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Le terme « Palestiniens » désigne aujourd’hui un ensemble de populations arabophones établi principalement dans la région géographique de la Palestine (en Jordanie et en Israël : dans les territoires de la Judée-Samarie et de Gaza).

L’identité palestinienne s’est affirmée depuis le XXe siècle, et s’est essentiellement précisée au cours du conflit israélo-arabe.

Le nom de «Palestine» fut attribué au territoire de Judée par l’empereur romain Hadrien, comme mesure punitive à la révolte menée par Bar Kokhba et en référence aux Philistins.

Le développement du nationalisme arabe s’est affirmé dans toute la région principalement sous les effets conjugués de la fin de l’empire ottoman et d’une réaction au colonialisme européen.

La première réunion d’importance des sociétés secrètes arabes eut lieu en 1913 au Congrès général arabe qui déclara la nécessaire reconnaissance du peuple arabe par l’empire ottoman. Pour les Turcs, toute manifestation de l’arabisme était un acte de trahison.

En Palestine, le mandat britannique subsiste en raison de difficultés presque insurmontables. On sait que la Grande-Bretagne s’est engagée à établir un « foyer national pour le peuple juif » (Déclaration Balfour de 1917). Depuis cette date l’immigration des Juifs en Palestine a été favorisée par les organisations « sionistes». The Palestine Post, fondé par Gershon Agron, utilisaient le terme de « Palestine » dans ses écrits pour définir la région.

Le 3 janvier 1919, l’accord Fayçal-Weizman est signé. Fayçal accepte la reconnaissance d’une présence juive en Palestine en contrepartie d’un soutien des sionistes à son projet d’un grand royaume arabe indépendant.

Quelques mois plus tard, à la suite d’une conférence panarabe, il ne reconnait « plus aucun titre des juifs sur la Palestine ».

Toutefois, les premiers projets d’instauration d’« État palestinien » furent rejetés par les Arabes de Palestine qui se considéraient majoritairement comme une sous-partie de la Syrie jusqu’en 1920.

Philip Khuri Hitti, historien arabe, ainsi que de nombreuses personnalités arabe tel que, Le roi Hussein de Jordanie, Hafez el-Assad, le représentant de l’Arabie saoudite aux Nations unies et le représentant du Haut-Comité arabe aux Nations unies déclarèrent en 1947 que la « Palestine » est une province Syrienne. Awni Abd al-Hadi déclara quant à lui en 1937 : « Il n’y a pas de pays tel que la « Palestine ». « Palestine » est un terme que les Sionistes ont inventé. »

Certains historiens, considèrent l’identité palestinienne comme une invention, encouragée par les États arabes en conflit avec Israël.

Raphaël Delpard soutient que la notion de « peuple palestinien », a été inventée par le KGB au lendemain de la guerre des Six Jours afin que le régime soviétique conserve une influence au Moyen-Orient.

Le KGB n’avait peut-être pas envisagé l’ampleur du monstre qu’il avait créé…

« Nous parlons aujourd’hui de l’existence d’un peuple palestinien seulement pour des raisons tactiques et politiques, car les intérêts nationaux arabes demandent que nous posions le principe de l’existence d’un peuple palestinien distinct pour l’opposer au Sionisme. Pour des raisons tactiques, la Jordanie, qui est un État souverain avec des frontières définies, ne peut réclamer Haïfa et Jaffa, mais en tant que Palestinien, je ne peux incontestablement demander Haïfa, Jaffa, Beer-Sheva et Jérusalem. Toutefois, à partir du moment où nous réclamerons notre droit à toute la Palestine, nous n’attendrons même pas une minute pour unifier la Palestine et la Jordanie ». Zuheir Mohsen – OLP.

En 1993, l’autorité palestinienne voit le jour à la suite des accords d’Oslo.

En 2012, les manuels scolaires de l’Autorité palestinienne et d’un certain nombre d’États arabes indiquent que les « Arabes cananéens » constituent les seuls habitants légitimes de Palestine. Cette narration forme un outil politique, destiné à encourager la volonté de combattre Israël et à alimenter l’idée que seuls les Arabes sont propriétaires des lieux.

HISTOIRE DE CES « CANANEENS DE SOUCHE »

En 1908, Des Bosniaques furent amenés en Palestine pour renforcer les rangs de l’armée ottomane et des migrants s’installèrent dans le nord de la Palestine, à Amman et dans la plaine du Sharon.

Ainsi la population doubla presque de 350 000 en 1870 à 660 000 personnes en 1914.

En 1917, à la chute de l’empire ottoman, certains villages sont peuplés entièrement de migrants bosniaques

En 1913, la commission royale britannique déclara que la région est sous-peuplée et est restée économiquement stagnante jusqu’à l’arrivée des premiers pionniers sionistes en 1880, qui sont venus pour reconstruire la terre juive.

Lewis French, directeur britannique du développement de la Palestine, déclara en 1931 : « Nous l’avons trouvée habitée par des fellahs (agriculteurs arabes) qui vivent dans des taudis de boue et souffrent sévèrement de la malaria très répandue. De grands secteurs étaient non cultivés. […] Il n’y avait presque aucune sécurité publique, les fellahs sont sans cesse soumis au pillage de leurs voisins nomades, les bédouins. »

L’accroissement de la population de Palestine après 1880 est considéré comme étant dû à l’accroissement naturel de la population ainsi qu’à la simple installation de populations arabes du Moyen-Orient attirées par les « opportunités » offertes par l’immigration juive (d’autant qu’aucune frontière n’existait entre les deux rives du Jourdain).

En effet l’augmentation de près d’un million d’individus en l’espace d’un siècle, a été nourrie par des vagues d’immigration en provenance d’Egypte et d’autres provinces de l’Empire ottoman, la Syrie, l’Irak, l’Égypte, le Liban d’aujourd’hui.

À partir du XIXe siècle, de nombreuses tribus bédouines migrèrent progressivement depuis les régions désertiques vers celles de la Palestine et de la Transjordanie.

En 1920, La Société des Nations rapportait qu’il y avait à peine 700 000 personnes en Palestine…

100 000 Arabes immigrèrent en Palestine mandataire entre 1922 et 1948.

Les Britanniques instaurèrent des quotas à l’immigration juive, tout en tolérant l’immigration arabe depuis la Syrie et depuis l’Égypte (ne contrôlant pas les frontières du mandat).

En 1933, une ordonnance britannique, permit aux Arabes et Bédoins d’acquérir librement des terres non cultivées.

Des écrits britanniques de 1918, mentionnait déjà, une abondante présence égyptienne, notamment à Gaza.

L’institut Royal des affaires Internationale britannique reporte que, le nombre de migrants depuis la Syrie et la Transjordanie est inconnue, mais probablement considérable…

De 1922 à 1944, la population arabe installée entre Tel-Aviv et Haïfa, triple et celle de Jaffa jusqu’à la frontière égyptienne, double à la suite d’une forte immigration, de 203 %.

Avec une croissance de la population arabe de 0,8 % à partir de 1922, la population arabe aurait dû être de 785 000 en 1947 d’après des estimations, mais fut de 1.2 à 1.3 million en 1947.

Au début du siècle, les dirigeants arabes témoignèrent de leur sympathie avec le mouvement sioniste, perçu comme capable d’apporter la prospérité.

Dawood Barakat, éditeur du journal égyptien Al-Ahram écrivit ainsi, en 1914 : « Les sionistes sont nécessaires pour le pays : l’argent qu’ils apporteront, leurs connaissances, leur intelligence et l’industrialisation qui les caractérise contribueront sans aucun doute à la régénération du pays ».

Aujourd’hui, une erreur typique que même les Israéliens commettent et qu’il faudrait rectifier est d’appeler les Arabes locaux « Palestiniens »

La plupart des arabes de Palestine sont arrivés suite à l’appel de la nécessité de main d’oeuvre du fait de la présence de l’empire britannique.

En 1695, la Palestine n’était peuplée que de juifs et de chrétiens, comme le relate l’œuvre écrite par Hadrian Reland « Voyage en Palestine », cartographe, géographe, philologue et professeur de philosophie hollandais.

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Avant 1967 il n’y avait aucun article de journaux ou autre qui parlait des Arabes comme “palestiniens”. Le conflit au Moyen-Orient était tout simplement connu sous le nom de “conflit israélo-arabe” et non comme “conflit israélo-palestinien”.

Avant la renaissance de l’État d’Israël, en 1948, le seul peuple qu’on appelait « palestinien » était le peuple juif. Pas le peuple arabe.

Les Arabes ne souhaitaient pas être appelés « Palestiniens », car ne voulaient être associés ni aux juifs ni à l’État britannique de la Palestine.

C’était une insulte. Si on appelait un Arabe « Palestinien », il répondait alors: « Je suis Arabe ! Je ne suis pas juif ! » Les Arabes qui vivaient dans la région sont devenus « palestiniens » après la guerre des Six Jours en 1967. Avant cette période, lorsque la Judée, la Samarie et Jérusalem étaient occupés par la Jordanie et que Gaza était occupé par l’Égypte, aucun Arabe ne se ressentait « Palestinien ».

Même Yasser Arafat, le si fameux « Palestinien » et ancien leader de l’OLP n’est pas né « Palestinien ». Il se définissait comme « réfugié palestinien » alors qu’il est né au Caire et a parlé toute sa vie l’arabe avec un accent égyptien.

Il a fait son service dans l’armée égyptienne, a étudié à l’université du Caire où il a habité jusqu’en 1956. Il n’a jamais été réfugié de quoi que ce soit et il n’était même pas originaire de la région en question. Le nom complet d’Arafat était Mohammed Abdel Rahman Abdel Raouf Arafat al-Qudwa al-Husseini.

Le nom de famille Al-Husseini indique que sa famille venait à l’origine de la Jordanie.

Avant la fin des années soixante, le terme « palestinien » était utilisé par le monde entier pour définir les juifs. Pour tout le monde, tous les médias, tous les politiciens, Palestine était un autre mot pour désigner Israël, tout comme Kemet est un autre mot pour désigner l’Égypte.

Jusqu’en 1950, le journal Jerusalem Post s’appelait tout bonnement Palestine Post.

Le périodique pour l’Organisation Sioniste d’Amérique (Zionist Organization of America) s’appelait « New Palestine »

La banque israélienne Leumi s’appelait « Anglo-Palestine Bank ».

La compagnie d’électricité d’Israël s’appelait : Palestine Electric Company.

On trouvait « Palestine Foundation Fund » et « Palestine Symphony Orchestra ».

Toutes ces entreprises, toutes ces organisations étaient dirigées par des juifs.

Aux États-Unis, la Jeunesse Sioniste chantait « Palestine, my Palestine », « Palestine Scout Song » et « Palestine Spring Song ».

Les Arabes savaient pertinemment que « palestinien » voulait dire « juif », tout simplement. C’est bien pour cette raison qu’ils ne voulaient pas qu’on les appelle comme ça.

Après la guerre de 1967, les Arabes se sont dits « Palestiniens ».

L’idée est venue des experts en relations publiques du KGB de l’ex Union Soviétique. Le plan et la campagne ont été préparés et orchestrés par l’Institut d’État des Études Orientales dont le leader était Ievgueni Primakov.

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Primakov était espion, parlait très bien l’arabe. Il avait travaillé dans différents pays arabes en se faisant passer pour un journaliste pour le journal soviétique Pravda.

Les médias du bloc soviétique ont donc commencé à pleurer les « pauvres palestiniens » et « les méchants juifs qui ont volé le pays de ces pauvres palestiniens ».

L’idée des « pauvres palestiniens » fut rapidement reprise par les médias de gauche, surtout pendant la période des années 60 – 70, période propice à l’émancipation des peuples considérés comme prolétaires et donc victimes, et après trois années de matraquage médiatique, l’égyptien Yasser Arafat fit un discours passionné dans les universités européennes et à l’ONU en expliquant comment lui, un « Palestinien d’origine » s’était vu voler son pays et être humilié par ces « khazar de juifs ».

Le « peuple palestinien », venu de nulle part s’est petit à petit installé dans le vocabulaire et dans la compréhension européenne.

Soyons honnêtes : tout ceci a bien marché tout simplement, car cela allait contre les juifs. Si l’Union Soviétique et les Arabes avaient essayé d’expliquer au monde que les « Spaniards » avaient volé l’Andalousie aux indigènes. Le monde aurait détourné le regard en riant.

Israël s’est lancé dans une campagne d’explication, mais n’avait pas les moyens de faire face à la machine de propagande arabo-soviétique bien épaulée par les médias de gauche et par la mentalité des années 68. Surtout qu’il leur fallait travailler dur pour développer ce nouveau pays tout en étant en guerre… Israël ne pouvait pas se faire entendre.

Donc aujourd’hui, nous avons des Arabes qui se définissent comme « Palestiniens » et qui pleurent, car « les juifs ont volé leur terre ».

Et donc, lorsque je vous dis que : « Les juifs ont volé la Judée aux Palestiniens », c’est une phrase qui a un sens, pour vous ? Ça ne vous fait pas tiquer quelque part ? Vraiment ?

Mais alors, pourquoi continue-t-on à appeler les Arabes « palestiniens » ?

Tout simplement parce que, encore une fois, Israël et les juifs ont choisi le compromis pour avoir la paix, pour calmer les choses.

Sources :

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