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L’Université de Strasbourg en France a conservé de nouveaux restes des victimes de la Shoah dans sa collection de spécimens anatomiques, selon une équipe d’historiens et de spécialistes, y compris de l’Université d’Oxford au Royaume-Uni lors d’une conférence de presse plus tôt ce mois-ci concernant cette institution française.

L’Université de Strasbourg en France

C’était la conclusion de deux années de recherche suite à la découverte il y a quelques années des restes de Juifs assassinés dans la ville de Strasbourg, sous occupation nazie.

L’existence des restes de dizaines de victimes de la Shoah à l’Université de Strasbourg a été considérée comme une rumeur et a été refusée par l’université depuis des décennies. Mais en 2015, un livre écrit par Michel Cymes l’a prouvé, ce qui a permis de trouver l’emplacement des restes de 86 juifs.

L’Université de Strasbourg en France 3Strasbourg : des restes de victimes de la barbarie nazie retrouvés à l’université

Leurs restes ont été enterrés cette année, mais le panel d’experts a déclaré ce mois-ci que d’autres restes humains appartenant aux victimes de la Shoah pourraient être présents dans les voûtes de l’université, ce qui nécessiterait un examen minutieux.

L’équipe a découvert 20 boîtes avec des os marqués avec le nom du Pr August Hirt, un anatomiste allemand de l’Institut d’anthropologie raciale Ahnenerbe, qui a mené des expérimentations sur des victimes de l’Holocauste, selon France Bleu.

Le SS et président à l’Université Reich à Strasbourg sous le nom de l’institution sous l’occupation nazie, s’est suicidé en 1945 après avoir ordonné la préservation et le transport des restes de dizaines de victimes de la Shoah assassinées par les nazis en Europe de l’Est.

Le vice-président de l’université, Mathieu Schneider, a déclaré à France Bleu qu’il avait l’intention de mettre en œuvre les recommandations de l’équipe de recherche, qui a constaté que sous Hirt il y avait ‘une intensification’ du travail conçu pour soutenir les théories de la race nazie dans les années 1943 – 1944.

« Il nous faut reconstituer les éléments du puzzle, ajoute Mathieu Schneider, le vice-président de l’université de Strasbourg. Et à partir de là, présenter un récit cohérent, que nous pouvons assumer. Nous pourrons ainsi construire pour nos étudiants une réflexion sur l’éthique de la médecine. »

Une éthique bafouée, à laquelle l’entité morale de l’université de Strasbourg n’aurait pas participé. Dès 1939, et jusqu’à la Libération, les étudiants et leurs professeurs avaient déménagé à Clermont-Ferrand.

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