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Il y a des moments où la soupape saute, où le vase déborde, où la nausée vous prend face à une situation insupportable et qui dure depuis trop longtemps. C’est le cas avec les députés arabes à la Knesset.

députés-arabesLa délégation de députés arabes israéliens en Jordanie – Crédit photo : porte-parole de la Liste arabe unie

Photo à la une : Ahmed Tibi

Par Shraga Blum

Ils sont citoyens israéliens, ils sont rémunérés par le contribuable israélien et bénéficient à vie de tous les avantages accordés aux élus du peuple.

Mais à chaque fois qu’ils s’expriment du haut de la tribune de la Knesset ou en commission, ou dès qu’ils ont un micro face à eux – ici comme à l’étranger – ils déversent leur fiel contre Israël et calomnient l’Etat dont ils profitent pourtant d’avantages auxquels ils n’auraient même pas rêvé dans aucun pays arabe.

Ils ne ratent jamais non plus une occasion pour exprimer leur solidarité envers la cause palestinienne qui menace l’existence de l’Etat d’Israël, et ils rendent hommage aux « shahids », ces valeureux « héros » qui veulent rejoindre Allah en emmenant avec eux un maximum de Juifs si possible.

Mais aujourd’hui, la coupe est pleine.

Alors qu’Israël enterre ses morts, chaque député arabe qui a été interviewé à non seulement refusé de condamner l’assassinat d’innocents mais a au contraire affirmé son « soutien à la lutte contre l’occupation », terme générique pour désigner l’assassinat prémédité d’hommes, femmes et enfants. Parce que Juifs.

C’est Ayman Oudah, président de la Liste arabe unifiée, qui déclare « ne pas avoir à juger de la manière dont les Arabes palestiniens luttent contre l’occupation ». C’est Hanin Zoabi qui dit que « les Arabes palestiniens ont le droit d’exprimer leur colère comme ils l’entendent », c’est Bassel Ghattas qui « soutient la lutte contre l’occupation par tous les moyens ».

Même des journalistes israéliens, d’ordinaire complaisants à l’extrême envers les députés arabes avouent qu’ils ne sont pas arrivés à leur arracher ne serait-ce le début d’une condamnation de l’assassinat d’un couple qui laisse quatre orphelins ou d’un rabbin père de huit enfants.

Et ils ne font pas que parler.

Certains participent à ces fameuses « flottilles » dites humanitaires destinées à venir en aide au Hamas.

D’autres parcourent le monde pour soutenir le BDS, encourager la campagne de boycott d’Israël ou participer aux « Semaines contre l’apartheid », sans réaliser que leur présence et leur impunité sont le démenti cinglant de cette calomnie!

D’autres encore, comme Jamal Zahalka ou Taleb Abou Arar, qui se sont récemment rendus sur le Mont du Temple et se sont livrés à de méprisables provocations envers les policiers ou les visiteurs juifs.

Sans oublier ceux qui collaborent avec l’ennemi en temps de guerre, tel le député Azmi Bishara qui a fui Israël après avoir livré des informations au Hezbollah lors de la 2e Guerre du Liban en 2006.

Invoquer ici la démocratie, les droits des minorités ou le racisme ne serait pas seulement incorrect mais foncièrement indécent. Aucune démocratie au monde, surtout si elle était menacée, ne tolérerait une telle attitude de la part de représentants élus.

Pas plus la France que les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne.

Ce qui dans ces pays serait immédiatement taxé de haute-trahison ou de soutien à l’ennemi est toléré ici en raison d’un dévoiement de l’être juif dû à des siècles de persécutions: nous voulons être aimés, nous voulons faire mieux que les autres, le regard du monde entier est dirigé vers notre minuscule pays, on nous observe à la loupe, alors comportons nous de manière exemplaire. Quitte à nous suicider.

La problématique posée en Israël par une partie de la population arabe ainsi que ses élus ou les associations qui la représentent n’est guère différente de celle qui prévaut en Occident : la capacité d’une collectivité arabo-musulmane à vivre en minorité respectueuse et loyale dans un pays majoritairement non-musulman.

Dans son ouvrage édifiant « La pensée égarée », l’historienne et philosophe de gauche Alexandra Laignel-Lavastine s’inquiète fortement de la cécité de la gauche bien-pensante française et européenne face à l’avancée de l’Islam radical.

Elle résume le problème ainsi : « Et s’ils (les Musulmans radicaux) parvenaient à puiser dans le raffinement de notre civilisation, ses complications, son indulgence et ses règles de droit un avantage susceptible de rendre leurs assauts irrésistibles? »

Tout y est dit: les adversaires de la démocratie se sont toujours servis d’elle et des opportunités qu’elle offre pour tenter de la détruire de l’intérieur.

Et ce qui est en marche aujourd’hui sur le sol européen l’est d’autant plus en Israël où un conflit civilisationnel est en cours depuis plus d’un siècle.

Force est de constater malheureusement que depuis la création de l’Etat d’Israël en 1948, la population arabe s’est toujours donné des représentants qui ont préféré brandir le drapeau de la cause arabe palestinienne et soutenir le terrorisme plutôt que de lutter pour les droits civils et sociaux de leurs électeurs.

J’attends avec impatience le moment où ces députés seront remplacés par des représentants de la population arabe bien plus dignes, à l’image d’Annette Haskaya, Mohamed Zoabi ou George Deek, notre actuel ambassadeur en Norvège.

Shraga Blum

http://www.israel-flash.com

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