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L’histoire du judaïsme dans le Maghreb des Anciens a été relativement peu étudiée. Pourtant, elle devrait intéresser au moins trois catégories de chercheurs, et en premier lieu ceux qui se sont spécialisés dans l’étude de cette nation et de cette religion.

Ensuite, on ne peut pas étudier le christianisme sans tenir compte de ce monothéisme qui l’a précède, et avec lequel il a été en concurrence. Enfin les historiens, du monde romain en général et de l’Afrique romaine en particulier, ne peuvent pas faire l’impasse sur cette communauté.

judaisme berbereEntre 1906 et 1911, Nahum Slouschz avait publié plusieurs ouvrages qui aboutissaient tous aux mêmes conclusions:

– D’abord, la langue hébraïque était apparentée, et de près, à celle des Phéniciens. Donc, partout où vivaient des Phéniciens, vivaient des Hébreux.

Par la suite, M. Mieses, auteur de «Les Juifs et les établissements puniques en Afrique du nord», arrive à cette conclusion :

«La civilisation de Carthage apparaît purement et simplement hébraïque».

Faisant ainsi le tableau d’un judaïsme africain à la fois très précoce, puisqu’il était implanté au plus tard dès le VIIe siècle avant J.-C, et très prolifique, puisqu’il était représenté dans toutes les échelles puniques.

img-1-small580Les communautés juives dans l’Afrique antique (attestations archéologiques, épigraphiques ou littéraires.

img-3-small480Epitaphe d’Abedo, redigée en latin, suivie de Shalom lho en hébreu. Thenae (Henchir Tina), Tunisie. Inscriptions latines d’Algerie, n° 36.Cliché Musée Bardo

img-2-small580Plan de la Synagogue de Naro (Hammam Lif), d’après Antiquités Africaines, 17, 1981, p. 176.

Notre connaissance du passé juif est très inégale selon les régions du monde berbère :

Alors qu’on dispose de sources littéraires et épigraphiques largement antérieures à notre ère pour la Cyrénaïque, c’est le vide complet à l’ouest de la Grande Syrte avant le IIe siècle après J.-C

la Cyrénaïque
Carte de la Cyrénaïque vers 1920

On donnait dans l’Antiquité le nom de Cyrénaïque à une région de la côte méditerranéenne de l’Afrique dont la colonie grecque de Cyrène était la capitale. La Cyrénaïque était située à l’Ouest de l’Égypte, entre ce pays et le golfe de la Grande Syrte, dans une région qui correspond au Nord-Est de la Libye actuelle; elle comprenait essentiellement le plateau de Barca, sur lequel étaient les cinq cités formant la Pentapole, dont le nom est souvent employé pour désigner la région entière. La florissante colonie grecque de la Cyrénaïque remontait au VIIe siècle av. J.-C. Lorsque les relations commerciales avec l’Égypte furent généralisées, les Grecs naviguant vers le Sud furent poussés sur cette côte, située exactement au sud du Péloponnèse

Concernant les traces évidentes de judaisme, on peut observer que :

– Tous les vestiges archéologiques du judaïsme (monuments ou objets) correspondent à la période qui va du IIe au IVe siècle après J.-C…

Seule exception : une bague portant un nom d’homme et retrouvée dans la tombe d’une femme de la Carthage punique… Comment y est-elle arrivée ?

– Aucune des inscriptions n’est explicitement datée, mais leur contexte archéologique suggère également une tranche chronologique de la fin du IIe à la fin du IVe siècle après J.-C.

– On ne relève aucune mention d’un judaïsme de la Berbérie occidentale dans la littérature juive sacrée (la Bible, avant la Septante, ignore jusqu’au nom de l’Afrique.

Une seule rapide allusion est faite dans le Livre des Jubilés, attribué à Moïse qui présente l’histoire des patriarches depuis la Création jusqu’à l’instauration de la fête de Pâques.

– au partage du nord de l’Afrique par Cham entre ses enfants

Par contre, les régions africaines font l’objet de mentions dans le Talmud, en particulier la ville de Carthage et ses rabbins.

– Dernier argument : les tombes de Juifs de la diaspora qui ont été retrouvées à Jérusalem dans la vallée du Cédron sont souvent celles de Cyrénéens, jamais à ce jour celles d’Africains de l’Ouest. Seuls les Actes des Apôtres (2, 10) font allusion à « la Libye voisine de Cyrène ».

Pourtant, les légendes sur l’origine  des Berbères ( dont Eusèbe), mentionnent les descendants de Madian, fils d’Abraham et de Khetura, s’agissant des Berbères de Cyrène.

Le midrash rabba, parle de l’installation en Afrique à Guirgashi, ZARZIS ou Gergis, prés l’ile de Djerba. Trois passages d’Isaïe semblent dire que cette installation aurait suivi la destruction du Temple par les babyloniens, en 586 avant JC. Cette tradition est restée très vivace autour de la synagogue de la Ghriba à Djerba.

Cette tradition est encore considérée comme représentative d’une grande antiquité des établissements juifs par certains érudits qui se fondent, sur un autre argument, l’ancienneté de l’usage de l’hébreu dans les communautés du Maghreb :

Dans les ruines de la ville romaine de Volubilis, ont été trouvés un chandelier à sept branches et un débris de pierre tombale rédigée en hébreu, portant l’inscription:  « Matrona, bat (fille de) rabbi Yehuda nah ». 

Considérée comme la plus ancienne inscription hébraïque actuellement connue en dehors de la Terre d’Israël :

Cette inscription portant le nom Matrona  peut laisser entendre  qu’elle date d’une époque antérieure au premier temple et dériverait de la kabbale primordiale qui désignait ainsi la figure féminine du Metatron, également représentée par les premiers hébreux par Achera (qui provient du Nom Divin : « Eyieh Acher Eyieh ».

Cette inscription placerait donc l’installation des Juifs au Maghreb à l’époque de la colonisation tyrienne et sidonienne, ce qui explique l’absence de documents, pour deux raisons :

  • 1 – la possible assimilation des hébreux aux Puniques
  • 2 – l’origine purement hébreuse des Phéniciens

Les premiers hébreux sortis d’Egypte n’ont pas tous adhéré à la Loi de Moïse, beaucoup sont resté semi-païens, ou païens complètement, préférant se consacrer au commerce.

Les Juifs de l’Afrique à l’ouest des Syrtes n’apparaissent donc, selon une lumière historique incontestable, qu’au IIe siècle de notre ère, et surtout au IIIe siècle.

Mais il faut tout de même noter que selon le Talmud de Babylone (Roch hachana, 26), à la fin du règne de Trajan (soit avant 117 de notre ère), Rabbi Aqiba aurait visité les communautés d’Afrique. Ce qui pourrait expliquer le retour religieux de ces communautés et l’adoption d’un symbolisme typiquement juif, qui leur faisait défaut.

Le cas particulier de la Cyrénaïque

Nous sommes mieux renseignés, pour une période plus ancienne, sur les Juifs dans la partie orientale du monde berbère, la Cyrénaïque.

Si Hérodote signale des Juifs dans quelques ports et quelques cités plus ou moins bien identifiés, on peut considérer que l’essentiel des effectifs du judaïsme cyrénéen est vraisemblablement d’origine égypto-ptolémaïque.

Flavius Josèphe admet que c’est la conquête de Cyrène par Ptolémée Ier à la fin du IVe siècle avant J.-C. qui provoqua l’installation des Juifs dans ce secteur de la Libye, où le judaïsme, ou plutôt hébraïsme, n’apparaissait dans toute la Berbérie que comme un prolongement de la diaspora d’Égypte.

L’existence des Juifs est attestée par un témoignage épigraphique, le sceau de Obadiah fils de YSB, et par la mention de Jason de Cyrène dans le second livre des Macchabées (2, 19-24).

Selon Flavius Josèphe, 500 000 Juifs sont installés en Cyrénaïque. Ils y constituent la quatrième classe de la population, mais leur organisation administrative reste malheureusement mal connue.

La constitution d’une province romaine en 96 avant J.-C. ne paraît pas avoir modifié leur statut, ni amélioré leurs relations avec les Grecs : comme à Alexandrie, elles demeurent toujours tendues, et expliquent sans doute les troubles de 87 avant J.-C, qui conduisirent Sylla à dépêcher des renforts pour rétablir l’ordre, mais on ignore le détail.

En revanche, à l’époque de César et d’Auguste, la situation des Juifs est favorable. Ils jouissaient d’une certaine autonomie culturelle et religieuse, et d’immunités qu’Auguste a confirmées. Le gouverneur avait toutefois un droit de contrôle.

Selon Flavius Josèphe, l’effectif des communautés aurait crû de façon notable. Diverses inscriptions montrent les Juifs de Berenikè témoignant leur reconnaissance au gouverneur M. Titius vers 9-8 avant J.-C, assumant la dépense de réparations à l’amphithéâtre (qui semble avoir été le lieu où leur politeuma [communauté] se rassemblait), restaurant une synagogue en 54 après J.-C. Il ne semble pas que les difficultés surgies vers 40 entre les communautés à Alexandrie aient eu des répercussions plus à l’ouest.

Tout semble changer après la destruction définitive du Temple en 70.

Un chef des zélotes du nom de Jonathan aurait tenté de soulever ses frères au moment du siège de Massada. Beaucoup de fugitifs auraient trouvé refuge en Égypte et à Cyrène selon Flavius Josèphe, voire plus à l’ouest.

Il faudrait y ajouter, selon une source médiévale, les 30 000 prisonniers déportés par Titus « à Carthage », c’est-à-dire vraisemblablement dans la province d’Afrique proconsulaire.

C’est à la fin du règne de Trajan qu’un conflit dégénère en une lutte sanglante dont les horribles détails sont révélés par des sources juives. Le chiffre des victimes selon le Talmud, est de 1 200 000…

L’ampleur de la crise est également révélée par des documents épigraphiques du début du règne d’Hadrien qui font état de la restauration, entre 118 et 120, d’une voie, de bains et d’un temple.

Mais la cité de Cyrène avait, vers la fin du IIe siècle, retrouvé sa prospérité. En revanche, certains assurent que le judaïsme fut marqué par un certain retour aux sources, en particulier à l’usage de l’hébreu de préférence au grec, attitude caractéristique d’une volonté de freiner une assimilation décevante.

Les activités économiques des Juifs d’Afrique restent mal connues en Afrique. Une lettre de Synésios de Cyrène (370 – 414) fait connaître des Juifs armateurs et marins, mais leur origine est imprécise.

Les coutumes des Juifs d’Afrique ne nous sont révélées ni par la littérature rabbinique, ni par les monuments, mais par un chrétien, Tertullien (150 – 220), qui semble les avoir passablement fréquentés. Il signale le port du voile par les femmes, les interdits alimentaires, les azymes, l’observation du sabbat, l’allumage de la lampe, le Grand Pardon (Yom Kippour), qu’il traduit littéralement : dies magnos.

Les liens avec la Judée étaient maintenus en particulier par le pèlerinage à Jerusalem (Actus Apostolorum ., 2, 10) selon les Actes des Apôtres : « de la Phrygie, de la Pamphylie, de l’Égypte, du territoire de la Libye voisine de Cyrène et résidents venus de Rome, Juifs de naissance ou par conversion ».

Mêlés à la vie quotidienne des classes populaires, les Juifs ont à la fois subi l’influence des païens et exercé leur influence sur leurs voisins.

Le judaïsme berbère est attesté par la phrase d’Ibn Khaldûn sur la pratique des Berbères : « peut-être certains groupements berbères avaient-ils même professé le judaïsme, empruntant cette religion aux fils d’Israël, au moment de l’apogée de l’expansion de leur royaume, en raison de la proximité de la Syrie… ». 

Le judaïsme des Djerawa, des Nafusa et d’autres remonterait aux temps héroïques de la toute-puissance du royaume d’Israël…?

A l’appui de cette affirmation, les traditions sur les origines cananéennes des Berbères rejoignent d’autres arguments comme le passage d’Augustin : « les paysans d’Afrique se disent Chenani », c’est-à-dire Cananéens.

On ne peut évidemment nier l’existence d’un judaïsme berbère, mais rien ne permet d’affirmer son origine véritable.

Au Maghreb, Tertullien, saint Augustin, saint Jérôme et même le Talmud,  ne mentionnent des Juifs que dans les cités proches de la côte…

juive-berbere-1880

Histoire des juifs en Afrique du nord, du Xème siècle avant l’ère commune, à nos jours :

Xème siècle av. J.C. : Présence juive légendaire (avec les premiers établissements phéniciens), la langue utilisée, le punique, est bien sûr proche de l’hébreu.
814 av. J.C. : Fondation de Carthage. (Carte des territoires carthaginois à l’apogée de la Carthage phénicienne)
586 av. J.C. : C’est à Djerba que quelques milliers de juifs trouvèrent refuge. Construction de la Synagogue dite de la Ghriba.
581 av. J.C. : Destruction du premier Temple de Jérusalem. Vestiges confirmés d’une présence juive en Afrique du Nord
300 av. J.C. : Ptolémée Soter, successeur d’Alexandre, installe des soldats juifs en Cyrénaïque
264-146 av. J.C. : Guerres Puniques. Nombreuses communautés juives en Libye et Afrique du Nord.
45 av. J.C. : Jules César accorde des franchises aux Juifs de l’empire romain.
70 : Destruction du Second Temple de Jérusalem par Titus. Réfugiés juifs à Constantine, Sétif, Aumale, Bône, Cherchell,…Titus établit 30000 colons juifs à Carthage.
87 : Première révolte juive en Cyrénaïque (province romaine d’Afrique du Nord, située entre les provinces d’Égypte et de Numidie. Ce territoire fait aujourd’hui partie de la Libye).
115-118 : Révolte juive en Cyrénaïque.
132-135 : Après l’échec du soulèvement de Bar-Kokhba en Palestine. Des réfugiés juifs s’établissent en Afrique du Nord. Prosélytisme juif dans certaines tribus Berbères.
212 : Edit de Caracalla reconnaissant le droit de cité aux Juifs.
200 : Le christianisme s’implante dans les 4 provinces de l’Empire Romain en Afrique du Nord,. Polémiques judéo-chrétiennes.
313 : Edit de Milan : Constantin fait du christianisme la religion d’Etat dans tout l’empire romain.
360 : Division de l’empire romain en 2, empire d’occident de Rome et empire d’orient de Bysance (Constantinople)
Vème siècle : Les grandes invasions  » Barbares  » dèferlent sur l’empire romain d’occident, mettant fin à cet empire. L’empire romain d’orient subit moins d’attaques de ces  » barbares  » , il résiste et survie mais en s’affaiblissant.
430 : Conquête de l’Afrique du Nord par les Vandales. Les tribus berbères juives et chrétiennes participent aux combats avec les troupes romaines contre les Vandales.
533 : Conquête de l’Afrique du Nord par les Byzantins de Justinien 1er (494-565) avec le général Bélisaire en tête des troupes byzantines, les juifs combattent aux côtés des Vandales.
642 : Début de la conquête de l’Afrique du Nord par les musulmans dont les troupes étaient composées de guerriers venant des pays nouvellement conquis (Au Moyen Orient : Perse, Syrie, Irak, Liban, Palestine, et de toute la péninsule arabique, en Afrique : la Lybie et l’Egypte et de toute la péninsule arabique)et où l’ethnie arabe était très minoritaire.
669 : Fondation de Kairouan. Création de la plus importante communauté juive en Afrique du Nord.
698-703 : Opposition berbère à l’invasion musulmane. La Kahéna, reine d’une tribu berbère judaïsée, résiste plusieurs années (688-693.). Des juifs orientaux suivent les armées arabes et fondent de nouvelles communautés.
694 : Conquête de l’Espagne par Tarik : des Juifs participent à l’expédition militaire.
717 : Pacte d’Omar fixant le statut des Dhimmis (les gens du Livre, Chrétiens et Juifs). On attribue la paternité du premier pacte à l’égard des Dhimmis au calife Omar
944 : Fondation d’Alger. Les juifs jouent un rôle économique et politique important.
1057 : Les tribus de bédouins hilaliens (entre 100 000 et 200 000 personnes, originaires de 3 tribus bédouines de la péninsule arabique) prennent Kairouan et pillent le pays, repoussant les tribus berbères dans le Sud.
1150 : Les Almohades (dynastie Muminide) conquièrent le Maroc, l’Algérie et chassent les Normands de Tunisie. Persécutions contre les Juifs : conversions forcées et persécutions (Tlemcen, …).
XIII° siècle : Création de trois pays séparés : le Maroc (dynastie Mérinide), l’Algérie( dynastie Ziyanide à Tlemcen) et la Tunisie.
1391 : Persécution des juifs de Castille et d’Aragon. Immigration vers les Baléares, le Maroc et l’Algérie. Les juifs s’installent à Oran, Mostaganem, Alger (et dans la plaine de la Mitidja : Miliana, Médéa,..), Bougie et Constantine.
1394 : Simon ben Semah Duran dit Rachbatz (1361-1442) rédige les taqqanots d’Alger, qui établissent des règles religieuses et civiles appliquées par toutes les communautés juives d’Algérie : « la coutume d‘Alger ».
1492 : Expulsion des juifs d’Espagne.
1496 : Expulsion des Juifs du Portugal.
1509-1518 : Les Espagnols occupent Oran, Bougie, Tlemcen. Ruine des communautés juives.
1529 : Barberousse (Kheir-al-Din) chasse les Espagnols d’Alger au nom du sultan turc Soliman. La Tunisie et l’Algérie ont intégré l’empire ottoman.
1593 : Livourne devient un port franc. Le duc de Toscane y accueille les Juifs Sépharades.
1659 : Le pacha d’Alger s’appelle désormais le Dey. Il est entouré des beys de Constantine, de Mascara (puis Oran) et de Médéa. La communauté juive est dirigée par un Mokkedem (Muqaddam) nommé.
1669 : Les Espagnols expulsent les juifs d’Oran
1792 : Mohammed El Kebir chasse les Espagnols d’Oran. Retour de la communauté juive.
1798-1803 : Les commerçants juifs Bacri et Busnach obtiennent le monopole du commerce des céréales dans la Régence. Ils financent le Directoire et le Consulat.
1804 : Famine à Alger. Saccage des biens juifs.
1830 : Conquête de l’Algérie par la France. Des juifs participent à la prise d’Oran (1833) et de Constantine (1837). Jacob Bacri est nommé chef de la Nation Hébraïque en Algérie.
1845 : Création des Consistoires d’Alger, Oran et Constantine.
1865 : Sénatus-Consulte autorisant les Juifs d’Algérie à demander individuellement la citoyenneté française.
1870 (24 octobre) : Décret Crémieux accordant la nationalité française aux « Israélites indigènes des départements d’Algérie  » .
1878 : L’empire Ottoman avant le traité du Bardo 1881 : Protectorat français sur la Tunisie pour une durée de 75 ans par le traité du Bardo.
1886 : Drumont publie « La France Juive ». Crise anti-juive en Algérie.
1897 : Manifestations antisémites à Oran, Alger,…
1898 : Edouard Drumont devient député d’Alger ; Max Régis, maire d’Alger.
1912 : Protectorat français sur le Maroc.
1934 : Emeutes anti-juives en Algérie. Persécution des Juifs à Constantine.
1937 : Projet de statut Blum-Violette en faveur des musulmans d’Algérie.
1940-1943 : Lois de Vichy abrogeant le Décret Crémieux et fixant le statut des Juifs.
1941 : Les enfants juifs sont chassés des écoles publiques.
1942 (8 novembre) : Débarquement allié à Alger.
1943 (20 octobre) : Rétablissement du Décret Crémieux.
1955 : Indépendance du Maroc et retour du Sultan Mohammed V.
1956 : Indépendance de la Tunisie.
1957 : Le Bey Ottoman de Tunis est déposé par Habib Bourguiba qui devient le président de la République Tunisienne.
1962 ( 3 juillet) : Indépendance de l’Algérie – Départ de la quasi-totalité des Juifs d’Algérie vers la France et Israël.
1962 : Départ de juifs de Tunisie vers la France, Israël et le Canada.
1967 : Guerre des six jours et départ de la quasi-totalité des juifs de Tunisie vers la France, Israël et le Canada.

Lire aussi : Histoire des Juifs à l’époque punique dans les florissantes cités-état du monde phénicien

Réalisé à partir de plusieurs sources

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