Les oubliés de l’histoire

Ce film documentaire reconstitue une histoire peu connue, celle de tous ces citoyens juifs qui sont entrés en résistance contre le nazisme sur le territoire français.juifs resistants

Les juifs représentent alors une infime fraction de la population française mais dans la Résistance, ou plutôt dans les résistances, ils ont été très nombreux.


Venus de tous les horizons, appartenant à des mouvements de jeunesse ou à des partis politiques, ils ont été très nombreux à s’engager dans tous les mouvements de résistance. Celle-ci a commencé avec l’entraide. Puis, face à la répression et aux persécutions raciales, elle s’est poursuivie avec la propagande et l’action armée. Ce film documentaire donne une vision première et synthétique de ce monde complexe des résistants juifs.

Les Juifs dans la résistance intérieure

Lorsque la guerre éclate, les Organisations juives communistes, interdites, basculent dans la clandestinité. En septembre 1940, les dirigeants clandestins décident la création de Solidarité dont la mission est d’organiser l’aide matérielle aux familles dans le besoin, de remonter le moral de la population juive et de préparer à la Résistance.

Dans de nombreuses villes de France, le mouvement constitue des groupes par rues et par quartiers, ainsi que des comités de femmes et de jeunes. Le journal, anciennement Presse Nouvelle, est relancé sous le titre d’« Unzer Wort ».

Des celles de solidarité sont créées dans les camps d’internement de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande. Le 20 mai 1941, après les premières rafles, les femmes juives manifestent et revendiquent le droit de visite à leurs maris et à leurs fils devant le camp de Pithiviers et le siège du Comité de coordination de bienfaisance, en juillet 1941.
Par ailleurs, Solidarité lance, une campagne de boycott et de sabotage du travail allemand.


Dans un premier temps, l’action est axée sur la propagande et l’action politique au sein de l’Organisation Spéciale (O.S.). Ainsi, Samuel Tyselman est arrêté, le 13 août 1941, dans la cadre d’une manifestation. Il est fusillé avec un jeune métallurgiste français, Henri Gautherot. Quatre jours plus tard, sa mort sera vengée, par un attentat, perpétré par le colonel Fabien aidé de Fernand Zalnikov et de Gilbert Brustlein.

En mars 1942, le Parti communiste décide d’intensifier la lutte armée et créée les F.T.P. Au sein de la M.O.I., quatre détachements, composés majoritairement de Juifs, Anciens des brigades internationales, aguerris à la lutte armée, ces militants, mènent une guerre offensive contre l’occupant. Cet activisme entraîne une vive répression.

En janvier 1942, la Brigade Spéciale, en charge de la répression contre la Résistance, est renforcée. Elle mène une vaste opération de filature qui conduit à l’arrestation de près de 200 combattants de la M.O.I. Le 2e détachement juif est décapité et le 23 février 1944, vingt-trois militants sont exécutés après une parodie du procès. Puis afin de discréditer la Résistance assimilée à des terroristes étrangers juifs et communistes, une affiche rouge est apposée sur les murs de France.

Progressivement, des groupes se créent dans toute la France, Grenoble, Lyon, Marseille, Toulouse. Fin avril 1943, une conférence nationale des dirigeants juifs se tient à Paris et décide de réunir toutes les Organisations juives au sein de l’U.J.R.E. (Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide). L’U.J.R.E. se rapproche des Organisations juives immigrés non communistes et la création du C.G.D. (Comité général de Défense) scelle cette unité.

Le C.G.D. sera un maillon important du bouillonnement unitaire qui aboutit, grâce à Léon Meiss et Joseph Fischer, à la création, en 1944, du C.R.I.F.

http://www.juifs-en-resistance.memorialdelashoah.org/

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