Par Ilan Braun

La région de Samarie –Shomrone- en hébreu- fait partie de ces « territoires » qui suscitent depuis plus de quatre décennies des polémiques virulentes. Cette région, mentionnée dans la Torah/Bible plus de 27 fois, est pour les Juifs croyants, partie intégrante de la Terre d’Israël.

 

shomronPour les autres, non-croyants, qui ne partagent pas cette « vision historique », mais qui ont tendance à oblitérer, sciemment ou non, toutes racines les liant à leur propre terre, la Samarie (avec la Judée, sa voisine géographique) symbolise l’attitude rétrograde d’une religion incompréhensible. Celle, pourtant, qui les avait littéralement « bercés et nourris » durant d’innombrables générations..

Pourquoi s’accrocher à ces terres, déjà disputées par les Palestiniens, et ainsi causer autant de soucis à ceux qui veulent (à tout prix !) vivre tranquilles ? De fait, tout un pan de la société israélienne, celle qui se déclare fièrement athée et gauchiste, milite depuis des lustres pour le départ des territoires de ces « fous de D.ieu juifs » (plus vulgairement « les colons » ou les barbus en noir). Leur slogan « la Paix contre les territoires » fonctionne toujours aussi efficacement, de par sa simplicité et sa logique.

Hélas, la réalité est particulièrement difficile à cerner, et l’hostilité de certains pour tout ce qui est d’ordre spirituel n’arrange absolument pas la situation. Pour ces derniers, la Samarie, tout comme la Judée, ne représentent absolument rien. Ces régions sont considérées comme « arabes » comme si leur histoire depuis plus de deux millénaires avait été oblitérée !

karnei shomronKarnei Shomron


Oui, comment en effet expliquer l’attachement viscéral de certains pour ces terres? Dilemme. La Torah écrite nous vient en aide et nous offre quelques arguments et preuves.

Dans la Genèse (chap. 12, versets 6, 7), nous lisons «Abram (avant de devenir Abraham) traversa le pays jusqu’à l’endroit (nommé) Shechem jusqu’au chêne de Moré. Les Cananéens habitaient alors dans le pays. L’Eternel apparut à Abram et dit « Je donnerai ce pays à ta descendance » Abram bâtit là un autel à l’Eternel qui lui était apparu. »


Un peu plus loin, dans le même texte, nous apprenons que Jacob acheta un terrain en dehors de Shechem et y érigea un autel dédié à D.ieu. La ville devint l’une des six villes-refuges cités dans Joshua. De plus les ossements de Joseph, ramenés d’Egypte, y furent ensevelis.

Beaucoup plus tard, après la disparition du royaume d’Israël, les Assyriens amenèrent dans le but de supprimer toute trace juive, un groupe d’expulsés qui constitua la secte des Samaritains. Shechem devint leur capitale et centre religieux. En l’an 72 de l’ère actuelle, Vespasien rasa entièrement la ville pour en construire une nouvelle, située entre les monts Gerizim et Eval. Aux 5e et 6e siècles, des églises chrétiennes furent érigées jusqu’à l’arrivée des envahisseurs arabes en 636.

Au Moyen-Age une petite population juive s’y installa et ceci perdura, avec des hauts et des bas, jusqu’au 20° siècle. La ville fut gravement endommagée lors du séisme de 1927, et les révoltes arabes de 1936 causèrent des victimes dans la population juive.

SOUVENIRS D’ANTAN

Quelques souvenirs remontent à la surface. C’était juste au lendemain de la guerre des Six-Jours (juin 1967), et je me trouvais avec des camarades dans un camion bâché de mon kibboutz, en train de visiter la région nouvellement accessible, celle entourant la ville arabe de Shekhem, plus connue du public non-israélien, sous le nom de Naplouse (Nablus).

On pouvait sentir encore dans l’air une tension évidente. Les gens croisés sur notre route, dès notre apparition, se détournaient rapidement, ou bien les visages se fermaient, reflétant la nouvelle situation. La défaite, on le comprend facilement, avait un goût terriblement amer. Désormais, vaincus et dominés par les Juifs, qui jusque là n’avaient guère été l’objet de sentiments positifs, les Palestiniens découvraient une dure réalité.

Une scène, restée gravée dans ma mémoire : des cabanes, de terre et de branchages, renforcées de cartons et de tôles, hautes de moins de deux mètres, et guère plus larges, avec une seule ouverture, mais sans porte ; entourées de terrains vagues.. Tout cela suintait une désespérante misère, et qui n’avait rien à voir avec la guerre toute récente. Nous, nous regardions, muets, le triste spectacle. Drôle d’excursion !

L’Avenir réside déjà dans le Passé et le Présent

itamar2Aujourd’hui, étudiant la carte de la région, je réalise que notre camion est passé non loin de la communauté (yishouv en hébreu) d’Itamar, à environ sept kilomètres au sud est de Shekhem.. en devenir du moins puisque que celle-ci ne fut créée que dix-sept ans plus tard, en 1984 !

Mais laissons la parole à des personnes qui vivent sur place et dont les nouvelles racines s’enfoncent au plus profond de cette terre antique. Nos amis, Rabbi Moshe Goldsmith, (actuellement maire de la localité), et son épouse Leah, évoquent une partie de leur vie et leurs impressions.

Note : tous les textes, hormis ceux de votre serviteur, sont extraits du site Internet d’Itamar : www.friendsofitamar.org et traduits, plus ou moins littéralement, et/ou adaptés de l’original hébreu ou anglais par le même. Nos remerciements à nos amis du Yishouv, Rabbi Moshe Goldsmith et Leah, son épouse.

leah et rabbi mosheOur good friends, Leah and Rabbi Moshe Goldsmith.

VIVRE A ITAMAR. LE RETOUR AUX SOURCES

Texte de Léah Goldsmith

Le village d’Itamar est situé dans la région de Gav HaHar, qui signifie « la Bosse de la Montagne ». C’est le pays des collines, incroyablement vaste, pittoresque et mystérieux, et également varié avec ses longues et larges vallées qui ressemblent à un manteau de mosaïques de multiples couleurs, allant du vert de jade à celui des petits pois et du brun des châtaignes, durant les mois d’hiver et de printemps. L’été les couleurs deviennent sèches, tout comme celles de la cruche de Rébecca, avec laquelle elle servit Eliezer et les chameaux à Babylone.

Il y a des sources et des puits dans ces collines. L’abondance provenant de la bénédiction adressée à Joseph.. « Les bénédictions de ton père l’emportent sur les bénédictions de ceux qui m’ont conçu, jusqu’à l’extrémité des éternelles collines” (Genèse 49, 25)

Les portions territoriales attribuées à Ephraim et Ménassé, les fils de Joseph, se retrouvent ici sur ces hauteurs.

Dans n’importe quelle direction que le regard puisse se porter, la vue est remplie d’une authentique grandeur biblique et d’une noblesse juive. C’est la caractéristique majeure du paysage, de votre vie en son sein, et vous êtes frappé par le sentiment d’avoir vécu ici par le passé. Lorsque nous avons fait notre aliyah en 1985, par la providence divine, une forte et positive sensation dominait l’atmosphère, et me voici ici, là où je dois être !

Gav HaHar est couronné par deux majestueux sommets qui s’élèvent à 900m au-dessus du pays environnant, les montagnes de la Bénédiction et de la Malédiction –Le Mont Gerizzim (Har Gerizzim) et le Mont Eval.

Ceux-ci ressemblent parfois à deux Mont Sinaï, étincelants dans une sorte de brume sainte, pourprée de splendeur, les rochers pointus sur le côté de l’Eval, et les bois majestueux sur le Gerizzim. Vous ne pouvez pas imaginer que D.ieu a créé ces montagnes pour une autre raison que d’être la porte, les épaules mêmes de la Terre d’Israël, avec Sechrem (en hébreu, littéralement épaule) se nichant dans la vallée. L’hiver, les vents soufflent ici sans cesse. Ils cognent sur les flancs des montagnes et des collines, et frappent les fenêtres de nos maisons.

Parfois, les maisons tremblent sous leur choc. Les nuages, qui voyagent avec le vent, libèrent les bénédictions de la rosée et l’abondance, les bénédictions de Joseph. D’énormes gouttes de pluie tombent sur les petites rues du Yishouv et forment de petits ruisseaux temporaires et des mares. Alors le ciel peut devenir d’un gris très foncé avec une cohorte de nuages également gris, et nous nous souvenons de Noé mettant à l’abri sa famille dans l’arche.

De fait, c’est ici que la plupart des pluies tombent. C’est ce qui se passe d’habitude, lorsque les bénédictions sont offertes. Quand Joseph fut jeté dans la fosse, les cieux se sont soudainement éclaircis et les terres ont attendu. Ce fut une année de sécheresse. Mais même ainsi, les champs sont recouverts de coquelicots sauvages écarlates et de pensées bleues. Les gazelles courent en toute liberté en ces lieux et bondissent de colline en vallon.

Etrangement, peu nombreux sont les Juifs qui se sont installés sur cette Terre. Pour la plupart, c’est un lieu encore caché, peu connu.

Dans tout le Gav HaHar il n’y a pas plus de 850 familles. Il y a quatre Yishouvim, Itamar, Bracha, situé sur le Mont de la Bénédiction, Yitzhar et Elon Moreh. Chaque Yishouv possède son propre panorama, unique par sa position sur la « Bosse de la Montagne. » Elon Moreh sur la pente vers le Nord et la portion fameuse des filles de Tselofhad (voir Nombres 27, 1-8), Yitzhar, vers l’Ouest et une vue à couper le souffle de la Grande Mer (la Méditerranée en hébreu) ; Bracha, avec une vue sur l’ensemble du Gav HaHar, et enfin Itamar, vers l’Est, sur le Jourdain.

Avant la période de l’Intifada d’Al-Aksa, quelques Tel-Aviviens curieux conduisaient leur 4×4 afin de saisir l’atmosphère de cette terre qui s’étend bien au-delà du temps et de l’espace. Cela a cessé maintenant. Nous, les habitants des lieux (note du traducteur : nous n’avons pas traduit, volontairement, le terme anglais de « settlers » par « colons », par trop péjoratif sinon méprisant) sommes très curieux au sujet de tout véhicule qui n’est pas un bus blindé (des bus blindés, est-ce vraiment normal dans un pays civilisé ?)

A certains moments, la vie dans le Yishouv ressemble à celle d’un ermite, avec le calme de la nuit parfois sortant de l’ordinaire. Mais, tout le temps, vous pouvez sentir l’existence éclipsée des gens du pays, comme les Cananéens, les Périzéens, et les Hithéens, qui se déroule parallèlement à la votre mais sur un tout autre plan. Vous ne pouvez vous empêcher de vous demander, quand cela se terminera-t-il ?

Les échos de nos ancêtres, les échos des cris de Joseph montent d’une fosse proche, et vous pouvez entendre « Od Yosef Chay » (Joseph est encore vivant) L’histoire et le futur murmurent dans le vent du printemps. Ils consolent. Ils inspirent.

Ce n’est qu’une question de temps pour que Joseph revienne. « Et vous vous installerez dans le Pays que Je donne à vos pères, et vous serez mon peuple, et Je serai votre D.ieu »

DESENGAGEMENT ou EXPULSION ?

Ici en Terre d’Israël, tout est nouveau, sous le soleil, et, en même temps, paradoxe énigmatique, tout est « déjà ancien », comme une répétition, un écho du passé biblique. Tout est écrit, mais nous ne savons plus –ou si mal- lire le TEXTE, celui de la TORAH/BIBLE !

Leah, l’épouse de Rabbi Goldsmith, évoquant l’histoire si particulière de cette terre, s’est posée la question de savoir si elle aurait été satisfaite spirituellement en restant aux USA, pays tranquille (jusqu’au 9/11 !) Se serait-elle sentie « complète » ?

Sa réponse est un non catégorique, même si le prix « est celui que l’on paye pour passer sur ce pont très étroit qui mène à une vie pour Eretz Yisrael. »

Elle ajoute « et puis ma fille, âgée de 17 ans, Mérav, une « ba’alat middot » a été jetée en prison, le mois dernier, pour avoir manifesté contre le « désengagement des colonies » Simplement en tenant une banderole sur laquelle était dit « Les Juifs n’expulsent pas des Juifs de leur patrie ». Pour cela, on l’a traînée par sa queue de cheval dans un fourgon de police, qui l’emmena jusqu’à la prison, pour les quatre jours suivants ! Mérav, en compagnie d’autres jeunes, a pu ainsi apercevoir quelquefois d’autres détenus, de vrais criminels et des assassins. On dit que la criminalité en Israël a augmenté récemment de manière incroyable. On n’en doute pas un seul instant, lorsque des élèves brillants de quatorze ans, manifestant pacifiquement contre les projets diaboliques de ce gouvernement pour déraciner les communautés juives, vieilles de plus de trois décennies, se font arrêter, et ainsi faisant place à des terroristes qui pourront, demain, attaquer plus facilement des villes comme Ashkelon ou Hadera ! »

Lorsque je pense qu’il y a vingt ans presque, jour pour jour, que nous nous sommes installés en Israël, Itamar était encore un lieu sauvage, non cultivé. Nous étions peuplés par des rêves, sachant qu’ici nous avions d’immenses possibilités. La tâche fut rude avant de redonner à cette terre sa prodigieuse abondance. Nos sages disent que c’est un lieu rude et isolé pour y vivre. C’est de là que Joseph fut vendu par ses frères à l’Egypte, là où Dina fut prise.. et aujourd’hui (2005) un endroit où les Arabes ont le droit de porter des armes, et qui les ont utilisées contre nous. C’est un lieu où il y a une guerre contre l’ennemi, qui est installé sur les sépultures de nos saints, et qui les profane et les brûle.

Notre « patrie » c’est le lieu où le Peuple d’Israël s’est rassemblé « épaule contre épaule » (Shechem echad al achecha ) L’endroit exact où Joseph retourna, longtemps après sa mort en Egypte, pour enfin trouver le repos final, et après qu’il eut pardonné et oublié ce qu’avaient commis ses frères, en le jetant dans la fosse. Il ne combattit pas ses frères, en dépit de leurs actes . Le peuple qui vit ici maintenant a le sens de cela, de l’essence profonde contenue dans ce lieu.

Les anciennes mémoires persistent dans votre conscience, les ancêtres sont présents dans votre psychisme, vous soutenant. Le Gaon de Vilna écrivait dans un livre sacré il y a plus de 200 ans que nous devons prier pour le MESSIE FILS DE YOSEF, chaque jour, pour ne pas mourir à la guerre. Pas d’unité, pas de fondations, alors tout s’écroule. Nous sommes donc encore loin de dire « mission accomplie ». Mais nous n’avons pas le choix sauf de rester forts dans cette lutte. Les enfants qui sont élevés ici sont très opiniâtres. Ils sont tous bons et généreux avec Am Yisrael –le Peuple Juif- et fougueux pour Eretz Yisrael –la Terre d’Israël. Nous restons unis dans le combat.

Hashem oz lé’amo yitayn, Hashem yévarech et Amo Béshalom! HaShem –Le Nom- D.ieu donne au peuple la force, HaShem bénit le peuple avec la Paix (le Shalom)

COMMENTAIRES D’UN AMOUREUX DE LA « TERRE »

Ilan Braun

Par temps très clair, d’Itamar on peut distinguer, d’un côté, la silhouette de la Tour Shalom de Tel Aviv et de l’autre, le Mont Hermon. Les distances se rétrécissent, démontrant à quel point le pays est minuscule, un véritable mouchoir de poche. Pourtant, c’est ce même mouchoir qui parvient à susciter, tour à tour, la convoitise, la jalousie, la haine d’une grande partie de l’humanité. A tenter de savoir qu’elles en sont les raisons, on risque fort de se perdre.

Nulle logique ici ne parviendra à percer l’énigme de la Terre d’Israël. Car dans ce mouchoir de poche point de pétrole, ni de charbon, ni d’or, ni de pierres précieuses ! Non, rien de tout cela. Rien que du sable, des pierres, des fermes, des vergers, des forêts, des villes, des usines, des écoles, des universités, des hôpitaux, des synagogues, des yéshivot, et rien que des Juifs.. enfin presque ! Alors, dîtes-moi, vous les experts, les savants en histoire antique, en géopolitique, en démographie, en psychanalyse, et autres, comment se fait-il que le monde entier puisse convoiter ce minuscule lopin de terre ?

Depuis la nuit des temps, les hommes se sont battus comme des sauvages afin de s’accaparer les richesses de leurs voisins : leur or, leur pétrole, leurs terres à blé, et leurs fleuves, et je ne sais quoi encore, mais toujours pour de solides et sordides raisons matérielles.

Et pour cette Terre d’Israël ? Cherchez je vous prie et trouvez-moi une seule raison pour toutes ces guerres, tous ces attentats ignobles ! Je sais, certains évoqueront la peste antisémite, qui ravage l’humanité entière. Celle-ci expliquerait tout et ce serait alors bien pratique. En fait, les explications savantes des psychanalystes échouent lamentablement car elles ramènent tout au matériel ou à l’intellectuel, mettant de côté les implications spirituelles de ces comportements haineux et violents.

Le rejet du Peuple juif, par les Nations, où qu’il soit, sur sa terre ou en terres d’exil, serait-il simplement l’expression spontanée du refus de reconnaître le D-ieu Unique, sa Loi (Bible-Torah) et son autorité sur l’ensemble du monde et sur les évènements de quelque nature qu’ils soient ? Les Juifs rappellent, constamment l’existence de ce Créateur qui décide de tout ; et cela peut irriter nombre d’individus.

Contester à Israël son droit sur sa Terre (donnée en héritage par D.ieu Lui-même), c’est tout simplement réfuter l’existence du D.ieu Unique.

De là, tout découle et l’aveuglement des hommes est tel que la seule issue possible, du moins à leurs yeux non dessillés, est la confrontation sous toutes ses formes. Elle se manifeste sous nos yeux, continuellement, au niveau politique, économique, culturel, idéologique.

Résumons, l’antisémitisme semble être une forme d’expression « logique » des Nations, et seul, un changement radical de leur vision métaphysique du monde pourrait faire évoluer les choses, positivement, tant pour elles que pour les Juifs ! Et aussi la croyance en un même et unique MESSIE ! Rêve, pure utopie ? Mais n’est-ce pas l’idée même du messianisme ? Les promesses de la Torah ont été, sont et seront toutes tenues. L’histoire entière d’Israël en est la preuve vivante.

Oubliés des médias, les villages de toute la région sont régulièrement la cible d’attaques terroristes.

A Itamar, la famille Shabo. Rachel et ses trois enfants sont assassinés sauvagement tandis que leur voisin, Yossi Tuitou, responsable de la sécurité, qui se portait à leur secours, est lui aussi abattu. Cinq victimes de plus de la « paix » concoctée par des gens de peu de foi.. Oslo, Camp David, Madrid, etc. des serments de vent et de sang innocent..

LES MARTYRS D’ITAMAR

Cette liste en dit plus que tous nos écrits !

Rabbi Binyamin Herling, 65 ; Aryeh Orlando, 48 ; Gilad Zar, 41 ; Meir Lixenberg, 36 ; Matan Zagron, 22 ; Nitanel Riharchi, 15 ; Gilad Shtigletz, 14 ; Avi Siton, 15 ; Rachel Shabo, 38 ; Neria Shabo, 15 ; Tzvika Shabo, 12 ; Avishay Shabo, 5 ; Yosef Twito, 30 ; Shlomo Miller, 50 ; Eliyahou Asheri, 17.

Que l’Eternel venge leur sang !

itamar3ET MALGRE TOUT DES PROJETS !

En dépit du terrorisme, des vols (un troupeau de moutons en février) et des déprédations répétés, jamais les habitants d’Itamar n’ont cessé de préparer des projets, et surtout de les concrétiser ! Agriculture bio, horticulture, maraîchage, élevage, etc. Construction d’une synagogue, école, bibliothèque, organisation de séjours de vacances pour les jeunes, la liste est interminable.. Avec l’appui d’amis du monde entier, Juifs et Gentils, ces projets se concrétisent lentement mais sûrement.

URGENT MITSVAH

Vous aussi pouvez les aider en envoyant un don, même modeste.

Nous contacter aux adresses mentionnées en fin d’article

Nous sommes les émissaires du Peuple d’Israël, sauf que le peuple d’Israël (et le monde entier ?) ne s’en rend pas compte

(adapté à partir d’un article de Nadav Haetzni, du journal israélien « Maariv » 7 août 1998)

Arad est un ancien membre du kibboutz Kinneret (sur les rives du lac de Tibériade) qui est devenu religieux dans les années 1980. Désormais installé à Itamar, et pratiquant l’agriculture, celui-ci a toujours l’impression de perpétuer l’œuvre de ses ancêtres pionniers de la Vallée du Jourdain. Il continue de faire ses périodes de réserviste, annuelles, dans sa brigade de parachutistes.

« Vous avez besoin d’une bonne dose de foi ici, car autrement vous ne resteriez pas ici plus d’une seconde avec tous les dangers qui se cachent derrière chaque rocher » déclare-t-il

« mais ce village est situé sur le nombril même de la terre et nous sommes ici pour être sûrs que le nombril ne se sera pas coupé du reste du corps. Si vous voulez, je suis ici un volontaire. La différence entre nous et le kibboutz Dégania Aleph (situé sur les rives du lac de Tibériade, le premier dans l’histoire d’Israël) par exemple ; est que Dégania est situé sur le site d’un ancien village arabe et qu’ici, nous sommes sur des terres domaniales (publiques) et éloignés de tous. Alors quiconque prétend que nous n’avons pas besoin d’être ici, doit d’abord rendre Dégania, et alors nous discuterons ! »

Du sommet de la montagne d’Itamar vous pouvez apercevoir les maisons du village de Bracha, au-dessus de Shechem. J’avais visité ce village juste avant le retrait de l’armée, afin de rencontrer Leah Ziv-Pereg. Le premier mari de Léah, avec un militaire réserviste, Arthur Hersting, avait été assassiné sur la route menant à Bracha. Elle s’était remariée, et retourné à Bracha, et élevait maintenant huit enfants et.. des arbres fruitiers ! « Nous continuons ici, c’est notre but et aujourd’hui l’objectif est d’ajouter le maximum de familles afin que nous puissions continuer.. »

Tous ces villages, depuis leur création dans les années 1980, ont mené une « guerre » d’endurance et de développement. Depuis Oslo, et avec l’Intifada, c’est aussi une lutte quotidienne pour leur survie et un combat permanent pour la terre. C’est aussi la terreur des attentats perpétrés régulièrement contre des membres de ces communautés.

Voitures mitraillées ou attaquées à coups de pierres. Bombes commandées à distance, par exemple lors du passage d’un autobus rempli d’étudiants se rendant à la Yéshiva de la Tombe de Joseph (détruite depuis par les Palestiniens), ou incursions meurtrières dans les villages mêmes.. Trop de victimes, mais aussi nombre de miracles. L’entraide ici n’est pas un vain mot. Tout le monde se retrouve lors de ces tragédies. Une famille endeuillée n’est jamais abandonnée. L’aide, spontanée, vient de tous les villages, de même que pour les paroles de réconfort. Ces interventions font partie de la « routine ».

En dépit de ces terribles menaces, les générations prennent racines dans la terre et se fortifient. La deuxième génération se distingue déjà de la première. Pas de questionnement concernant leur véritable foyer. Ils sont chez eux. Point ! Leur psychologie diffère quelque peu de celle de leurs parents. Dans une large mesure, ce genre d’installation agricole et “primitif” représente en quelque sorte une adaptation, par la jeune génération, des règles du jeu employés par les Arabes. Jeu étroitement lié à la lutte pour la terre.

La manière avec laquelle ils exploitent les collines de Yitzhar et d’Itamar ne nécessite pas de gros budgets, ni un grand nombre de personnes. Tout ce que vous avez à faire est ce que font les Arabes : monter deux cabanes, faire paître un troupeau de moutons, et planter des arbres. C’est ainsi que des (nouvelles) frontières sont constituées, et cela crée un nouveau défi dans la compétition pour la terre. Contrairement à l’image populaire, les personnes ne sont pas concernées par l’esprit de revanche et de rédemption par le sang, mais motivées par la rédemption de la Terre.

Ainsi en dépit d’un gouvernement prêt à un maximum de concessions aux Palestiniens, après les expulsions, brutalement effectuées, de plusieurs communautés, et l’attitude hostile d’une partie des Israéliens, le moral des habitants des régions de Samarie et de Judée, reste élevé et le ton, optimiste. Très optimiste.

L’un de ces idéalistes-optimistes, Yaakov Katz, dit « Ketzélé », résident de Beit El, responsable de la bien connue chaîne de radio Aroutz-Shéva (7) et du Conseil des Villages de Judée, Samarie et Gaza, pouvait se permettre de déclarer juste après l’enterrement de plusieurs victimes du terrorisme :

« La réalité d’aujourd’hui est qu’en Judée et Samarie, vivent près de 200 000 Juifs, et qu’à Jérusalem, il y a plus de Juifs dans la partie Est de la ville que dans celle de l’Ouest. Ceci est une autre raison d’être optimiste, en plus de notre vision et de notre foi. Nous croyons que ce que nous sommes en train de réaliser fait partie de la lutte pour l’indépendance du peuple juif. Nous représentons seulement une partie de l’effort plus conséquent encore qui débuta il y a plus de cent ans. Aujourd’hui, après ceux qui l’ont poursuivi à travers les différentes étapes, et qui sont devenus fatigués, nous, à notre tour, le perpétuons. »

Et puis, à la question « Mais tout de même, qu’en est-il du retrait de l’armée (de ces régions) et d’un état palestinien ? » de répondre « Je sais que cela ne sonne pas comme un processus logique, mais l’entreprise sioniste n’EST PAS LOGIQUE et qu’en dépit de cela nous avons réussi à renverser cette logique !

je me souviens que lorsque nous avons établi Beit El avec les six premières familles, j’étais allé aux Etats-Unis afin de récolter des fonds. Ils me dirent alors, « Oubliez cela, vous partirez bientôt » mais contre toute attente, il y a aujourd’hui près de 1000 familles à Beit El. En conséquence, de même que pour aujourd’hui, nous n’avons pas besoin de paniquer devant les problèmes du moment. Nous devons voir l’entreprise dans sa totalité, dans laquelle nous progressons tout le temps. Et je crois avec certitude que malgré toutes les persécutions, les difficultés, et les attaques, nous avons suffisamment d’énergie pour continuer et aller de l’avant. »

COMME DES VOLEURS DANS LA NUIT

Visiter de nos jours le Kéver (Tombeau) de Yoseph HaTzaddik –Joseph le Pieux- est devenu un exploit. Chaque visite organisée, en coordination avec l’armée, évoque un marathon et ressemble presque à un miracle ! Mais n’est-ce pas à chaque fois un véritable miracle ? Bien sûr que si.

Tomb_of_Joseph_at_Shechem_1839,_by_David_Roberts« Tomb of Joseph at Shechem », by David Roberts 1839

Le site du Kéver a connu des évènements dramatiques ces dernières années.

En septembre 2001, il était envahit par la foule palestinienne délirante et partiellement détruit à coups de pioches, puis incendié. Le dôme du bâtiment abritant le Kéver, lui, a quasiment disparu. Tous livres saints qui s’y trouvaient, servant aux étudiants qui venaient régulièrement pour prier, furent également détruits, ou brûlés. Le comble de l’horreur fut atteint lors du « départ » de l’armée, supposée surveiller le site. Suite à des échanges de tirs, un soldat israélien, gravement blessé, dut attendre la fin des pourparlers entre les responsables militaires israéliens (et politiques) et Palestiniens. Ainsi au lieu d’intervenir rapidement et en force pour évacuer le blessé, on parlementa, démontrant, une fois de plus, la faiblesse spirituelle des dirigeants politiques actuels du pays. Le soldat mourut à cause de leur défaillance morale. HaShem yiqqom damo ! Puisse l’Eternel venger son sang!

Nos amis Leah et Moshe Goldsmith, écrivent après une visite effectuée durant la fête de Souccoth (Tammouz 5763 – Septembre 2002 , c’est le mois de naissance de Yoseph) :


« Soudainement, nous avons été éjectés de nos rêves et nous sommes trouvés dans un décor peu familier. Désorientés. Une profonde mélancolie régnait dans le sanctuaire. Une forte et immonde odeur se dégageait du sol. La ménorah qui ornait l’entrée avait naturellement disparu. Ce qui était avant un hall résonnant de l’écho des prières et de l’étude de la Torah était devenu comme une coquille vide et carbonisée. Nos âmes se recroquevillaient à chaque coup d’œil.

Comment Yoseph pouvait-il survivre cette attaque sur sa « demeure » ? Et nous-mêmes ? Des chandelles furent doucement placées sur ce qui fut autrefois la majestueuse dalle funéraire, désormais brisée en centaines de fragments. Résistant à tout, les piliers d’Ephraïm et de Manassé se dressaient immuables. Avec des sentiments mélangés, nous étions debout pleins de reconnaissance pour avoir pu rejoindre notre bien-aimé. C’était vraiment un privilège. Tous ceux qui avaient tenté de la faire, et ceux qui avaient pleuré le plus intensément lors du carnage, semblaient se retrouver ici.

Yoseph est le Rassembleur. Il nous rassemble autour de lui et réconforte, et assure Am Yisrael –le Peuple Juif- que de la fosse, lui aussi en sortirait bientôt. »

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CONTACT en ISRAEL: Rabbi Moshe Goldsmith: moshe@friendsofitamar.org

Téléphone : 972 2 997 5053 – Fax: 972 2 997 5333

Adresse postale: Itamar, D.N. Lev HaShomron 44834, Israël

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