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Selon la tradition, Aaron, le grand prêtre et frère de Moïse, est enterré sur le mont Hor, près de Petra, sur un site connu sous le nom de Jabal Haroun.

Ce site situé en Jordanie est interdit aux juifs… Il n’est pas possible pour les juifs de venir se recueillir sur la tombe d’Aaron…

L’Islam a fait main basse sur tous les sites sacrés du judaisme, sous prétexte que le Coran vénère ces prophètes et patriarches de la Bible…

Surnommé Djebel Haroun (« mont d’Aaron ») ce site est connu dans la Bible sous le nom de mont Hor (en Hébreu: הֹר הָהָר, Hor Ha-Har).

Le mont Hor est décrit, dans le livre des Nombres, comme le lieu de la mort d’Aaron, frère de Moïse et premier grand prêtre des hébreux. Il aurait perdu la vie sur les flancs de la montagne à l’âge de 123 ans.

L’identification du mont Hor au Djebel Haroun est très ancienne, et date de l’époque de Flavius Josèphe. le sanctuaire construit à la fin du XIIIe siècle au-dessus de la présumée tombe d’Aaron reste un important lieu de pèlerinage, notamment pour les bédouins et les juifs des environs avant que la Jordanie n’interdise aux touristes juifs de prier où que ce soit dans le pays.

« Nous ne sommes pas autorisés à prier le matin, ni à avoir nos tefillin, nos châles de prière, ni rien. Nous ne pouvons pas prier, même dans l’hôtel, même dans notre chambre ! » a déclaré un touriste juif de Bnei Brak.

« Les policiers sont entrés dans l’hôtel, ont crié et sont devenus comme des sauvages, en disant que dans une minute, ils nous expulseraient de Jordanie si nous faisions même un petit chuchotement de prière. Ils nous ont dit: «Celui qui prie sera jeté en prison.»

« Ils ont envoyé une force de police spéciale, pas des policiers habituels, et ceux-là ont le pouvoir d’arrêter qui que ce soit sur le champ », a déclaré le rabbin. « Celui qui est vu en train de prier sera immédiatement arrêté »

Le rabbin a indiqué que les autorités « ont vérifié la valise et tout leur contenu. Ils ont refusé de nous laisser nos livres [de prière]. Ils ont confisqué nos châles de prière, nos tefillin ; ils ont même fait retirer son tzitzit à une personne.

« Ils ont confisqué des kippas à certaines personnes. Certains n’avaient plus que leur chemise et leur pantalon ! »

Le nazisme palestinien a encore de beaux jours devant lui, il est aidé et coordonné par l’Unesco et l’Onu, en toute impunité.

Souvenirs du Mont Hôr et des ruines de Petra en 1894

« Parti du Caire avec seize compagnons de voyage, dont deux dames, tous Anglais ou Américains, M. Ehni arrive à Akabah. Cette ville, l’Elana des Grecs, autrefois importante ne consiste plus qu’en quelques misérables huttes et son fort n’a plus de caravanes de pèlerins à protéger.

golfe d'Akaba

Le golfe d’Akabah, infiniment supérieur à celui de Suez par la grandeur et la variété du paysage, était jadis la voie de communication entre l’Arabie, l’Inde et les pays de la Méditerranée.

C’est de ses ports que les rois d’Israël Salomon et Josaphat envoyaient leurs flottes chercher les trésors d’Ophir.

Aujourd’hui ce golfe supplanté par son rival le golfe de Suez, est entièrement délaissé. On n’y voit plus ni vaisseau ni barque, à peine quelques misérables radeaux de pêcheurs.

M. Ehni ayant fait avec un de ses compagnons l’ascension du plateau d’Et-Tih, décrit de là la région entièrement dénudée qu’il va parcourir. Le Ouadi Djérafeh et ses affluents drainent la partie orientale de l’Et-Tih ; il finit par rejoindre l’Arabah en face du mont Hôr en sorte qu’il verse ses eaux dans la mer Morte.

Sous l’impression des difficultés qu’offre le passage le long de la partie septentrionale du golfe d’Akabah, où ils avaient été forcés de marcher à la file indienne et où deux fois des rochers surplombant la mer les avaient obligés à faire des détours dans l’intérieur par des cols extrêmement difficiles, M. Ehni et son compagnon à la vue de ce pays incomparablement plus accessible, conclurent que les Israélites, arrivés à Hatzeroth, aujourd’hui Aïn Hadherah, n’étaient pas descendus au bord de la mer, mais que, remontant la partie supérieure de ce ouadi. ils avaient continué leur route sur les hauteurs, entre le Djébel-et-Tih et le bord du plateau, le long du Ouadi Atiyeh.

Dans ce cas ils devaient déboucher dans cette région même d’Et-Tih. Une fois sur ce haut plateau, les Israélites pouvaient facile- ‘ment ou descendre le Ouadi-Djérafeh et par là dans la partie septentrionale de l’Arabah, ou, ce qui paraît moins vraisemblable, marcher vers le N.-O., longer les montagnes de Makhrah du côté ouest, et arriver ainsi dans les environs de Beerseba.

M. Ehni parlant de la structure géologique du pays dit qu’il faut distinguer trois régions : l’une granitique, à laquelle appartiennent les montagnes sinaïtiques ; une autre de grès rouge et bigarré, qui s’étend à travers la péninsule depuis le Ouadi Mokatteb jusqu’au golfe d’Akabah, forme par sa désagrégation sur son extrémité septentrionale, au pied du Djébel-et-Tih, un désert de sable, elle réapparaît de l’autre côté de l’Arabah dans le Djebel Chéra (mont Seir) ; une troisième de nature jurassique forme le plateau d’Et- Tih, le bord et le fond de l’Arabah et continue en Palestine. C’est dans les couches de grès qu’est située Petra.

M. Ehni après avoir raconté toutes les difficultés avec les cheikhs, chameliers, etc., continue son récit de la manière suivante :

« Enfin nous voilà en route. Nous étions dix-sept voyageurs, quatre drogmans et soixante-dix chameaux. Toute une caravane comme vous le voyez. On était convenu de partir chaque matin à 7 x/2 heures mais, deux dames étant de la partie, vous ne vous étonnerez pas qu’il y ait eu de fréquents retards. Nous commencions d’ordinaire par aller à pied pendant une petite heure, pour prendre un peu d’exercice, mais on se fatigue vite dans le sable et le soleil se faisait bientôt sentir. Cependant tout allait encore bien dans la matinée jusqu’à la halte qu’on faisait à 11 heures pour prendre un lunch. Mais dans l’après-midi, sous ce soleil ardent qui dardait ses rayons comme des flèches enflammées, par une chaleur de 45°C et plus, sans ombre aucune, n’ayant pour nous désaltérer dans une telle fournaise qu’une eau saumàtre, tiède, avec un goût de cuir, c’était tout autre chose.

Puis il fallait constamment lutter contre la sollicitation au sommeil, suite du balancement produit par la marche du chameau. Une de nos dames ayant cédé à cette tentation se fit, en tombant, une sérieuse foulure au bras, et comme dans le désert les maîtres de l’art de guérir sont rares, le drogman dut faire le médecin » malgré lui, évidemment non sans de grandes souffrances pour la patiente. Après cinq à six heures de marche dans ces conditions-là vous comprenez qu’on saluait avec joie le moment de la halte du soir.

Aussitôt que la place pour l’établissement des tentes était choisie, on commençait par remuer profondément le sable pour voir s’il n’y avait pas de serpent caché dessous. Une fois, en effet, un serpent émergea du sable ; le drogman, en vrai brave, prit ses jambes à son cou ; un Anglais, retour des Indes, se trouvant tout près, tua l’animal par un coup vigoureux. Un matin, en faisant ma toilette, j’aperçus une tache noire, sur mon essuie-mains ; en la regardant de près, je découvris que c’était un scorpion. Il faut vous rappeler que nous nous trouvions dans cette partie de l’Arabah où les Israélites avaient été tant tourmentés par les serpents.

Par contraste les soirées étaient délicieuses. Cet air pur, sec et fortifiant du désert, ce ciel étoile qui ressemble à une illumination féerique, ce silence et ce calme bien loin de l’agitation du monde, c’étaient là des jouissances exquises, inoubliables, qui nous dédommageaient de bien des souffrances de la journée.

L’Arabah est l’extrémité méridionale de cette immense déchirure qui s’étend d’Akabah par la mer Morte, la vallée du Jourdain et celle de Leïtani jusqu’à Antioche.

L’Arabah est bornée du côté du couchant par une chaîne calcaire qui, d’abord très abrupte et assez élevée, s’abaisse peu à peu vers le nord jusqu’à l’embouchure du Ouadi Djérafeh; au delà le terrain se relève brusquement et forme le mont Makhra.

Du côté du levant l’Arabah est bordée par des montagnes granitiques jusqu’à l’embouchure du Ouadi Ithm et au delà de cette vallée d’abord par des collines basses de nature calcaire, plus loin par les masses imposantes du Djébel-Chéra (Mont Seir de la Bible).

Les torrents de ces chaînes de montagnes charrient constamment une immense quantité de sable et de cailloux qu’ils déposent dans la plaine. Aussi à chaque embouchure de vallée s’élèvent dans l’Arabah de larges dunes, blanches du côté gauche, rouges du côté du mont Seir. Ces alluvions refoulent la mer de plus en plus vers le sud. Nous en eûmes une preuve évidente dans ces marais d’eau salée, que nous longeâmes après notre départ d’Akabah.

Comme une autre preuve de ce fait on pourrait citer la position actuelle de la ville d’Etsjon-Gueber (aujourd’hui Eilat),qui était autrefois le port maritime d’où Salomon envoyait des flottes chercher les trésors d’Ophir (I Rois IX. 26-28).

Les savants les plus compétents comme Robinson et autres s’accordent à dire que la position de cette ville doit être identifiée avec les ruines de Ghadhyan dont le nom correspond exactement au nom hébreu d’Etsjon, or ces ruines de Ghadhyan sont aujourd’hui à une distance de six heures de marche du bord de la mer.

L’Arabah est généralement d’une stérilité désolante; sur de grandes distances on n’y voit que du sable et du gravier; cependant il vaut beaucoup mieux que le haut plateau Et-Tih.

En plusieurs endroits, surtout à l’entrée des grands ouadis qui descendent du mont Seir, nous trouvâmes d’abondants pâturages, quantité de genêts et d’autres herbes dont les chameaux sont très friands, de plus beaucoup de tamarins «tarfa», dont les exsudations en forme de petites gouttelettes s’appellent encore aujourd’hui en arabe « mon » et que plusieurs savants ont considérées comme la manne de la Bible. En fait d’arbustes on n’y trouve que le seyal, une espèce d’acacia sans feuilles, et le seneh.

Près du Ouadi Berka, à dix-sept heures de marche d’Akabah, nous rencontrâmes des champs de froment et d’orge. C’est là le seul point de l’Arabah où chaque année soixante hectares sont labourés et ensemencés. Ce qu’il y a de curieux, c’est qu’à cet endroit il n’y a pas de sources; les champs dépendent pour leur arrosage des pluies de l’hiver.

Ce n’est que le quatrième jour que nous atteignîmes le faîte de partage des eaux à 70 kilomètres d’Akabah et à 109 kilomètres de la mer » Morte. Cette place est occupée par une longue dune s’étendant du pied du mont Seir jusqu’au delà de la moitié de la largeur de l’Arabah qui là s’élargit. D’un côté se dresse le mont Hôr dans toute sa majesté sauvage, de l’autre le mont Makhra, dont les parois abruptes bordent la rive septentrionale du Ouadi Djérafeh jusqu’à sa jonction avec l’Arabah.

C’est là que nous quittâmes l’Arabah pour monter par le Ouadi Om-el-Hadid, puis par le Ouadi Abou-Kacheïbeh. Aussitôt changement de scène complet. Au lieu de l’uniformité grisâtre de l’Arabah, nous trouvâmes des vallées vertes et grandioses, à brusques sinuosités, bordées de parois effrayantes de grès bigarrés, parfois en surplomb de manière à n’être séparées dans le haut que par une toute petite bande de ciel et parcourues par le lit desséché de torrents qui sont furieux pendant les pluies de l’hiver.

Plus nous montions plus nous trouvions de riches pâturages émaillés de mille fleurs brillantes. Ce qui faisait particulièrement plaisir, c’était l’abondance d’une eau fraîche et pure, que nous dégustions avec délices. Outre des massifs d’oliviers, on voyait des groupes de palmiers, de figuiers, plus haut même de chênes.

Sur les coteaux plus découverts nous rencontrâmes de grands troupeaux de chèvres et de moutons, gardés par des bergers demi-nus, à l’aspect sauvage, tous armés de lances ou de fusils à pierre.

Quelques-uns d’entre eux jouaient d’une espèce de cornemuse, d’autres d’humeur moins idyllique jetèrent des pierres à ceux d’entre nous qui restaient en arrière.

Après avoir traversé un col très escarpé, Nakb-er-Robaye, nous arrivâmes à une large plaine au pied du mont Hôr, appelée Soutouh-Haroûn. Là nous fîmes halte.

Le chef principal des Bédouins, Ebn Ghazi, le grand vainqueur, établi à Mâan, ainsi que Salman, le chef vaincu des Fellahs d’Eldji, étaient venus à notre rencontre. De là, nouvelles disputes. Il était stipulé que nous devions avoir pleine liberté de visiter les ruines de Petra en payant chacun soixante francs.

Salman. le cheikh des fellahs, comme propriétaire de la vallée d’Eldji et du mont Hôr réclama une part de ce tribut.

Ennuyés de ces éternelles discussions, nous exigeâmes qu’on nous donnât des guides pour faire l’ascension du mont Hôr en attendant que les cheikhs se missent d’accord.

Ainsi fut fait. Il nous fallut une heure pour atteindre le sommet. Le chemin est assez facile. On monte par des marches taillées dans le roc: au sommet est un wely mahométan, édifice carré de construction récente mais qui, anciennement, devait être plus considérable, preuves en soient des colonnes encastrées dans le mur et des fragments de marbre et de colonnes gisant à terre.

Arrivé en haut un des premiers je voulus pénétrer dans l’intérieur du wely, mais un vieux Bédouin s’y opposa en nous menaçant de son sabre et ce fut inutilement que nous prononçâmes le mot bakchich».

Du reste le vrai tombeau d’Aaron est dans une grotte au-dessous du wely et il a été depuis longtemps pillé par les Arabes qui soupçonnent partout des trésors.

Du toit plat du wely on jouit d’un panorama grandiose, unique dans son genre. Le regard plonge à pic dans les profondeurs des ravins sauvages qui descendent des flancs des montagnes, puis il s’arrête sur l’Arabah dont l’œil embrasse tout le parcours du sud au nord ; plus loin on aperçoit le haut plateau d’Et-Tih qui remplit tout l’arrière plan ; image de l’immobilité et de la mort, ce terrible désert ressemble au fond d’un océan mis à sec sur lequel s’élèvent quelques montagnes pareilles à des îlots à marée basse.

Quand on se tourne alors du côté du sud rien de plus frappant que le contraste que forme le désert d’Et-Tih avec la chaîne du mont Seir, dont les masses gigantesques se dressent comme des colonnes déchirées et tourmentées en tous sens ; on dirait une mer de lave figée en plein mouvement. Du côté de l’orient s’élève comme un mur solide, ininterrompu, une chaîne calcaire, commencement du désert syrien.

Quant aux ruines de Petra on n’en voit rien du mont Hôr ; excepté le Deïr tout est caché par les falaises.

Pendant que je contemplais ce spectacle, je m’imaginai pour un moment voir Aaron assis au sommet de cette montagne, promenant ses regards sur le vaste désert, se rappelant les souffrances et les révoltes de son peuple, ses propres défaillances et erreurs et les secours merveilleux de Jéhova. Il devait trouver ici son tombeau et son dernier regard se dirigeait sans doute vers les montagnes bleues qui ferment l’horizon au nord, vers cette terre sainte qu’il ne devait pas atteindre.

En descendantde la montagne nous nous séparâmes, un de mes amis et moi, du reste de la caravane. Au lieu d’entrer directement dans les ruines de Petra du côté du sud-ouest, par un sentier escarpé, nous résolûmes avec deux guides, de contourner les rochers qui entourent la ville au sud-est pour faire notre entrée à l’est par le Sik. C’était un chemin que probablement aucun Européen n’avait encore fait et n’a pas fait depuis. Il fallut passer par des ravins remplis de blocs de rochers et d’épais buissons, de ;temps à autre aussi à travers des prairies riantes, même des champs de froment.

A un certain endroit nous trouvâmes cinquante marches taillées dans le roc qui conduisaient à une chambre sépulcrale spacieuse, quadrangulaire, avec une niche surmontée d’un arc en plein cintre. Les Arabes l’appellent El-Moerr. Ce fut une grande joie pour nous de découvrir sur une des parois une longue inscription sinaïtique.

Dans les environs, il y avait encore d’autres tombeaux; nous y découvrîmes le bas-relief d’un serpent taillé dans le roc. deux petites pyramides et des débris de murailles au sommet d’un rocher et en outre de nombreuses inscriptions sinaïtiques accompagnées de dessins de bouquetins comme dans la célèbre vallée de Ouadi Mokatteb près du Serbal.

Après deux heures de marche pénible, nous débouchâmes dans la vallée près du Sik et fîmes notre entrée à Petra. Nous reçûmes à notre arrivée la mauvaise nouvelle que les cheikhs n’avaient pas encore pu se mettre d’accord ; le lendemain, après une promenade matinale, je trouvai les cheikhs assis en demi-cercle; la conversation allait en s’envenimant, Salman le cheikh des fellahs exigeait dix francs par voyageur pour sa part du tribut et, sur le refus du cheikh Ebn Ghazi, qui présidait l’assemblée, il s’éloigna avec ses partisans en proférant des menaces.

A partir de ce moment, nous ne pouvions plus circuler librement et isolés au milieu des ruines, et nous dûmes nous séparer en deux groupes accompagnés chacun d’une forte escorte armée par crainte d’une attaque des fellahs. Nous eûmes dans la nuit une vive alerte qui nous fît sortir de nos tentes; le clair de lune était magnifique et les ruines de Petra, ainsi éclairées, présentaient un spectacle enchanteur. Ceux qui ont vu le Colisée à Rome par une belle nuit de pleine lune peuvent s’en faire une idée approximative.

La nuit suivante, Ebn Ghazi doubla les sentinelles pour prévenir une nouvelle alerte.

Voici en quelques mots l’histoire de Petra :

petra

Le Deutéronome nous enseigne que les habitants primitifs du mont Seir étaient les Horim, c’est-à-dire les hommes des cavernes, les troglodytes ; ils furent chassés plus tard par les descendants d’Ésau, les Édomites qui, la plupart du temps, étaient soumis aux rois d’Israël et de Juda.

Sela. c’est-à-dire Rocher, Petra, est mentionnée deux fois dans la Bible; dans ces temps-là, elle n’avait pas encore beaucoup d’importance ; la capitale des Iduméens était Bozra, plus au nord. Lorsque, 588 ans avant J. G., le peuple d’Israël fut emmené en captivité à Babylone, les Iduméens s’avancèrent au nord et prirent possession du territoire dépeuplé ; une tribu arabe, les Nabajoth de la Bible, les Nabathéens des auteurs grecs , vinrent s’établir au mont Seir abandonné par ses anciens habitants.

Ces Nabathéens firent de Petra leur capitale ; c’était un peuple commerçant comme les Phéniciens et, dans les siècles subséquents, il joua un rôle assez considérable dans cette partie de l’Asie.

En 312 ils battirentun général d’Antigone, l’un des successeurs d’Alexandre-le-Grand et forcèrent son fils Démétrius, qui assiégeait Petra, à se retirer. A cette époque, à ce que dit Diodore, les Nabathéens étaient encore un peuple nomade, adonné à l’élève du bétail et au commerce, ignorant l’agriculture.

Pendant les temps de décadence des royaumes d’Egypte et de Syrie sous les derniers Ptolémides et les Séleucides, les rois nabathéens étendirent peu à peu leur domination depuis le golfe élanitique jusqu’aux rives de l’Euphrate. Un grand nombre de monnaies et d’inscriptions trouvées dans le Hauran et en Arabie par le duc de Luynes et M. de Vogue, nous font connaître une longue série de rois nabathéens. Ceux-ci se mêlèrent aux discordes des Macchabées.

Un roi Aretas de Petra maria sa fille à Hérode iVntipas et lorsque celui-ci la répudia pour s’unir à Hérodiade de funeste mémoire, il lui fit la guerre. Hérode dut son salut à l’intervention des Romains. Une vingtaine d’années plus tard un autre Aretas de Petra gouverna même la ville de Damas, comme l’apôtre nous l’atteste dans la seconde épître aux Corinthiens en parlant de sa conversion aux portes de cette ville. Mis en conflit avec la puissance romaine, l’État nabathéen y succomba. En I 05, sous Trajan, Petra fut annexée à l’empire romain. C’est précisément à cette époque où la culture gréco-romaine pénétrait dans Petra, qu’appartiennent les plus nombreux et les plus beaux monuments existant encore.

Ces mêmes Nabathéens sont les auteurs des inscriptions sinaïtiques dont j’ai fait mention. On leur donne ce nom parce qu’on a trouvé les premières à la péninsule sinaïti- que dans le Ouadi Mokatteb près du mont Serbal. On crut y voir d’abord des traces du passage des Israélites dans le désert mais cette supposition fut abandonnée lorsque deux savants allemands, Béer de Leipzig et Euting de Berlin eurent réussi à déchiffrer un certain nombre de ces inscriptions. On s’accorde à reconnaître qu’elles proviennent des Nabathéens. Ceux-ci, tout en étant d’origine arabe, avaient adopté pour leur écriture la langue araméenne qui, dans leur temps, était la langue du commerce et de la civilisation.

Après la chute de l’empire romain et après l’invasion mahométane, Petra retombe dans l’oubli à tel point que pendant de longs siècles personne ne connaissait même plus son site.

Extrait d’une communication de M. Jacques Ehni, Dr phil. Souvenirs du Mont Hôr et des ruines de Petra.

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