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Histoire du miracle israêlien

Un article de Ludwig Schneider

Un regard sur les quarante premières années de l’Etat d’Israël éveille des souvenirs d’événements difficiles à saisir, voire d’événements inexplicables et si semblables aux miracles de la Bible qu’ils sont considérés comme des miracles authentiques («Ness» ou «Pele»).

israel miraclesSi Faust, dans l’oeuvre de Goethe, s’écrie: «L’enfant chéri de la foi c’est le miracle», il serait mieux encore de dire: «… c’est l’enfant chéri de la naïveté», car même certains hommes modernes et rationalistes témoignent de faits qu’ils qualifient – pour éviter le terme biblique – de «rapports de causalité se rencontrant et déclenchant le miracle».

Mais il ne faut pas appeler miracle tout ce qui est mystérieux, sinon certaines personnes ne verraient que des miracles, Ainsi, le véritable miracle se situe entre l’obsession et la fuite du miracle. Par ailleurs, il ne faut pas chercher le miracle pour lui-même, car dès l’instant où il est individualisé, il devient idole condamnable.

Par contre, la clé pour comprendre le miracle se trouve dans la confession des trois hommes dans la fournaise ardente: «Voici notre Dieu que nous servons peut nous délivrer de la fournaise ardente, et il nous délivrera de ta main, ô roi. Sinon, sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux et que nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as élevée» (Daniel. 3, 17-18).

A présent, on peut considérer les quarante années d’Israël comme la suite des miracles de l’histoire biblique.

Le théologien Ralph Luther déclare: «Les miracles font entièrement partie, organiquement, du règne de Dieu – de celui d’autrefois comme de celui à venir».

Bien qu’une vieille pensée rabbinique nous apprenne que «Dieu aussi ne fait bouillir ses miracles que dans l’eau», les témoins oculaires que nous laisserons parler dans ces pages racontent leurs expériences vécues au cours des quarante ans d’existence d’Israël.

Par exemple, Yitzhak Levy, alors commandant de la Hagana, relate l’histoire survenue le 18 avril 1948 lors d’une attaque arabe contre l’implantation juive de Névé Jacov au nord de Jérusalem.

L’armée arabe, équipée de blindés britanniques, avançait contre les Juifs qui, eux, étaient en manque de matériel militaire. A 15h5O, les Arabes se précipitèrent sur les Juifs et, en un clin d’oeil, les cernèrent de toute part. Soixante minutes plus tard, à 17 h, tandis que pour les Juifs il n’y avait plus aucun espoir, de profondes ténèbres envahirent subitement la région où, à cette saison, la nuit ne tombe généralement qu’à 19h30. Dans leur panique, les ennemis prirent la fuite – les Juifs de Névé Jacov étaient sauvés.

Dov Joseph, alors gouverneur civil juif, décrit le combat pour Jérusalem, qui dura 28 jours (du 15 mai au 11 juin 1948).

Il rappelle l’ordre qu’avaient donné les Britanniques aux Juifs en 1927 de revêtir toutes leurs maisons de pierre naturelle de Jérusalem. Par là, les mandataires anglais cherchaient à stopper le «Boom» de construction parmi les colons juifs. Du fait que la préparation des pierres s’effectuait par les Arabes, les livraisons suivaient au ralenti.

Or, lorsqu’en 1948, les unités arabes commencèrent à tirer sur les maisons juives, ils durent constater, épouvantés, que leurs projectiles rebondissaient sur les murs recouverts de cette pierre et qu’ils n’arrivaient pas à les percer. Encore aujourd’hui, on aperçoit sur le bâtiment de la «Turjeman Post» (autrefois la porte de l’amandier), les traces des projectiles tirés en vain. Après coup, on dit: «Ils ont médité de nous faire du mal, Dieu l’a changé en bien».

Nachman Ben Jacov, l’un des rares témoins oculaires encore vivants, raconte en particulier la phase décisive du combat (le 16 mai 1948), lors duquel les défenseurs juifs se trouvèrent dans une position inextricable.

Les Juifs n’avaient à leur disposition que des fusils de récupération, périmés, venant d’Ethiopie, de ces petits fusils italiens d’une portée efficace de 35 mètres seulement. Cependant, lorsque subitement des engins jordaniens approchèrent des positions juives, Nachman Ben-Jacov, dans son désarroi, saisit l’un de ces vieux fusils et tira désespérément sur les chars. Or, quelle surprise, les projectiles percèrent les parois d’acier des blindés. Les Jordaniens prirent la fuite et firent courir le bruit que les Juifs disposaient d’armes anti-chars. Ainsi, ces fusils périmés se transformèrent en armes miraculeuses.

On se souvient aussi de ce célèbre combat au nord d’Israël en juillet 1948.

A cette saison – c’est garanti,

– il ne tombe jamais de pluie en Palestine. Or quelques Juifs luttaient désespérément contre les Arabes beaucoup plus puissants lorsque, soudainement, il commença à pleuvoir! Effrayées, les unités arabes s’enfuirent, pensant qu’il s’agissait d’une «pluie atomique», et qu’Israël «disposait de bombes atomiques».

Tout un chacun se souvient de la catastrophe atomique d’Hiroshima en 1945. Bien sûr, on peut tout expliquer à partir des sciences naturelles. Cependant cette synchronisation précise, cette intervention au moment exact, trahit le miracle.

Autre événement.

A l’occasion de cette surprenante épidémie de diarrhée qui éclata parmi les troupes égyptiennes lors de leur affrontement au Sinaï en 1956, et qui paralysa le zèle des combattants, on aurait aussi pu donner une explication rationnelle: l’eau qu’ils avaient bue était infectée et la nourriture qu’ils avaient mangée était avariée.

Ce qui change tout, cependant, c’est que cela arriva au moment où les troupes israéliennes se trouvaient dans une crise mortelle de ravitaillement. Or la pause de combat provoquée par l’épidémie fut, pour Israël, un laps de temps salvateur.

Certes, de telles interventions surnaturelles ne remplacent pas les efforts courageux des israéliens, mais elles déterminent, au bon moment, la direction de la guerre et, par là, l’issue du conflit.

Lors de la guerre des Six Jours en 1967, une unité de blindés israélienne se trouva soudainement devant un amoncellement de terre dû à un glissement de terrain, qui bloqua l’étroit passage et leur fit faire un détour.

Or ce fut l’occasion pour eux de tomber sur une embuscade jordanienne, dont ils ignoraient l’existence. Ces Jordaniens s’apprêtaient à bombarder, au moyen de leurs Flak, l’armée israélienne en train de conquérir Jérusalem. Par ces bombardements, ils voulaient empêcher la libération de Jérusalem, projet qui, grâce à l’intervention surprise des «Israéliens égarés», fut déjouée. Quant à l’éboulement de la montagne en plein milieu de l’été, on n’a jamais pu en déterminer les causes.

D’étranges choses aussi se passèrent lorsque, en 1973, pendant la fête du Yom Kippour, Israël fut attaqué juste au moment où les hommes, rassemblés dans les synagogues, vaquaient aux devoirs de la prière et du jeûne.

Un officier sanitaire israélien raconte:

«Seuls quelques blindés se trouvaient à notre disposition. Presque toute les munitions étaient parties … nous n’avions plus qu’à attendre la fin. Les Syriens, avides de sang et ivres de victoire, étaient en marche contre nous sur les hauteurs du Golan. Environ 12 000 Israéliens, avec un effectif de seulement 90 chars se virent face à 120 000 Syriens et environ 800 blindés. Nous attendions le coup de grâce lorsque, subitement, l’attaque syrienne s’arrêta net. Que se passa-t-il?

Une main blanche, gigantesque, se glissa entre nous et les Syriens. Elle descendit près des troupes syriennes que nous vîmes aussitôt se replier. La majesté et la beauté de cette main, dont se dégageait une autorité absolue, nous fascina».

L’effet de cette étrange apparition se voyait encore sur ce témoin qui avait lui-même assisté à ce phénomène.

Un autre événement reste un mystère pour nous.

Lors des premiers jours de la guerre au Liban en 1982, alors que le front était encore dangereusement menacé et que les troupes d’élite israéliennes luttaient avec acharnement, gagnant du terrain mètre par mètre, elles virent, avant même d’avoir atteint le front, des Juifs orthodoxes pieux, en chapeau noir et châle de prière, les attendant afin de leur donner des Bibles et de les initier à la vraie prière.

Lorsque, plus tard on demanda à ces hommes pieux, appelés «groupes de commandos», comment il leur avait été possible d’arriver chaque fois avant les troupes d’élite au front, ils répondirent simplement: «Les routes étaient toujours libres, nous n’avons jamais rencontré d’ennemis». Cela fit réfléchir beaucoup de soldats et les incita à se convertir.

La religion juive voit dans la création du monde le plus grand miracle de Dieu – le premier miracle. Dieu qui, au commencement tira le monde du néant, Se réserva la possibilité de créer du nouveau, de provoquer des changements et d’accomplir des miracles scientifiquement inexplicables.

Par là, dans le domaine de la religiosité juive, les miracles fantastiques et étonnants, si tant est qu’ils soient ancrés dans la loi mosaïque talmudique, passent à l’arrière-plan, contrairement à ce que l’on observe dans les autres mystiques.

Par ailleurs, le Talmud enseigne que, dans les affaires et dans d’autres décisions, «il ne faut jamais s’appuyer sur des miracles», car le miracle appartient à la seule intervention de Dieu, ne pouvant ainsi remplacer l’accomplissement de notre devoir.

Le fondateur de l’Etat d’Israël, M. Ben Gourion, n’avait-il pas déclaré: «En Israël, qui ne croit pas aux miracles n’est pas réaliste»?

Ludwig Schneider est un journaliste Juif messianique qui vit avec sa famille depuis 1978 à Jérusalem dans un kibboutz chrétien.

Ludwig Schneider a écrit que « Les chrétiens remarquent le voile sur les yeux des Juifs qui les empêche de voir le Messie, mais lorsque ceux qui ne sont pas Juifs ne croient pas que les promesses de Dieu envers Israël soient toujours valides aujourd’hui, il y a un voile sur leurs cœurs qui encercle toutes les nations. Que ce soit pour les Juifs ou pour les Gentils, ces voiles doivent être enlevés ».

© Nouvelles d’Israël
Vu sur « Le Regard » Bibliothèque chrétienne Online
http://www.regard.eu.org/

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