Origines Juives des fêtes Chrétiennes de Félix Perez, éd. ConvergencesLe passionnant « Origines Juives des fêtes Chrétiennes »* de Félix Perez, éd. Convergences décrit les bases juives souvent insoupçonnées de nombre de fêtes et rites chrétiens. Ici, un extrait relatif aux mystérieuses origines du 25 décembre pour Noël, date célébrée de naissance de Jésus**.

Comme le montre le livre, le 25 décembre de Noël n’a rien à voir avec le 25 Kislev de la fête de ‘Hanouka, malgré la forte ressemblance et sa fréquente occurence aux mêmes périodes *

**6 janvier, pour l’Eglise Orthodoxe, à qui s’applique l’explication, moyennant translation globale de calendrier.

1ères occurrences du 25 décembre

La fête de Noël marque la naissance de Jésus.

A l’instar des juifs de leur époque qui célébraient les dates de décès plutôt que les anniversaires, les Evangiles prescrivent de célébrer régulièrement la mort / résurrection du Christ (chaque dimanche et à Pâques), mais pas sa naissance !


Comme la date précise de la naissance du Christ, la fête qui la commémore a donc été instituée par les pères fondateurs de l’Eglise, sans référence précise aux Evangiles.
NB : Son année de naissance est incertaine, liée à la mort d’Hérode (-1) ou au recensement de Quirinius (+6).

Il faut attendre l’inscription du christianisme dans les arcanes du pouvoir pour voir, vers 350, instituer la fête de Noël.

Les 1ères références au 25 décembre, datent du «de pascha computus» de Cyprien en 243, puis de 311 et 336. Cette date est par coïncidence, celle du solstice d’hiver à laquelle l’Empereur Aurélien (vers 270) avait fixé la fête du soleil, Sol Invinctus à laquelle Constantin, récent chrétien, substituera celle de la naissance du Christ. Mais, ce faisant, il se réfère à la date calculée par les Pères de l’Eglise (peut-être par Hippolyte de Rome en 204), cela, bien avant la fixation du dit Sol Invinctus.

Le 25 décembre, sur les traces de Moïse…

Les calculs des pères fondateurs semblent basés sur la Bible et le Midrach :

Moïse, comme les patriarches, est né et mort le même jour, soit pour Moïse, le 7 Adar.


Afin d’inscrire Jésus dans la lignée des plus grands personnages bibliques1, les pères fondateurs ont alors eu pour souci de faire coïncider les dates de naissance et de mort de Jésus.

Jésus est mort à Pâques, équinoxe de printemps, soit, en date solaire commode, le 25 mars et Jésus doit donc naître le 25 mars*.

Jésus étant, dès son apparition au monde, de nature divine ne peut que naître dès sa conception. (Ce concept est fondamental dans la condamnation de l’arianisme, hérésie chrétienne qui prêtait à Jésus un caractère non divin).

Etant donc conçu – équivalent de né – le 25 mars, il doit donc être mis au monde neuf mois plus tard, soit le 25 décembre**.

*6/4, pour ceux qui célèbrent Noël le 6/1. **6/1 pour ceux qui fixent Pâques le 6/4

Sans rapport avec le 25 Kislev de ‘Hanouka !

Ce n’est donc pas à une analogie superficielle avec le solstice d’hiver, ni non plus avec le 25 Kislev, date de la fête juive des Lumières, que Noël se raccrocherait a posteriori.

Les pères fondateurs ont explicitement tenu à inscrire Noël dans un faisceau de références juives tel que mentionné ci-dessus, de la même manière qu’ils l’ont fait pour l’ensemble du Second Testament. Les traces de leur inscription subsistent dans le rituel chrétien, mais ont été quelque peu estompées par le temps et par une certaine volonté de distanciation du judaïsme, qui s’avère aujourd’hui quelque peu remise en question par l’Eglise.

Origines Juives de rituels de Noël

Si les bougies de Noël brillent souvent en même temps que celles de la fête juive de Hanouka, d’autres rites ou symboles de l’Eglise évoquent des origines juives .


La célèbre «Crèche de Noël» évoque la naissance de Jésus et son repos de bébé entre le bœuf et l’âne de la grange. Contemplant cela, peu de gens en imaginent le contenu biblique juif. La Crèche est pourtant ancrée aux prophéties messianiques juives d’Isaïe (1) «le bœuf a reconnu l’âne de son maître et l’âne sa crèche», et d’Habacuc (3) qui prophétise «tu te feras connaître entre deux animaux», que les Evangiles ont repris en vue de prouver la naissance miraculeuse de Jésus, en accomplissement de la Bible juive.

Le 1er Janvier, nouvel an civil, n’est autre que la date chrétienne de la circoncision de Jésus, célébrée et mentionnée dans leurs calendriers jusqu’en 1970.

La visite des 3 Rois Mages pendant la convalescence de Jésus après sa circoncision découle de la visite des 3 anges à Abraham après sa circoncision.

L’arbre de Noël (sapin dans nos contrées) est peut-être inspiré de l’arbre de vie et de mort du Jardin d’Eden. Cet arbre était représenté avec Adam et Eve, dans les crèches des Eglises, peu à peu importées dans les foyers privés.

Le houx peut évoquer le buisson ardent à partir duquel D. ieu se manifeste pour se révéler dans le désert à Moïse. On l’appelle également Arbre de Jessé (du nom de Jessé, père du futur Roi David et ancêtre annoncé du Messie), pour évoquer l’arbre généalogique qui rattache Jésus à David, confirmant ainsi sa légitimité à accomplir la promesse prophétique de la Bible (Isaïe : «et un rameau poussera de Jessé»).

Les cadeaux évoquent ceux que les Mages font à Jésus lors de leur visite.


NB : le père Noël est récent et n’est pas spécifiquement lié à un rite chrétien.

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