SHARE
Dimanche prochain (24 juillet 2016 – 18 Tamouz – au lieu du 17 qui tombe un Shabbat), le peuple d’Israël commémorera la chute de Jérusalem et la destruction du Second Temple par Titus en l’an 70 de notre ère, mais aussi celle du Premier Temple concluant trois ans de siège contre Jérusalem, le 9 Tamouz (Jérémie 49, 2; 52, 4-5) sous le règne du roi Sédécias, 586- 598avant notre ère)

_17_tamouz_Le peuple d’Israël, en mémoire de cette double catastrophe au cours de laquelle il perd son indépendance nationale et spirituelle, respecte une journée consacrée au jeûne et à la contrition.

«Juda est allé en exil, accablé par la misère et une dure servitude; il demeure parmi les nations, sans trouver de repos. Ses persécuteurs, tous ensembles, l’ont atteint dans les étroits défilés» (Lamentations 1, 3).

Le15 juillet 1099, lors de la première Croisade, Godefroy de Bouillon s’empare, après cinq semaines de siège, de Jérusalem en brisant les murailles de la Capitale éternelle d’Israël.

A l’issue de cette victoire, deux mille Juifs sont brûlés vifs à l’intérieur de la grande Synagogue de Jérusalem. Godefroy de Bouillon, désormais devenu le premier souverain de Jérusalem, y règne en maître incontesté. Jérusalem restera aux mains du Christianisme durant moins de cent ans (1099-1187).

En 1187, Saladin s’empare à son tour de Jérusalem et transforme la Cité de Dieu en un lieu principalement musulman en y interdisant toute présence juive et catholique.

En 1219, les murailles de Jérusalem sont détruites de nouveau.

Le retour d’Israël à Jérusalem entamé par le mouvement Bilou [2](6 juillet 1882), uniquement composé de 14 jeunes pionniers venus d’Europe de l’Est, avalisé par les Nations lors de la Déclaration Balfour (1917) et officialisé par la Déclaration d’Indépendance d’Israël (1948) donne encore plus de force à ce jeûne du 17 Tamouz.

Alors même que notre peuple d’Israël, aujourd’hui souverain, a recouvré une partie de sa terre ancestrale, Erets Israël, pourquoi devrions-nous encore poursuivre la pratique de ce jeûne historique?

La réalité d’Israël nous montre que le combat pour Jérusalem n’est pas clos.

En effet, de nouveau, Israël subit l’agression barbare du terrorisme « palestinien » dont les prétentions avouées ne sont ni plus ni moins que la destruction d’Israël et du cœur de l’âme juive: Jérusalem. Les Nations veulent diviser Jérusalem, l’Unesco qualifie le mont du Temple et le Kotel (mur ouest) de vestiges musulmans …!!!! etc… etc…

Le jeûne collectif du 17 Tamouz vient rappeler à Israël que la source de la force de notre peuple Israël trouve sa source en la Providence divine.

«Que l’Eternel donne la force à son peuple! Que l’Eternel bénisse son peuple par la paix!» (Psaumes 29, 11)

La pratique du Jeûne constitue le témoignage de notre pleine et entière confiance en Dieu, Gardien d’Israël ne cessant de veiller sur son peuple!

Cantique des degrés :

1 Je lève les yeux vers les montagnes, pour voir d’où me viendra le secours.

2 Mon secours vient de l’Eternel, qui a fait le ciel et la terre.

3 Il ne permettra pas que ton pied chancelle, celui qui te garde ne s’endormira pas.

4 Non certes, il ne dort ni ne sommeille, celui qui est le gardien d’Israël.

5 C’est l’Eternel qui te garde, l’Eternel qui est à ta droite comme ton ombre tutélaire.

6 De jour le soleil ne t’atteindra pas, ni la lune pendant la nuit.

7 Que l’Eternel te préserve de tout mal, qu’il protège ta vie!

8 Que le Seigneur protège tes allées et venues, désormais et durant l’éternité!

(Psaume 121).

Le jeûne du 17 Tamouz, connu comme Chiva Assar beTamouz est le début de la période des Trois Semaines de deuil pour la destruction de Jérusalem et des deux Saints Temples.

Ce jeûne commémore en fait cinq événements tragiques survenus à cette date :

  • Moïse brisa les premières Tables de la Loi lorsqu’il vit le peuple juif adorer le Veau d’Or.
  • Au cours du siège de Jérusalem par les Babyloniens, le sacrifice quotidien fut interrompu par manque de bétail.
  • Apostomos brûla un rouleau de la Torah.
  • Une idole fut installée dans le saint Temple.
  • Une première brèche fut percée ce jour-là dans les murailles de la ville sainte par les Romains en l’an 69 de l’ère commune, après un long siège. (Trois semaines plus tard, après que les Juifs se soient vaillamment défendus, les Romains détruisirent le second Saint Temple, le jour du 9 Av.)
  • D’après le Talmud de Jérusalem, c’est également en ce jour que les Babyloniens percèrent la muraille de Jérusalem lorsqu’ils vinrent détruire le premier Temple.

Le jeûne

Les adultes en bonne santé – à partir de l’âge de bar et bat mitsva – s’abstiennent de manger et de boire depuis l’aube jusqu’à la tombée de la nuit

Les femmes enceintes et qui allaitent ne jeûnent pas. Un malade doit consulter un rabbin. Ceux qui sont dispensés de jeûne, comme les malades et les enfants, ne devraient pas consommer de douceurs en ce jour.

Il est permis de se lever avant le début du jeûne pour manger quelque chose, à condition d’avoir eu l’intention de le faire avant d’aller dormir.

Au cours de la prière du matin, nous récitons les prières spéciales de seli’hot relatives à ce jour, figurant à la fin du recueil de prières. Le “long Avinou Malkeinou” est récité lors de l’office du matin et de celui de l’après-midi.

La Torah est lue lors de l’office du matin et de celui de l’après-midi. La lecture – qui est la même pour ces deux offices – est Exode 32,11-14 et 34,1-10, et évoque comment, après l’incident du Veau d’Or, Moïse a intercédé auprès de D.ieu en faveur des Israélites jusqu’à obtenir Son pardon pour eux. Dans le rite ‘hassidique et le rite ashkénaze, après la lecture de l’après-midi, la Haftarah des jours de jeûne est lue (Isaïe 55,6 à 58,8).

Au cours de la Amidah de l’après-midi, tous ceux qui jeûnent ajoutent un petit passage, aneinou, dans la bénédiction Chéma koleinou.

Si le 17 Tamouz tombe un Chabbat, comme c’est le cas cette année 2016, le jeûne est repoussé au dimanche.

S’abstenir de manger et de boire est l’aspect superficiel d’un jour de jeûne.

À un degré plus profond, un jour de jeûne est un jour propice, un jour où D.ieu est accessible, attendant notre repentir.

Nos Sages ont enseigné :

“Toute génération au sein de laquelle le Temple n’a pas été reconstruit, c’est comme si le Temple avait été détruit en son temps.”

Un jour de jeûne n’est pas seulement un jour triste, c’est un jour lors duquel nous sommes investis du pouvoir de réparer la cause de cette destruction, afin que notre exil s’achève et que nous entrions dans l’ère messianique, puisse-t-elle advenir très prochainement.

Fiche pratique des interdits pendant les « 3 semaines »

Les 3 semainesNos Sages ont institué de s’endeuiller chaque année depuis le 17 Tamouz jusqu’au 9 Av. Nous commémorons la perte du Beth-Hamikdach. C’est un 17 Tamouz que les romains enfoncèrent la muraille d’enceinte de la ville avant que, le 9 Av, le Temple ne fut détruit.

L’équipe Torah-Box vous offre ainsi une fiche-pratique récapitulant les principales interdictions et permissions pendant ces 3 semaines, afin de respecter cette période de deuil dont l’intensité augmente graduellement chaque semaine.

http://www.torah-box.com/docs-hizouk/Ben-Hametsarim_les-3-semaines.pdf

Dossier réalisé à partir de plusieurs sources dont :

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de citer le site: http://www.terrepromise.fr

Copyright Terre Promise © Elishean/2009-2015/Terre Promise



Print Friendly, PDF & Email