Le sauvetage des Juifs par des Tunisiens pendant la Shoah émerge comme un fait historique ayant eu lieu entre 1940 et 1943 alors que la puissance nazie avait pris le contrôle en Afrique du Nord.

L’historien Robert Satloff, directeur du Washington Institute for Near East Policy, a mis en lumière cette histoire. L’enquête révéla l’implication de Tunisiens dans le sauvetage des Juifs des griffes des nazis. Voici donc leurs histoires :

Ali sakkat

ali sakkat

Ali Sakkat occupait des postes importants en tant que ministre mais aussi en tant que maire de Tunis.

En 1940, Ali Sakkat, une fois retraité, passa toutes ses journées dans sa ferme près de Djebel Zaghouan. À l’époque, non loin de la ferme, se trouvait un camp de travail pour les Juifs. Violentés, humiliés et bombardés, ils vécurent la persécution sous les yeux indécis des Tunisiens.

Une nuit, une bataille particulièrement violente éclata, soixante travailleurs juifs parviennent à s’échapper et se trouvèrent coincés au pied du mur qui entourait la ferme de Ali Sakkat.

En demandant de l’aide, les juifs furent protégés, logis et nourris dans la ferme jusqu’au jour de la libération de la Tunisie par les forcés alliées.

Abdeljlil Hamza

hamza

En 1942, Hamza Abdeljlil était propriétaire d’un hammam dans un quartier populaire de Tunis.



Joseph Nacache âgé de 21 ans, échappa à une rafle grâce à Hamza Abdul Jalil. Ce dernier avait prévenu le juif et décida de le cacher dans le hammam.

Khaled Abdulwaheb

khaled

Le Dr. Robert Satloff, un historien spécialisé dans le Moyen-Orient, est l’homme grâce auquel Faiza Abdulwaheb, a découvert l’implication de son père dans le sauvetage des Juifs tunisiens pendant la Seconde Guerre mondiale.

Khaled, était le fils de Hassan Hosni Abdul Wahab, un propriétaire terrien fortuné à l’ouest de la Mahdia et ancien fonctionnaire de l’Etat.

Au début des années 1930, Khaled Abdulwaheb étudia l’art et l’architecture à New York et travailla ensuite sur la préservation du patrimoine archéologique de la Tunisie.

Les familles Boukhris et Uzzan, expulsées de leurs domiciles par les occupants, trouvent refuge dans une huilerie à l’extérieur de Mahdia.

Khaled Abdelwaheb décida de conduire tout le groupe (24 personnes) à sa ferme, leur installa un abri dans les écuries. Pendant 4 mois, les juifs tunisiens se sont réfugiés chez Khaled jusqu’à la fin de l’occupation en avril 1943.

F.B.A

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