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Les champs verts de l’Europe ne sont plus ce qu’ils étaient. Un certain nombre de facteurs, allant du changement climatique à la croissance de la population aux politiques gouvernementales, ont fait qu’aujourd’hui, même dans les zones où l’eau était abondante, l’irrigation et une nouvelle gestion de l’eau sont devenues nécessaires. Pour une grande partie de l’Europe, le concept de gestion de l’eau est relativement nouveau, c’est pourquoi une société israélienne connue pour son expertise dans les technologies de gestion de l’eau a été sollicitée.

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Un bon exemple pour illustrer ce phénomène se trouve au nord de l’Italie, dans la vallée du Pô, le grenier du pays.

La-bas, les agriculteurs ont toujours planté des asperges et des courgettes, c’est aussi un des rares endroits en Europe ou l’on y fait pousser du riz. Produits laitiers, viande de bœuf , de porc , les fermes abondent, la plupart existent depuis des centaines d’années. Le cœur de la vallée est sillonné par le Pô, le plus long fleuve en Italie. Avec ses centaines d’affluents, les innondations sont courantes et parfois, le déplacement de centaines de milliers d’habitants est nécéssaire.

Aujourd’hui, l’agriculture dans la vallée du Pô n’est plus ce qu’elle était. La végétation naturelle qui prospérait à côté des rives de la rivière a été remplacé par des arbres qui sont coupés au bout de quelques années par les fabricants de papier. Le long de la rivière qui fait 652 kilomètres, on denombre 143 réservoirs endigués spécifiquement pour la production hydroélectrique. Les entreprises de construction ont oté de la rivière des centaines de milliers de tonnes de sable et de gravier, laissant de grands trous dans le lit de la rivière, cela a affecté gravement le drainage. Plus récemment, les agriculteurs ont abandonné la diversité des cultures et sont passé une culture intensive du soja et du maïs afin de profiter des subventions de l’UE, ces deux produits étant utilisés dans la production de bioénergie.

Selon les experts, la perturbation de l’écosystème traditionnel a eu un effet dévastateur sur les réservoirs d’eau et les nouvelles cultures nécessitent beaucoup plus d’eau que pour les cultures diversifiées. Ajoutez à cela le fait que la ville de Milan a pendant des années déversé des eaux usées non traitées dans les affluents qui se jettent dans le Pô et vous avez l’exemple type d’ une crise de l’eau dans une région qui a nourri des millions de gens pendant des siècles sans aucun souci lié a l’eau !

C’est une histoire qui se répète dans toute l’Europe : l’urbanisation, la croissance démographique, la pollution, la politique du gouvernement et de la sécheresse récurrente ( il y a actuellement un problème majeur qui se passe en Autriche et Hongrie). Tout cela a poussé l’UE à essayer de nouvelles technologies pour gérer l’eau plus efficacement.
La société » Netafim » est pionnier pour ce qui est de la technique de l’irrigation goutte à goutte, elle est à la tête d’un consortium international pour développer de nouvelles technologies de précision qui permettront d’améliorer la gestion de l’irrigation, augmentant ainsi la disponibilité en eau pour les cultures gourmandes.

Ce consenrtium, appelé FIGARO (Plate-forme d’irrigation flexible et précis pour améliorer la productivité de l’eau ), vise à » construire un système pour permettre l’irrigation précise basée sur l’humidité, les conditions climatiques, les besoins des plantes et d’autres facteurs basés sur un système informatisé intelligent » a déclaré Adriano Battilani, le responsable scientifique du projet FIGARO, projet qui est d’ailleur menée en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture .

» Nous construisons une plate-forme avec de multiples sources d’information qui va utiliser les connaissances existantes pour mettre en œuvre de nouveaux modèles de gestion adaptée à la situation actuelle » a déclaré Battilani lors de la récente Watec Israël 2013, exposition accompagnée de conférences, qui s’est tenue récemment en Israel.

Fondée en 1965, Netafim a lancé la révolution de l’ irrigation au goutte à goutte mais a depuis largement élargi son offre pour inclure des arroseurs, des tuyaux, du matériel d’irrigation, des machines agricoles.

La société a également inventé toute une série de capteurs capable de lire la température, l’humidité, les niveaux de nutriments dans le sol, si une plante a besoin d’eau ainsi que plein d’autres données importantes. Les systèmes sont commandées par l’exécution du programme informatique à partir d’un serveur qui communique avec les différents capteurs installé sur le terrain. Ainsi, l’eau et les nutriments sont distribués au goutte a goutte mais pas de facon uniforme, chaque partie recevant le nécessaire exact et sans gachi.

Battilani a declaré que » ce sont ces capacités que les agriculteurs de l’UE ont besoin pour tirer le meilleur parti de leur eau. La précision intégré et automatisé, la gestion de l’irrigation, les modèles et les dispositifs qui sont en cours d’élaboration permettront une réduction substantielle de la consommation d’ eau douce dans l’agriculture irriguée « .

» Couplée avec les technologies de recyclage et des pratiques de conservation de l’eau que l’UE a mise en œuvre, la technologie israélienne développée par Netafim aura un grand impact sur l’agriculture européenne dans les années à venir » a t-il ajouté.

Le projet est déjà en cours sur neuf sites tests en Europe et en Israël en tant que programme pilote. En supposant que les programmes pilotes atteignent leurs objectifs, FIGARO sera étendu au reste de l’Europe.

» Le logiciel d’irrigation de précision a un grand potentiel pour conduire à des économies d’eau, d’engrais et de pesticides » a déclaré le chef du projet chez Netafim, Lior Doron.

Il a ajouté que » les économies seront bénéfiques pour les agriculteurs ainsi que pour tous les autres intervenants. Les décisions d’investissements par les agriculteurs bénéficieront d’une analyse coûts-avantages. De plus, les gestionnaires régionaux pourront grâce aux économie d’eau rediriger les ressources économisées vers d’autres sites dans le besoin « .

Battilani a conclu en disant que » la gestion de l’eau dans l’UE est un problème complexe mais avec l’aide de Netafim, je crois que nous allons être en mesure de relever ce défi « .

Source Koide9enisrael

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