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Comprendre les secrets de la transmigration des âmes.

Les idées quant à la transmigration des âmes se développent au 15ème siècle et trouvent leur aboutissement dans l’enseignement de Isaac Louria : le ARI HaKadosh. Son élève: Hayim Vital, en est l’interprète dans le « Shaar haguilgoulim », véritable anatomie de l’âme. On peut transmigrer à travers tous les éléments de l’univers, qu’ils soient d’ordre animal, végétal ou minéral, mais pour comprendre la transmigration des âmes, il faut s’instruire des différents aspects de l’âme.

Le livre du Ari HaKadosh, « shaar haguilgoulim, la porte des réincarnations«, sert de référence sur ce sujet. Il parle de l’âme et de ses structures fondamentales. Le Ari explique, notamment, qui revient et pourquoi…

Le Rav Dynovisz a exprimé d’abord ses réticences, durant longtemps, à faire ce cours, parce qu’il entre dans des aspects très profonds de l’âme et des secrets de la Torah, et…, dit-il : « comment cela sera-t-il entendu ? Mais, dans ces dernières générations, nous avons l’ordonnance de diffuser les secrets »…

1er Cours

Pour cette étude, du « shaar haguilgoulim », avec les commentaires du Matok MiDvash, Rav Dynovisz fait d’abord un rappel de ce qu’est l’âme, d’où elle vient, et comment elle se structure. Voici ce qu’il nous explique:

Résumé du cours du rav Dynovisz

L’âme a 5 noms (du bas vers le haut)

  • Nefesh (souffle court),
  • Ruah (le vent),
  • Neshama (respiration, souffle de vie),
  • ‘Haya (la vie),
  • Ye’hida (l’unique, c’est l’âme véritable).

Ces noms ne sont pas fortuits, les noms sont des fonctions de l’âme, ils désignent le rôle que joue l’âme.

Parallèlement, il y a 4 mondes : 4 voiles (cette fois-ci du haut vers le bas) :

  • Tout d’abord, Atsilout (qui vient du mot etsel, à côté, car c’est le monde le plus proche du Divin ; et de matsil : lorsque j’allume une flamme à partir d’une flamme, ce n’est pas une création, mais la 2ème mèche aspire, puise de la 1ère, et se met à briller ; c’est un monde qui a en lui quelque chose de divin,
  • Puis le monde de la Bria (Elokim bara (créa)… mot qui n’est applicable qu’à D., et qui vient du mot araméen bar, à l’extérieur. La Bria est une création extérieure, par rapport à Atsilout. Certes, des notions de Divin se trouvent aussi dans notre monde (l’âme est une partie du Divin), mais ce sont seulement des notions, et non le Divin lui-même. C’est pourquoi on dit que la Bria est créée « à partir de rien », c’est-à-dire sans rien de Divin. Et c’est du paganisme total de croire qu’un homme peut être D.
  • Puis le monde de la Yetsira, qui signifie « formation. Le monde de la Bria est volontairement créé « tohu et bohu », comme un amalgame de forces qui s’entrechoquent, puis vient le monde de la Yetsira, de la formation, qui commence à y mettre de l’ordre.
  • Puis le monde de la Assia, qui signifie ici « réalisation », terminer le Projet.

Il y a donc une structure qui a 4 parties :

Hachem a d’abord créé un monde parfait, qui contient toutes les forces permettant de réaliser le Projet, comme le plan d’un architecte : c’est le monde d’Atsilout. Ensuite, il y a l’histoire, où tout se voile : c’est la Bria, pour permettre le travail de l’homme. Puis la Yetsira, où la construction commence à prendre forme. Et enfin la Assia, le Projet réalisé ; ce sont les temps messianiques.

« Sachsephiroth guilgoulime que chacun de ces 4 mondes, chacune de ces étapes, est aussi divisée en 5 niveaux fondamentaux appelés les 5 partsoufim, les 5 visages ».

Chacun des 4 mondes a 5 niveaux de dévoilement d’Hachem, qui Se montre à chacun suivant son mérite.

Ces 5 niveaux sont :

  • Le Grand visage : Arikh Anpin, qui fait allusion à la sephira du Kéter.
  • Puis un visage appelé Aba, père, qui correspond à l’attribut de ‘Hokhmah.
  • Puis la mère, Ima qui fait allusion à la Binah.
  • Puis Zeir Anpin, le Petit Visage, correspondant à Tiféret. Zeir Anpin englobe les 6 sephiroth : Hesed, Gevourah, Tiféret, Netzah, Hod et Yesod., qui sont comme les 6 jours de la création, les 6 dimensions de l’être incarné.
  • Enfin, Noukvé, la féminité, qu’on appelle aussi Malkuth : la royauté, qui sera le plus important au moment de la Délivrance, où se révèlera la Royauté divine.

« Aujourd’hui, on reconnaît D. comme père, ou amour… mais nous avons encore tellement de questions que nous ne pouvons dire qu’Il est Roi et dirige l’histoire. Viendra un jour où l’on comprendra, et l’humanité posera la couronne (Keter) sur Sa tête. On verra, alors Son visage, tel qu’il est véritablement ; le Grand Visage ».

Rav Dynovisz
http://www.ravdynovisz.tv

Rav Dynovisz nous rappelle le moment où il commence cette étude, c’est à dire : le 8ème jour de Hanouka. Ce 8ème jour est plus que symbolique, car il est en fait la clé principale, pour comprendre les secrets de l’âme.

Le 8ème jour évoque ce qui est au-dessus de l’intelligence et de la nature, et fait allusion au dévoilement de la Lumière cachée au sein de l’obscurité, les secrets de la Torah…

Le 8ème jour de Motze Shabbat (l’extension de Shabbat)

KisséDe par ma propre expérience, j’ai pu constater que lorsqu’on arrête tout pour célébrer le Shabbat, nous créons un espace intérieur de Tsimtsoum (rétractation), qui va agir comme la résistance (le filament de l’ampoule) qui va permettre de faire éclore la lumière.

Entre la fin du shabbat et minuit, à ce moment qui est appelé « Motze Shabbat », nous avons accès à une sphère d’existence cachée que j’ai appelée le 8ème jour.

Dans ce moment du « 8ème jour » les forces de l’ombre ne peuvent pénétrer et une porte s’ouvre sur l’illimité. C’est certainement la raison pour laquelle il est coutume de chanter : Le chant de Elyahou haNavi , le Prophète Elie. Ce prophète, annonciateur du Messie, ne vient ni un vendredi, ni un Shabbat, il vient le samedi soir, au moment du « 8ème jour » qui se trouve en dehors de l’espace/temps, mais que par notre mérite, nous avons le pouvoir de faire descendre dans notre temps : Malkuth.

Pourquoi ce 8ème jour est-il la clé de la transmigration des âmes ?

Parce que c’est le moment où « les narines » sont insufflée de la « rosée » du matin neuf, le moment où une « nouvelle âme », une nouvelle étincelle d’âme, peut se révéler et s’introduire dans « le nez » de « l’homme nouveau du prochain 1er jour ».

Nous savons que nous recevons un supplément d’âme pendant Shabbat, et que ce supplément part, dès que Shabbat est termine, après la Havdalah (séparation – prière de clôture).

Néanmoins, j’ai l’intime conviction que quelque chose de nouveau entre en nous. Une étincelle que nous récupérons, à chaque fois. C’est la raison pour laquelle l’observance du Shabbat accélère la venue du machia’h.

Mikhal

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