qumrân » a l’ambition d’offrir à tous un accès à des textes difficiles surgis d’un lointain passé et qui jettent une lumière renouvelée sur les racines de la culture occidentale. Avec cette publication, on disposera de la totalité des quelque neuf cents manuscrits exhumés de onze grottes environnant le site de Qumrân.

Les divers écrits sont classés thématiquement, en suivant l’ordre des livres de la Bible hébraïque. Ce volume est le troisième de la série. Il présente les textes liés au livre du Deutéronome et au Pentateuque dans son ensemble.

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de citer le site: http://www.terrepromise.fr

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