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Peut-on le dire ? La France est en guerre contre Israël. La guerre qu’elle livre n’est pas une guerre militaire directe. L’Armée française ne va pas intervenir contre l’Armée israélienne, et des soldats français ne vont pas tuer des Israéliens non plus. C’est une guerre indirecte, sournoise, menée sur le terrain de la délégitimation et du travail de sape, du mensonge et de la diffamation.

C’est une guerre ancrée dans le vieil antisémitisme français, qui s’est mêlé peu à peu au nouvel antisémitisme islamo-gauchiste.

C’est une guerre qui n’existait pas quand la France avait besoin d’Israël dans les années 1950, et qui est montée en puissance lorsque le Général de Gaulle a commencé la mise en œuvre de la politique arabe de la France et a, quelques mois après avoir décidé d’un embargo sur les armes françaises censées être livrées à Israël, en un moment où Israël en aurait eu un urgent besoin, fustigé le “peuple dominateur et sûr de lui-même”.

C’est une guerre qui, depuis, n’a pas cessé de s’amplifier jusqu’à ce jour.

Les attitudes et les décisions anti-israéliennes des présidents et gouvernements français n’ont, en cinq décennies, pas cessé.

Tous les ministres des Affaires Etrangères français ne sont pas allés aussi loin que l’infâme Michel Jobert, qui, en 1973, pendant les pires heures du début de la Guerre du Kippour, avait demandé : « Est-ce que tenter de remettre les pieds chez soi constitue forcément une agression imprévue ? ».

Ceci dit, tous ont prononcé des phrases plus ou moins nauséabondes.

Tous les présidents n’ont pas laissé voir leur mépris à l’encontre des Juifs à la façon du fondateur de la Cinquième République. Mais tous ont incriminé insidieusement Israël, et ce sont souvent ceux qui ont hypocritement feint l’amitié qui se sont révélés les plus hostiles.

Nicolas Sarkozy en appuyant les propositions les plus anti-israéliennes de Barack Obama a, ainsi, montré les limites de son affection pour Israël.

Certains ont fait pire, bien sûr : Jacques Chirac avait, avant d’être président, poussé son amitié pour le Tyran Saddam Hussein jusqu’à lui donner les moyens d’accéder au nucléaire militaire, en lui faisant livrer le réacteur Osirak, fort heureusement détruit par l’Armée israélienne en juin 1981. Il a, sous sa présidence, on le sait, continué à pratiquer les liaisons empoisonnées avec Saddam Hussein.

La France a aussi joué un rôle clé dans la légitimation internationale scandaleusement accordée au mouvement terroriste “palestinien” et à son chef, Yasser Arafat.

Elle a, on l’oublie ou on l’ignore, très fortement contribué à l’accession de Yasser Arafat aux Nations Unies en 1974, deux ans après l’ignoble assassinat d’athlètes israéliens sur le sol européen à Munich.

Elle a ensuite beaucoup agi en coulisses pour que l’OLP soit considérée comme une organisation politique respectable.

Elle a, encore, par le biais du Quai d’Orsay, développé une stratégie du communiqué perfide qualifiant toute riposte israélienne de “disproportionnée”, tout attentat anti-israélien d’élément relevant du “cycle de la violence”, et tout terroriste palestinien de l’appellation “Palestinien” tout court.

Elle n’a cessé, quel que soit le président ou le gouvernement, de recevoir Yasser Arafat avec chaleur, puis Mahmoud Abbas.

La France a usé de son influence en Europe pour que la politique anti-israélienne et propalestinienne française devienne graduellement celle de l’Union Européenne.

Elle a été l’un des premiers pays à affirmer son refus de reconnaitre Jérusalem comme capitale d’Israël lorsque Donald Trump a officialisé cette reconnaissance, et elle a, depuis, affirmé avec obstination que son ambassade resterait à Tel-Aviv, et que “Jérusalem Est” devait être la capitale du futur Etat palestinien.

Il n’y aura, bien sûr, aucun représentant français à Jérusalem le 14 mai prochain lors de l’inauguration de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem.

Quelques pays d’Europe centrale envisagent de transférer leur ambassade à Jérusalem, dans le sillage des Etats Unis, mais la France, épaulée en cela par l’Allemagne, exerce des pressions considérables pour qu’ils n’en fassent rien.

Les dirigeants iraniens ne cachent pas leurs intentions génocidaires concernant Israël et le peuple juif, mais la France soutient et soutiendra jusqu’au bout l’accord de juillet 2015, quand bien même il n’a cessé d’être évident que c’était un accord frelaté qui n’empêchait nullement l’Iran d’accéder à l’arme atomique.

Quant à Emmanuel Macron, son objectif majeur lors de son bref et récent séjour à Washington consistait à convaincre Donald Trump de rester dans l’accord. Il a fort heureusement échoué, et les Etats-Unis sortiront de l’accord ou demanderont qu’il soit profondément modifié, ce que l’Iran refusera.

Les preuves accablantes recueillies par le Mossad montrant de manière indiscutable que l’Iran n’a jamais cessé ses activités nucléaires militaires ont laissé la France de marbre, comme c’était prévisible.

J’ai donné, il y a quelques années, au ministère de la Défense français, une conférence au terme de laquelle de hauts gradés m’ont dit que l’Armée et les gouvernements français successifs incluaient dans leurs paramètres l’idée que, tôt ou tard, la “parenthèse” constituée par Israël serait refermée.

Et que l’Iran serait la puissance majeure de la région, et que la France avait ainsi des intérêts stratégiques communs avec l’Iran, mais agirait de manière humanitaire et évacuerait les Israéliens survivants.

Ma réaction fait que je ne serai plus invité à m’exprimer dans les sphères gouvernementales parisiennes.

Je ne suis plus invité non plus à la télévision française.

Peu m’en chaut. J’ai choisi mon camp : celui de la vérité et de l’éthique.

Quand on fait la guerre à Israël, je suis du côté d’Israël. Au nom de la vérité. Au nom de l’éthique.

Avec l’aimable autorisation de Guy Millière © Metula News Agency

http://www.europe-israel.org

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