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Le même enjeu se vit dans toutes les dimensions, dans tous les mondes

hayeh sarahLa paracha ‘Hayé Sarah (« Les vies de Sarah ») commence par relater la mort de Sarah, qui va marquer la plus grande partie de la suite du récit.

Ceci suscite une question évidente : pourquoi cette paracha s’intitule-t-elle « Les vies de Sarah » ?

En hébreu la vie n’est pas un concept au singulier. Le mot h’ayim est un pluriel, il signifie « vies », « les vies ».

Cela veut dire que c’est le même enjeu qui se vit dans ce qui nous est visible et dans ce qui nous est invisible, dans le monde présent et dans le monde A-venir.

La mort n’est donc pas une simple aventure personnelle, mais elle se vit dans la conscience de l’appartenance au peuple qui a cette fonction d’améliorer le monde.

Le nom de Sarah, joint au mot « vies », nous indique que Sarah assume toutes les dimensions des femmes, et toutes les dimensions que joue la femme dans l’ensemble de la vie. Elle l’est au point qu’elle corrige la faute essentielle de Hava (Eve). Sarah accomplit cette mission comme Abraham a réparé la faute d’Adam et à « recréé » le monde.

1 – Sarah décède à l’age de 127 ans.

2 – Elle est inhumée dans la grotte de Makhpelah à Hébron qu’Abraham acquiert d’Efron le Hittite, pour le prix de 400 shekels d’argent.

3 – Chargé de cadeaux, Eliézer, le serviteur d’Abraham est envoyé à ‘Haran afin d’y trouver une épouse pour Isaac. Devant le puits de la bourgade, Eliézer prie D.ieu qu’un signe lui soit donné : la jeune fille qui offrira de faire boire les chameaux avec lesquels il a voyagé sera celle qui est destinée au fils de son maître.

4 – Rébecca, fille de Bethouel, le neveu d’Abraham, accomplit le signe. Eliézer est reçu chez Bethouel à qui il relate les évènements qui viennent de survenir. Rébecca accepte de suivre Eliezer en Canaan où ils rencontrent Isaac priant dans les champs. Isaac épouse Rébecca qu’il aime profondément et par qui il est consolé de la perte de sa mère.

4 – Abraham prend une nouvelle épouse, Kétourah (Hagar) qui lui donne six nouveaux fils, mais Isaac est désigné comme son seul héritier.

5 – Abraham décède à l’âge de 175 ans et est inhumé auprès de Sarah par ses deux premiers fils, Isaac et Ismaël, réunit fraternellement pour l’enterrement de leur père.

Les vies de Sarah

Ce qui confère l’immortalité …

Après avoir indiqué la disparition de Sarah, on nous décrit la manière dont elle fut enterrée dans une sépulture très particulière à ‘Hévron.

La précision « 400 shekels d’argent », nous renvoie à deux notions fondamentales de la Torah : 400 est la valeur numérique de la lettre Tav , symbole du Sceau Divin.

Cette valeur numérique 400, du Tav, représente la vie dans la réunion des consciences essentielles, symbolisées par les 4 fleuves sortant de l’Eden.

Quant à la notion de shekel (monnaie hébraïque), il est intéressant de remarquer que le mot « shékelim », au pluriel se traduit aussi par : les consciences, et possède également cette guématria de 400.

Une certaine conscience immortalisée

Quelle était l’essence du service divin de Sarah ?

Elle était l’épouse d’Abraham. En tant que telle, elle entretenait son potentiel, faisant en sorte qu’il soit concrètement utilisé de la manière la plus bénéfique.

Il ne fait aucun doute que Sarah dut surmonter de nombreuses épreuves. Jeune femme, mariée à Abraham, elle découvrit qu’elle ne pouvait pas avoir d’enfants. Malgré cela, elle se consacra à la tâche spirituelle d’enseigner, avec son mari, à tous ceux qu’elle croisait, l’existence de D.ieu.

Rachi nous indique qu’Abraham enseignait aux hommes et Sarah aux femmes. Il est probable d’envisager que, même à cette époque, l’on n’attendait pas que les femmes se soumettent aveuglément aux désirs de leur mari. Les femmes devaient discuter et réfléchir elles-mêmes à la nature de la vie. Sarah inspirait les femmes qui, de concert avec leur mari et leur famille, devenaient adeptes des nouveaux enseignements du monothéisme.

La tâche d’enseigner l’existence du D.ieu Unique, Créateur du Ciel et de la Terre, n’était pas sans risque, loin de là ! La norme était alors d’adorer une grande variété d’idoles. Les Sages nous disent qu’à cause de la croyance d’Abraham et de Sarah, Abraham fut arrêté par le roi Nimrod et jeté dans une fournaise.

Nous ne pouvons qu’imaginer les sentiments de Sarah. Ressentit-elle de l’appréhension, ou bien eut-elle la confiance en D.ieu ? Miraculeusement, Abraham ne subit aucun mal et fut sauvé.

Après cela, Abraham et Sarah reçurent l’ordre de D.ieu de voyager vers l’ouest, vers la terre de Canaan. Abraham étaient alors âgé de soixante-quinze ans et Sarah de dix ans de moins. Quand ils parvinrent en Terre de Canaan, ils continuèrent leur travail de dissémination du monothéisme, portant « la bonne parole » dans leur génération.

Sarah savait qu’il était capital qu’Abraham ait un successeur et aspirait à ce qu’il soit un enfant né de son giron. Dans l’expression de sa douleur à D.ieu, elle donna à son époux sa servante Hagar. Peut-être par cet acte, mériterait-elle, elle-même, de porter un enfant ? Hagar donna naissance à Ismaël.

L’Alliance du mode de Communication avec D.ieu

Plus tard, D.ieu ordonna à Abraham l’alliance de la circoncision.

Son corps physique atteignit alors un nouveau degré de sainteté. Avec cela, vint la promesse d’un miracle : lui et Sarah auraient un enfant. A cette époque, à quatre-vingt-dix ans, Sarah avait dépassé l’âge de la maternité.

Elle rit à l’idée d’avoir un enfant mais en fait, elle donna naissance, un an plus tard, à Its’hak dont le nom signifie « il rira ».

Sarah vit que la question-clé, étrangement d’actualité aujourd’hui, allait être : « qui est le véritable héritier d’Abraham ? » D.ieu avait clairement annoncé que Son alliance unique serait avec Its’hak. Et pourtant, Ismaêl menaçait gravement la vie d’Isaac.

Abraham, qui était l’incarnation de la Bonté, ne voulut pas, au début renvoyer ismaël.

Sarah de son côté fit tout ce qui lui était possible pour protéger son fils isaac des menaces d’ismaël, à la fois physiques et spirituelles. D.ieu dit alors à Abraham de suivre les conseils de Sarah car celle-ci avait une plus grande force prophétique que son époux et, grâce à ses efforts, le Peuple hébreu put commencer d’exister. Ensuite, nous voyons après la disparition de Sarah, le succès initial de ses entreprises.

En fait, c’est Isaac qui va perpétuer cette alliance particulière du Peuple hébreu avec D.ieu. Ceci est expliqué par son mariage avec Rivkah. Sa jeune femme, Rivkah, devenant l’expression vivante de Sarah.

Sarah et Rivkah  : la Shékinah

La Shékinah est l’hypostase de la Demeure ou Présence de Dieu dans l’univers.

Ce que la kabbale appelle Shékinah, les gnostiques l’appelle Sophia, une hypostase féminine de Dieu qui est en réalité une adaptation de la Sagesse, telle qu’elle est décrite dans la Bible:

« Moi, la Sagesse, Dieu m’a crée comme prémisses à son dessein, la première de ses oeuvres depuis toujours. J’ai été formée dès l’éternité, dès le début, depuis l’origine de la terre. » (Proverbes 8:22/23)

« Il y a en Sagesse, un esprit intelligent, saint, unique, multiple, subtil, mobile, pénétrant, pur, clair, inoffensif, porté au bien, aigu, libre, bienfaisant, bienveillant ,stable, sûr , exempt d’inquiétude, qui peut tout, qui veille à tout, qui pénètre tous les esprits, les intelligents, les purs, les plus subtils. Plus agile que tout mouvement est la Sagesse, elle traverse et pénètre tout, grâce à sa pureté. ELLE EST UN SOUFFLE DE LA PUISSANCE DE DIEU ». Elle est « Rouah’ Elohim » qui planait à la surface des eaux.

Philon d’Alexandrie dans son livre :« de Ebriate », présente la Sagesse : Hochmah comme l’Epouse divine: « La Sagesse a reçu la semence divine et a enfanté dans la douleur, comme un fruit mûr, ce fils unique et aimé qu’est le monde ».

C’est en fait sur le pilier de droite que se trouve les séphiroth : Hochmah, H’essed et Netzach. Le pilier du H’essed, de la Bonté est celui sur lequel fut bâti le monde. H’essed est aussi représenté par l’archétype du patriarche Abraham.

La Shékinah, Sagesse et Puissance active féminine de la Création, peut être assimilée à la notion de Shakti, la parèdre féminine de Shiva.

On retrouve la même polarité entre Métatron, la Matrona, et la Shékinah. Métatron, selon le Zohar, vient de Mâté qui veut dire Verge.

En Egypte Sarah et Rivka s’appelaient Isis et Hathor

le KA en EgypteOr, Shékinah semble avoir une origine égyptienne: SHEKEN en hiéroglyiphes.Egyptiens veut dire embrasser. C’est l’enveloppement de deux bras, dans le geste d’embrasser.

En un sens, ces deux bras sont l’équivalent du KA, usuellement appelé « Double », mais qui est en vérité, shakti ou kundalini.

Cette union avec le Double permet de canakiser l’Energie SHEKEM, que les japonais ont appelé énergie REI KI….

Shekem est le nom hébreu de la ville de Sichem, et veut dire aussi « épaule ».

L’épaule est ce qui porte d’un endroit à un autre…

« Abraham se leva de bon matin ; il prit du pain et une outre d’eau, qu’il donna à Agar et plaça sur son épaule [shekem]; il lui remit aussi l’enfant, et la renvoya. Elle s’en alla, et s’égara dans le désert de Beer-Schéba. » Genèse 21:14

Le mot SHEKEM désigne aussi le Sanctuaire et nous renvoie au Tabernacle.

Nous savons que dans le saint des saints où Aaron et Moïse pénétraient deux chérubins l’un masculin, l’autre féminin étaient tendrement enlacés. La voix de YHVH état censée être présente au milieu.

Dans la tradition égyptienne des 9 corps, SHEKEM est le premier corps du niveau spirituel. Il porte en lui les capacités de pouvoir vital de la Vie.

Il est la force vitale de l’individu qui devient une entité non matérielle, la force qui devient entité spirituelle, une personnification au niveau spirituel de la vitalité et de l’énergie humaine. Cette force vitale réside avec les dieux de lumière mais n’est pas un dieu.

Ce corps ouvre la porte à une guidance de notre vie a partir de notre être Cosmique.

Par la dimension qu’il nous apporte, nous prenons conscience de la responsabilité de ce que nous faisons individuellement et collectivement. Nous devons, par son message, équilibrer notre Etre, par notre sagesse et notre intervention dans la VIE.

La lettre Hé

Selon le Zohar, c’est la lettre hébraïque Hé qui est le symbole de la Shékinah.

« La lettre Hé, symbole de la Shékinah , s’ouvre à toutes les prières », et « le monde fut créé par la lettre Hé ».

Selon l’Idéogramme d’origine, le Hé représentait un homme en prière les mains levées vers le ciel en signe d’adoration ou de joie.

le hé proto sinaitiqueLa forme du Hé protosinaïque évoque un peigne qui sert à démêler les cheveux qui symbolise l’émanation de l’énergie divine (barbe et cheveux de l’Ancien des Jours).

Cela nous ramène au secret des tresses du pain de Shabbat et au surnom de « coiffeuse pour dame » donné à Marie par le Talmud. Cette notion de « coiffure de l’énergie divine » se comprend à partir du mythe de Médusa (femme dont les cheveux sont autant de serpents).

Nous savons que Medusa représente le cerveau vibratoire quantique qui tel une méduse flotte au dessus de nous. Situé dans une autre dimension de l’espace-temps, mais tout de même «collée étroitement à la nôtre», ce Cerveau Quantique fonctionne à l’insu de la conscience de la personne, bien qu’il en soit l’outil de son existence et de son expression. C’est dans une de ses multiples couches, que se loge la structure de l’inconscient. Nous avons en réalité deux cerveaux un cerveau quantique et un cerveau neuronal. Le passage de l’un à l’autre se fait naturellement sauf pour les autistes, branchés au cerveau quantique ils ne peuvent faire descendre l’information au niveau neuronal. La communication semble coupée avec le monde d’en bas.

La lettre Hé qui exprime un « mode de communication » entre ces deux cerveau était représentée en Egypte par le hiéroglyphe Djed Medou qui signifie Parole de Dieu. Djed Medou, c’est un serpent dressé, sous lequel se trouve un bâton vertical…

Le Hé porte la postérité dans la descendance d’Abraham, l’anagramme de Béhibaram est BeAbraham.

La circoncision d’Abraham

Abraham, après sa circoncison (milah) ne fut plus appelé Abram, père élevé mais ABRAHAM, il reçut la lettre . De même sa femme Saraï, devint SARAH et reçu elle aussi un Hé à la place du Yod.

Le Hé supérieur et le Hé inférieur sont les petits Hé qui sont englobés dans le grand Hé, symbole de la SHEKINAH.

MILAH , la ciconcision est l’anagramme d’Elohim, Nom qui contient également un Hé.

Milah veut aussi dire « mot » et nous ramène à la parole, le langage, mais il veut aussi dire « coupure ». La circoncison : »Brith Milah », serait aussi l’alliance (brith) du langage.

La circoncision met à nu l’extrémité du phallus. L’image correspondante est le Hé supérieur. Mais Sarah possède aussi le Hé, c’est le Hé inférieur. Ces deux Hé ont leur correspondance dans le tétragramme sacré YHVH et sont liés par le Vav qui signifie crochet mais également phallus.

La Mère et l’Enfant

Ce n’est qu’une fois circoncis qu’Abraham a pu concevoir avec Sarah, un fils qui se nomme ITS’HAK et qui veut dire « il rira ».

« Il rira » nous renvoie à la notion de « logos », en qualité de : discours, intelligence, capacité à utiliser une langue, langage, plaçant Isaac sur le pilier de gauche, la Rigueur en tant qu’archétype de Guevoura.

Dans la philosophie platonicienne, le logos est considéré comme la raison du monde, comme contenant en soi les idées éternelles, archétypes de toutes choses. Il est aussi un concept étant à la fois rationnel et oratoire. Dans la doctrine de la théosophie, Helena Blavatsky définit le logos comme « Chez toutes les nations et tous les peuples, la Déité manifestée: l’expression extérieure ou l’effet de la Cause qui reste à jamais cachée. C’est ainsi que le langage est le logos de la pensée ».

L’Union Mystique

Isaac est le langage parfait de la pensée de son père… Il épouse Rivkah.

Les vertus spirituelles de Sarah se reflétaient chez Rivkah, ce qui poussa Isaac à la chérir chaque jour davantage. Lorsqu’il vit que ses lumières du Chabbat brûlaient d’un Chabbat à l’autre, que la pâte de son pain levait avec une bénédiction particulière et qu’une nuée de gloire planait au-dessus de sa tente, il sut que l’œuvre de sa mère n’avait pas pris fin. C’est alors que « Its’hak fut consolé » de la mort de sa mère.

La naissance des autres enfants d’Abraham, montre tout autant l’influence de Sarah. Car bien qu’Abraham eût engendré ces enfants, « il donna tout ce qu’il possédait à Its’hak. ». À ces enfants, « il fit des dons et, tandis qu’il vivait encore, il les relégua loin de son fils Isaac, vers l’orient, dans le pays de Kédem. ».

S’inscrivant dans l’influence continue de Sarah, Abraham démontrait ainsi qu’il considérait Isaac seul comme son véritable héritier. Ismaël lui-même reconnut cette distinction et, lors des funérailles d’Abraham, bien que plus âgé, il donna la préséance à son frère Isaac, en concédant que c’était à Isaac que revenait le devoir d’enterrer Abraham, il soulignait ainsi le fait que c’était son frère Isaac qui perpétuait l’héritage spirituel d’Abraham. Comme l’indiquent les événements relatés, son « arbre » continua à donner des fruits, et sa vie transcendait les limites de l’existence matérielle.

Au-delà d’être le mariage de deux individus, le mariage d’isaac et de Rivkah fut le premier mariage hébreu de l’histoire.

C’est de ce mariage qu’est sorti le peuple juif et c’est de lui que ce dernier puise les fondements de son existence jusqu’à la fin des temps.

C’est la raison pour laquelle Abraham donna à son fils l’intégralité de ses biens : ce faisant, il montra qu’il investissait dans ce mariage tout son être, toute son essence, car l’essence profonde d’Abraham est d’être le père du peuple hébreu. Ce mariage ne fut pas seulement celui de son fils, il fut la concrétisation de toute son existence. C’est pourquoi il y consacra toutes ses possessions et toute sa force.

Le mariage de Isaac et de Rivkah symbolise la finalité de l’ensemble de la Création : l’union et l’unification de l’âme et du corps.

Isaac était en Terre Sainte et lui-même fut sanctifié par l’épreuve de son sacrifice. Rivkah se trouvait en dehors de la Terre Sainte, dans la maison de Bétouel et de Lavan. Elle était, comme « une rose parmi les ronces ».

Le mariage de Isaac et de Rivkah exprime donc la réunion de ces deux principes : le spirituel et le matériel, l’âme et le corps.

Cette union constitue le but de la Création et de l’accomplissement de tous les commandements de la Torah. Il s’agit en effet de faire résider la Sainteté Divine ici-bas et de faire de ce monde-ci un réceptacle pour le dévoilement de la lumière divine.

La tradition insiste sur le fait que la Shékhina (présence divine) ne règne vraiment en plénitude que lorsque l’homme et la femme se marient et parviennent à avoir des enfants (Zohar I, 122 a).

Cette union mystique du principe masculin au principe féminin, symbolise tous les efforts vers l’unité, et jusqu’à l’union au sein de la Kabbale de la Loi écrite et de la Loi orale (Zohar III, 26 a), jusqu’à l’union du Saint-Béni-Soit-Il et de la Communauté d’Israël dans la prière. (cf. p. 117 et Zohar III, 7 a)

Sources

http://www.fr.chabad.org/
http://www.modia.org
http://wol.jw.org/fr/
http://qui.est.yehoshoua.over-blog.com/

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