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Un berbère raconte :

Ifrane signifie en Tamazight (berbère) grottes, (singulier:Ifri).

Nombreuses dans la région, les grottes ont transmis leur nom à la région, plus connue des juifs sous forme : Oufrane.

L’histoire des juifs installés au sud marocain remonte à des temps immémoriaux.selon les historiens et les anthropologues les juifs (oudayne en berbère) avaient été installé à Ifrane (anti-atlas, le village de ma grand-mère paternelle), puisque c’est là bas où était trouvé l’ossement le plus ancien de tout le sud marocain.

Certains anthropologues pensent que les juifs berbères sont arrivés au sud marocain par la voie de la mer en y pénétrant par Essaouira qui’ était jadis un port très florissant de l’Afrique du nord et qui communiquait avec le reste du monde. Il était la destination finale des caravanes en provenance des régions sub-sahariennes et de la Chine…

Ils y sont installés en effet depuis à peu près trois mille ans.

Mais la question qui se pose, pourquoi avaient-ils choisi IFRANE?

Ce village au sud marocain est réputé pour la fertilité légendaire de ses terres, l’abondance de ces sources aquatiques, l’hospitalité et la tolérance de sa population. En gros, ces quelques caractéristiques correspondaient à celle de la Terre Promise pour laquelle ils avaient mis le cap!

Ils étaient traités dignement par la population, respectés malgré la différence en matière de religion. Ils habitaient dans le Mellah, qui n’est malheureusement plus que décombres aujourd’hui , à part une toute petite partie qui a été sauvée et restaurée en 2000.

oufrane ruine mellahRuines du Mellah

Ifrane renferme le plus ancien monument historique au nord africain : c’est la tombe d’un juif nommé « Rabbi youssef ben Mimoun » qui serait mort en l’an 5 av.J.C. Elle se trouve au cimetière juif connu sous le nom de « Lmiâra » ( nom donné par les juifs marocains à tous leurs cimetières.

« Rabbi youssef ben Mimoun » fut l’un des plus vénérés saints juifs dont la réputation attire encore chaque année des masses de touristes juifs venant des quatre coins du monde.

oufrane synagogueRuines de la synagogue d’Oufrane

Dans les années 60, les derniers juifs ont quitté Ifrane en direction d’Israél. Les gens du village de mon père m’ont raconté que les adieux étaient pénibles car loin de toutes considération religieuse ou autre, ces juifs berbères faisaient tout simplement partie de l’histoire et la culture d’Ifrane d’Anti-atlas. Ils avaient vécu avec eux dans la paix le respect et la fraternité. Ces gens là étaient pues et sincères, ils ne savaient ni ce qu’était antisémitisme, ni discrimination raciale, ni tout ce jargon débile et ridicule que les médias ont inventé !

J’ai visité Ifrane il y a 6 mois et croyez moi je n’ai jamais vu de si beaux paysages, une palmeraie de rêve et des gens très chaleureux. J’ai visité le cimetière juif qui date de (2000ans) il y avait une sorte de tombes circulaires et d’autres normales, c’est un cimetière qui donne sur une belle rivière mais qu est aride maintenant.

oufrane pierre tombale

Il y a encore des pierres tombales écrites en hébreu.

oufrane pierre tombalePierres tombales détruites suite aux travaux.

Ce fut un moment émouvant de se dire que nous berbères (je veux dire mes ancêtres) avons vécu une très belle histoire avec le juifs, basée sur des échanges fructueux et légendaires.

Je comprend maintenant pourquoi mon défunt père et ma maman disaient toujours que la religion ne doit jamais être une barrière entre les peuples car nous sommes tous des peuples de Dieu et on doit vivre dans la paix, l’amour et le respect.

Article posté sur http://www.dafina.net/forums/

oufrane origine juive50 notables juifs d’Oufrane préfèrent être brûlés vifs que de se convertir

par SOLY ANIDJAR

Vers la fin du XVIII ème siècle dans la localité d’Oufrane près du Sahara, où vivent en parfaite harmonie, juifs et arabes. Les juifs sont fiers de leur passé, ils auraient été envoyés là par le Roi Salomon. Un nouveau Pacha est nommé à Oufrane. Très ambitieux il prétend convertir tous les juifs à l’Islam. 50 notables juifs d’Oufrane préfèrent être brûlés vifs que de changer de religion.

Evènement particulièrement tragique, un bandit nommé Bou Hlassa « l’homme du bât », envahit, avec ses complices, le marché El Khemis où commerçaient 60 Juifs d’Oufrane (Sous).

Le hors-la-loi s’empara d’eux. Les habitants du lieu, qui entretenaient de bonnes relations avec les Juifs, tentèrent de les délivrer; mais seuls dix prisonniers réussirent à s’échapper. Les autres furent emmenés à Amistten, une localité située non loin d’Oufrane.

Là, Bou Hlassa leur fit savoir que s’ils voulaient avoir la vie sauve, ils devaient se convertir à l’islam. Tous refusèrent. Le brigand fit alors construire un énorme bûcher pour impressionner ses captifs. Ces derniers, encouragés par le rabbin Yehouda Afriat, ne cédèrent pas à la menace. Ils furent donc brûlés.

Quelques jours plus tard, certains de leurs coreligionnaires réussirent à récupérer leurs cendres, qui furent enterrées avec les honneurs que méritent ceux qui sont mort pour la sanctification du Nom de D.ieu (Le Kidouch Ashem).

Parmi eux Ishak Kadoch, le célèbre nourrisson d’Oufrane, un des survivants du massacre, arrière – arrière-grand-père de mon ami Ran Kadosh.

Le Nourrisson d’OufraneAsher Knafo a écrit un livre en hébreu « A TINOK MI OUFRANE, Le nourrisson d’Oufrane, racontant la mort de ces juifs brûlés vifs, et il vient de terminer la traduction en Français. Les faits sont authentiques et les personnages ont réellement existé.

Rabi Yehouda qui était le Rabbin de cette communauté millénaire n’avait aucun doute il savait que c’était la seule chose qu’ils devaient faire au nom de D et par amour au judaïsme, formant un cercle main dans la main tous ensembles ils sont rentres dans les flammes.

La légende raconte qu’au moment de leur mort un pigeon blanc sortit des flammes.

la traduction du mot Oufrane veut dire vient de la tribu d’Efrayim mais aussi du mot Efer qui veut dire cendre, les cendres des 50 martyres

A Mogador les descendants de ces martyres écrivent jusqu’à présent sur les documents officiels-descendants de martyres brulés.

Au Maroc, à Oufrane, se trouve le tombeau, datant probablement du XIe siècle, d’un des martyrs locaux, le tsadik (juste) Ouaish Ben Abbou.

À Oufrane vécut aussi, au XVIIe siècle, un rabbin du nom de Shlomo Bar Abou dont la pierre tombale rappelle qu’il est considéré comme ayant fait des miracles de son vivant.

Il n’existe plus des juifs a Oufrane aujourd’hui, Ifrane (Oufrane) de l’Anti-Atlas est un antique royaume, connu par les juifs, est réputé pour être la capital d’un royaume juif antique.

Le royaume a été fondé avant la destruction du deuxième temple, aux environs de 500 Avant J.C. Après la destruction du royaume, la population juive est restée et s’est développée avec l’arrivée du juif accompagnant les Romains et les Arabes en siècles postérieurs.

D’autres juifs fuyant l’inquisition sont également arrivés dans la région. Les juifs de cette région se sont donnés le nom des « Ait Yussouf ». Ils ont vécu dans la vallée inférieure du Draa entre Akka et l’océan atlantique, Ils ont eu de bonnes relations avec les tribus locales de berbères et leur patron saint a vécu a Oufrane dans l’Anti-Atlas.

D’après un article de http://solyanidjar.superforum.fr/

Le royaume Juif berbère d’Oufrane Maroc

Les manuscrits secrets du Draa

Selon une tradition orale répandue dans le Sud du Maroc et rapportée par le Rabbin Moshé Yaacov Tolédano dans son livre « Ner Hamarav » (histoire des Juifs du Maghreb), un vaste royaume juif s’était imposé dans le Souss avec comme capitale Oufrane.

Le premier souverain de la tribu d’Ephraïm, Abraham Haéphrati (à l’origine du nom Afriat), il aurait imposé son autorité aux tribus berbères et fondé une dynastie.

Leur situation était si prospère que lorsque Ezra Hasopher les appela pour participer à la reconstruction du Second Temple, ils refusèrent leur appui préférant les délices de l’Exil aux épreuves de la renaissance nationale. Ce péché qui sera à l’origine du déclin et de la destruction de ce royaume juif qui a tant enflammé les imaginations à plusieurs périodes.

Les Juifs jouissent de toutes les libertés civiles et religieuses comme dans les autres provinces de l’Empire. Il semble que les Juifs s’adonnent à un prosélytisme actif et des tribus berbères se convertissent plus au moins complètement au judaïsme.

Le rabbin Moshé Tolédano ajoute dans son « Ner Hammarav », se fait l’écho d’une tradition encore vivante au début du xx e siècle parmi les Juifs d’Oufrane au sujet du martyr de 50 Juifs de la ville brulés par les Chrétiens. ( Voir plus haut)

Sous la domination romaine, le Maroc est resté un fournisseur de matières premières. La « Pax Romana » va mettre le judaïsme en concurrence avec le Christianisme qui développe sa propagande.

La domination vandale, par la suite, va être de courte durée. Les Byzantins reprennent le contrôle de toute l’Afrique du Nord. La situation des Juifs du Maroc restait au total tolérable en tout cas meilleure que dans autres provinces de l’Afrique du Nord. Mais ils semblent avoir perdu le contact avec les centres les plus importants de la vie juive en Eretz Israel et en Babylone. Ils ignoraient le Tamud et la Michna et même l’existence de la fête de Pourim.

L’histoire n’en a conservé aucune trace.

La conquête arabe va mettre fin à cet isolement et mettre le judaïsme nord-africain en contact avec les centres de la création juive dont il deviendra partie prenante.

Ce sont des textes que je relève d’un livre passionnant sur l’histoire du Maroc et sur lequel il y a une révélation d’une extrême importance sur la présence d’une centaine de manuscrits d’origine juive, écrits en hébreu mais phonétiquement en arabe qui attestent, non seulement de la présence des Juifs au VI et Vieme siecle avant J.C. mais témoignent d’un royaume dont ils étaient les maitres.

Ces manuscrits, comme vous le lirez, ont été « volés » et seuls un ou deux textes ont pu âtre conservés, miraculeusement, par M. Moise Toledano et ils ont été traduits en français par M. Abraham Isaac Laredo.

oufrane enigme du maroc livreIl s’agit de l’excellent livre de Jean Mazel – Enigme du Maroc – Editions Laffont

Avec les Rabbins d’AMZROU

A Amzrou en particulier, entre l’oued Draa (près de Zagora), et le « pain de sucre » calcine du Djébel Tazagorai, je me souviens d’avoir vécu un débat passionnant, auquel participaient des rabbins venus de mellahs voisins.

Leur déclarations, leurs explications, issues d’une très ancienne traditions orale, me fascinaient littéralement. Du fond de leur mémoire, du fond de la mémoire de leur plus lointains ancêtres, qu’ils portaient toujours en eux, les antiques récits remontaient comme un flux, avec des alternances de silence.

Ils évoquaient le siège de Jérusalem, Nabuchodonosor, la déportation a Babylone comme ils auraient parlé de la Seconde Guerre Mondiale.

C’est a cette époque, entre 587 et 580 av. J.C., selon leur tradition, qu’un certain nombre de familles juives avaient réussi à échapper à la captivité et à parvenir, après de longues marches, dans le Sud du Maroc.

C’est de ce temps que daterait l’arrivée des premières familles juives dans les palmeraies du moyen cours du Draa, et aussi dans celles du Tafilalet. Leur « évasion » et leur migration auraient été facilitées par les enfants de Koush, les peuples noirs.

Sur place, ils auraient trouvé également des Koushites, des Noirs qui auraient embrassé la religion juive – les ancêtres, sans nul doute, des Harratins d’aujourd’hui.
Et quand j’évoquai à ce sujet la Koushite, la femme noire, chère au cœur de Moise, de cordiale, la réunion devint chaleureuse.

La tradition conservée par les rabbins du Draa attestait d’autres arrivés d’immigrants juifs, à la suite des persécutions grecques et surtout romaines.

Un peuple juif venu du Yémen ainsi que l’éxode de Khaibar semblent avoir fortement marqué les mémoires.

Les dernières vagues de Juifs fuyant les développement de l’Islam seraient parvenues au Ier siècle de l’hégire, ne se doutant pas que leur cousins sémites musulmans allaient les rejoindre au Maroc.

Cela représenterait au total douze siècles d’une migration d’ethnies judéo-arabes.
Il n’est, des lors, plus possible de penser que les Juifs auraient été tenus à l’écart du « grand élan » des bâtisseurs de kasbahs.

Les Juifs, spécialistes des métiers d’art, ont été, de tout temps au Maroc, serruriers, forgerons, bijoutiers, matelassiers, peintres, cordonniers, selliers, voire menuisiers.

A ce titre, si les fils des Himyars ont bâti « les gros œuvres » on peut imaginer – sans grande chance de se tromper – que les Judéo-Arabes, passés maitres dans le domaine de l’habileté manuelle, ont contribué pour une part appréciable à la décoration et à l’aménagement des kasbahs.

« Les chrétiens du Draa se multiplièrent et, à la mort de Nabia ou Sif (?) vint le règne de Jacob Bahab. Les chrétiens partagèrent alors l’oued Zitoun avec les Juifs, moitié par moitié, et ces derniers l’appelèrent oued Dra’ et ils partagèrent… (ici deux mots incomprehensibles). Les Juifs et les chrétiens s’entendirent tous.

« Plus tard, les chrétiens trahirent les juifs et en tuèrent dix a l’intérieur de leur propre pays, à Rbat el Hdjar (camp de Pierres). Les Juifs s’enfuirent et se refugièrent à Tagmadarit. Aussitôt que le roi Joseph et son fils Jacob apprirent cet évènement, ils sortirent a la tête d’une armée et rencontrèrent les chrétiens a Tagmadarit. Un grand combat s’engagea et ils tuèrent environ seize mille guerriers et des vieillards, des enfants et des femmes sans nombre. Les Juifs se réjouirent beaucoup de la mort de leurs ennemis.

« Et Branes, vizir de Seita, qui était a l’époque la reine des chrétiens, mourut dans la ville de Djeblain (deux Montagnes). Les chrétiens qui restaient se refugièrent à Goulmassa et les juifs occupèrent leur territoire.

« Ensuite, les fils de Jacob et de Samuel les poursuivirent et en tuèrent environ huit mille à Goulmassa. Les chrétiens se rendirent ensuite dans la ville de Qmat (Ghmat). Quand les Juifs connurent ce refuge, ils les attaquèrent de nouveau à Qmat et tuèrent, parmi ceux qui restaient encore, dans les huit mille, y compris le vizir. Ceux qui échappèrent s’enfuirent dans leur ville de Fes, où ils sont encore.

« Après Jacob et Samuel retournèrent a la ville de Rbat etl-Hdjar (…) à Tamagrout, ou ils furent tranquilles plusieurs mois. Ensuite, ils apprirent que Seita était revenue et campait au Foum el-Djebel (« entrée de la Montagne ») qui est la ville de Djeblain. Ils l’assiégèrent pendant sept mois et la prirent, elle et ses troupes et la tuèrent, elle et ses troupes. Les Juifs eurent enfin terminé avec elle et se reposèrent dans leur ville d’El-Hdjar.

« Après, vnirent les musulmans à Oued Dra’ et ils s’installèrent sous la domination juive et ils furent en paix pendant cent ans.

« Certes Allah a fait alliance avec les fils d’Israël.
D’entre eux, Nous avons fait surgir douze chefs ».
(Coran, Sourate V, 15/12)

D’après un article du forum : http://souss-com.com/

Le manuscrit se poursuit par l’histoire des luttes entre Juifs et Musulmans du Draa jusqu’en l’année 90 de l’hégire (710).

Une très belle légende, celle de l’esclave judaise Maimoun, qui serait l’ancêtre du fameux marabout Sidi Mhammed ben Naser, fondateur de l’ordre des Nasiriya qui occupèrent la Zaouia de Tamegrout a partir du XVIIe siecle, comporte la majeure partie du texte.

Cette même légende figure identiquement sur le manuscrit de Tiliit et nous avons pu constater qu’elle est contée, dans la tradition orale, avec une parfaite identité de détails. Cela a son importance, car la tradition orale a conservé des notions de lieux qui ne figurent pas dans les manuscrits et peuvent &clairer la question. C’est ainsi que l’on sait, dans le Draa, que l’aventure de Maimoun se déroula a Beni Gh’allouf dans le Fezouata, non loin de la Zaouia. »

LE MANUSCRIT DE TILIIT

« De l’Oued Draa’, les chrétiens et les Berbères sont partis vers l’Est.

« Autrefois, oued Draa’ s’appelait oued Zitoun (rivières des Oliviers »).

C’est le très ancien pays des enfants de Koush ben Ham ben Nouah, lequel a fait les deux montagnes appelees Tazrout.

« Les enfants de Koush étaient chrétiens et ils avaient un roi dont l’armée comptait quatre mille hommes, du clan de Koush ben Nouah. Ce roi régna sur l’Ouest pendant trois cents ans, puis il s’allia aux chrétiens. Il était à Tazrout ou étaient Ephraim, qui dut s’enfuir de pays en pays jusqu’à Massa, où il resta longtemps. On disait qu’il descendait de Sidna Jacob Ennebi.

Quand Ephraim mourut, on l’enterra à Tamegrout elKhdim (« l’Ancienne »). Il laissa douze enfants ; l’un d’eux, Joseph, fils de Jacob, lui succéda. Le frère de Jacob ou Smouhyin demeura sous le commandement de Joseph.

« Alors vinrent les chrétiens du coeur de la mer. Ils tuèrent beaucoup d’entre eux, les vainquirent et prirent leurs troupeaux. Les Juifs survivants s’enfuirent a oued Zitoun, arrivèrent a Mdint el-Hdjar (« ville des Pierres »), qu’on appelle Tazrout, et y habitèrent cent ans.

« Alors les chrétiens revirnent et s’installèrent dans l’oued Zitoun, ou il residèrent cent ans.

« Joseph Ennebi et Jacob ou Smouhyin, son frère, apprirent cela ; ils se battirent ; les chrétiens furent vainqueurs et une trêve fut conclue pour sept ans. Quand les sept années furent écoulées, les chrétiens repartirent chez eux et y devinrent nombreux ; le roi Joseph mourut et son frère Jacob ou Samouyin le remplaca.

« Alors les chrétiens et les juifs et les Berbères se réunirent et se partagèrent l’oued Zitoun, coudée par coudée (draa) ; c’est a cause de cela qu’on l’appelle maintenant oued Draa’. Tous restèrent de nombreuses années en paix.

« Puis les chrétiens trahirent les juifs et en tuèrent douze mille, et cela au milieu de leurs pays de Tbat el-Hdjar de Tazrout. Quand cette nouvelle parvint aux compagnons de Jacob ou Smouyin, ceux-ci se réunirent et formèrent une grande armée ; ils les attaquèrent a Tamegrout et tuèrent douze mille guerriers (…) Alors mourut le chef de l’armée, nommé Bernikh le Guerrier, et les juifs s’en réjouirent beaucoup, car il avait été leur grand énnemi. Les juifs revinrent alors a la ville de Djeblain (« Deux Montagnes »), qu’on appelle Zagora.

« Il y revinrent, se battirent et les chrétiens tuèrent huit mille juifs. Puis les chrétiens s’enfuirent jusqu’a Ghmat, les autres a Fes. Alors, Jacob ou Smouyin revint a Tamegrout et ils y sejournèrent en paix (on ne sait) combien d’années…

« Ensuite ils apprirent que Seita, fille du roi des chrétiens, était venue a Djeblain et y avait bati Tansita. Elle vint de la ville des Deux Montagnes, elle encercla les juifs et les musulmans pendant sept mois ; les juifs envoyèrent tuer Seita et ils en furent délivrés.

« Alors les juifs et les musulmans se réunirent ; les musulmans furent sous l’autorité des juifs et ils restèrent ainsi en paix pendant cent ans. »

(1) Tiliit fut la capitale des juifs de la vallée présaharienne du Dades. Citadelle batie en terre battue, au bord de vergers et de palmiers, au coeur même de la tribu berbère des Yourteguine. Cette tribu, comme ces autres Berbères, les Ait Oucharahil (IS–RA–EL), passe pour être d’origine juive.

mellah tilitTiliit Maroc

oufran juifs et musulmanBeaucoup de familles, musulmanes et juives, sont arrivées en Afrique du nord après la prise de Grenade par les rois catholiques en 1492.

mellah-tazaMellah de Taza

mella 1930Le mellah des années 30

mellah mogador4Les Juifs ont vécu à Agadir, un port de mer près de la rivière Souss sur la côte atlantique, depuis la fin du Moyen Age où les marchands juifs s’y sont installés et mené des échanges avec l’Europe, en particulier avec Amsterdam.

Dossier réalisé à partir de plusieurs sources

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