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Mazagan, est le nom ancien de l’actuelle ville d’el Jadida, cité fortifiée édifiée par les Portugais au début du XVIe siècle sur les côtes du Maroc, qui ne fut reprise par les Marocains qu’en 1769.

Les communautés musulmane et juive d’El Jadida, comme dans d’autres villes du Maroc ont cohabité, des siècles durant, en parfaite harmonie et en bonne intelligence.

Cette cité fut pour la population qui l’habitait (31.700 âmes en 1941 dont 26.000 Musulmans, 3.700 Juifs et 2.000 Européens) un carrefour de cultures, de religions, de traditions ancestrales et d’entente pluraliste.

De son côté la communauté juive participa activement à la reconstruction de la cité au XIXe siècle, et collabora également à son développement à l’aube du XXe siècle.

Le site correspond à l’une des sept colonies instaurées par l’amiral Hannon, explorateur carthaginois, au milieu du Ve siècle av. J.-C. appelée le comptoir de « Rusbis ».

Juifs et phéniciens parcouraient les mers sous pavillon carthaginois pour créer des comptoirs marchands.

Ce site a été signalé aussi bien par le navigateur Polybe en 150 av. J.-C., et le géographe Ptolémée, que par Pline l’Ancien, sous le nom de « Portus rutilis ».

Au début du XVIe siècle, les Portugais ont trouvé une petite tour en ruines abandonnée, utilisée auparavant comme poste de garde appelé « El Brija » diminutif de « borj ». Lors de la construction de la première citadelle, les Portugais l’ont appelée « Castello real ». Avec la reconstruction de la forteresse, la cité a pris provisoirement le nom de Sào Jorge.

Mazagan a une histoire, et même une double histoire : une histoire en terre marocaine, comme en terre américaine.

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Car en effet, Mazagan est cette ville portugaise dont l’histoire s’est chargée de déporter toute la population vers la reconstruction d’une nouvelle cité, au Brésil, au 18ème siècle, lorsque les Portugais décident d’abandonner définitivement leur ancrage africain.

A cette époque, beaucoup de crypto-juifs tentaient de bâtir ailleurs un monde nouveau plus adapté à leur condition.

C’est l’histoire d’une mémoire de ville qui a survécu dans les esprits, de l’autre côté de l’océan. Une histoire d’exil comme il en existe peu, dans les annales et les archives de la mémoire humaine… En racontant l’épopée si méconnue d’une ville qui a traversé l’Atlantique, nous redécouvriront la mémoire si riche d’El Jadida…

Mazagan est un nom qui serait issu du toponyme berbère “Mazighan”, lequel signifie “eau du ciel”, terme employé dans la région pour désigner les puits destinés à recueillir les eaux de pluie…

Pour commencer par le commencement, la fondation de Mazagão est le fruit de la politique marocaine du Portugal dessinée par la dynastie des Avis au cours du 15ème siècle.

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L’expansion des places fortes portugaises sur la route du commerce…

Une politique d’expansion de la chrétienté en direction des terres « infidèles », dans la Reconquista qu’engagent dès le 13ème siècle les couronnes de la péninsule Ibérique contre le royaume maure. Ainsi, dans la seconde moitié du 15ème siècle, l’emprise du Maroc sur le Portugal est telle, explique ce formidable récit historique, que le roi Afonso V (1448-1481), dit l’Africain, est proclamé “roi du Portugal et des Algarves en deçà et au-delà de la mer en Afrique.”

Et puis, dès le 14ème siècle par ailleurs, sous l’impulsion d’Henri le Navigateur, le Portugal se lance dans une vaste entreprise de “découverte” des îles et du littoral de l’Atlantique Sud, pour, en contournant l’Afrique, tâcher de rejoindre l’Océan Indien, et développer ainsi les échanges commerciaux florissants avec l’Inde. D’où la nécessité d’implanter des comptoirs le long de cette route maritime pour le ravitaillement des navires. Les premières villes lusophones en Afrique du Nord répondent donc à cette double nécessité de contrôle, et de ravitaillement.

Chaque fois, deux sites “solidement peuplés et défendus étaient implantés à une distance l’un de l’autre qui ne devait pas excéder un jour de voyage par terre ou par mer, en toute sécurité. Point essentiel pour le soutien mutuel, la cohésion commerciale, l’échange d’informations, et l’appui en vivres et en rendort militaire, surtout, en cas de danger…”

Voilà comment s’est dessinée peu à peu cette carte de places fortes portugaises construites comme des avancées sur le chemin du commerce maritime portugais, du Nord au Sud du pays : de Ceuta (Sebta) et Alacacer Ceguer (Ksar Es Seghir), Tanger et Arzila (Asilah), plus au Sud ensuite, Azamor (Azemmour) et Mazagão (El Jadida), Safi et Aguz (Agouz), Mogador (Essaouira) et Santo Cruz de Cabo de Gué(Agadir).

À égale distance de ce réseau, entre Tanger et Agadir, la position médiane de Mazagão, installée en pays des Doukkala, offre des avantages naturels incomparables : la baie dans laquelle elle est installée est considérée comme le point de mouillage le plus sûr de toute la côte atlantique du Maghreb. Et de l’autre côté, la région des Doukkalas constitue l’une des plus riches régions agricoles du Maroc, l’histoire en témoigne puisque lors de l’occupation romaine, déjà, son blé faisait sa réputation…

La naissance de Mazagan, une colonie en terre musulmane

Qu’une ville implantée par des étrangers en terre Marocaine soit née, il y a des siècles, pour renaître ensuite à nouveau en terre étrangère ailleurs, avec tous ceux qui l’habitaient à l’origine, suffit à construire la trame d’une véritable Odyssée…

En fait, c’est en 1514, après avoir conquis Azamor, (l’actuelle Azemmour), que les Portugais prennent pied dans la région, après avoir une première fois tenté en 1509 d’installer leur autorité en édifiant un fortin carré flanqué de quatre tours autour de la vieille tour de garde en ruine appelée El Brija : Castello Real.

Mais, les 25 cavaliers et les 100 fantassins placés sous la tutelle de Manim Alfonso Melo pour défendre le château n’avaient pu alors rivaliser avec les troupes du chérif de Meknès, Moulay Ziane… Là, ce sont les chérifs des différentes tribus, Moulay Mohamed à Fès, Moulay Ahmed à Marrakech, et Moulay Mohammed à Tanger, “qui décrètent la guerre sainte pour chasser les Portugais de la terre musulmane.”

Les places portugaises sont harcelées, tandis que leur ravitaillement en hommes, en nourriture et en argent est des plus irréguliers, car le souverain a aussi envoyé les premières vagues de peuplement au Brésil, et la colonisation devient un enjeu majeur à cette période. Le roi Dom Joao III envisage donc l’abandon de plusieurs de ses places fortes marocaines pour concentrer toutes les forces à Mazagão.

La vie très particulière d’une place-forte en vase clos…

En 1541, c’est une superbe forteresse bastionnée qui a servi à Benedetto da Ravenna, l’architecte italien de terrain d’expérimentation à certaines de ses idées, mises au point pour la défense des places-fortes. “C’est ainsi que cette ville-bastion implantée à la frontière entre la chrétienté et l’Islam devint la première ville idéale de la Renaissance hors d’Europe, aucun document ne l’atteste, mais c’est écrit dans sa forme même”, selon l’historien Carlo Ginzburg.

Quelque 2000 personnes vont y vivre, jusqu’à l’abandon de la ville par les Portugais, en 1769, sur ordre du pouvoir royal portugais, avec des soldats qui attendent fébrilement le moindre événement pour parer au combat.

Une vie rythmée par les sonneries des cloches de toutes les tours de la ville, celles des citernes et celles des bastions, à commencer par la tour du Rébate, qui font ressentir aux habitants la dimension de l’espace sacré catholique que constitue cette ville-bastion en pays maure.

Une vie rythmée par ailleurs par les sentinelles qui guettent d’hypothétiques manœuvres des troupes maures, les navires de ravitaillement portugais qui arrivent, ou les corsaires de Salé qui viennent parfois les harceler, et les escarmouches, nombreuses, qui se produisent hors des murs de la ville comme celle de la rechercher de bois de 1758, qui opposa 180 soldats portugais à 400 Maures. Mais cette guerre des nerfs d’une attente sur le qui-vive va user bien des Mazaganistes…

C’est une ville-forte qui vit quasiment totalement en vase clos, n’ayant de contact avec l’extérieur que pour subvenir aux besoins alimentaires, et comme l’eau des puits, situés à l’extérieur de la ville, est souvent contaminée par les tribus installées alentours, qui y jettent bêtes mortes et autres déchets, un savant système de récupération des eaux de pluie est mis en place à l’intérieur de la ville, et les eaux collectées sont ainsi drainées vers une immense citerne installée dans la salle de garde du vieux château de Mazagão (El Jadida) : celle-là même que l’on peut visiter aujourd’hui, et qui est devenue, d’une certaine façon, le symbole de la ville d’El Jadida…

Après le siège de Mazagan de 1561, organisé par le Sultan Moulay Abdallah, chérif de la dynastie des Saâdiens, il n’y eut plus de guerre menée contre la place-forte jusqu’en 1768, où le Sultan Alaouite Sidi Mohamed Ben Abdellah, fort d’une armée de 75 000 soldats et de 44 000 sapeurs, est bien décidé à reprendre cette forteresse, car il fait de cette prise le symbole de son ambition unitaire pour l’Empire Chérifien, en ayant réalisé l’union des chérifs arabes et des tribus berbères.

L’abandon pragmatique d’une place forte réputée pour son héroïsme…

Le siège de Mazagan et de l’armée du Sultan Sidi Mohamed Ben Abdallah, totalement disproportionnée en nombre, va révéler l’héroïsme, la bravoure et la résistance acharnée des Mazaganistes, qui vont subir les pires privations, mais en sortir victorieux, parce que déterminés à tenir coûte que coûte. Et vu l’ampleur du siège, un accord de paix est signé entre le Maroc et le Portugal. Et c’est ainsi le Sultan Sidi Mohamed Ben Abdallah se décidera à lever le siège, avec 25 000 morts, alors que seulement 98 soldats seront morts, du côté portugais…

Héroïque résistance des 2600 habitants confinés dans la place-forte, auxquels le roi du Portugal, demandera cependant de partir, en 1769, lorsque la nouvelle attaque se précise.

Toute entière tournée vers le Brésil, dont les frontières sont menacées au Sud et au Nord, la royauté portugaise ne considère plus la « fronteira » de l’Afrique du Nord comme un enjeu politique. C’est pourquoi d’ailleurs la situation de la ville de Mazagan s’est autant dégradée durant cette décennie, où le soutien de Lisbonne est devenu rare, entraînant un cycle de famine et d’épidémies dans cette ville de Mazagan en voie d’abandon : la ville vivant totalement sous perfusion, sans l’aide de Lisbonne, elle ne peut survivre, or il faut opérer des choix alors que les finances du royaume portugais sont bien endommagées et qu’une crise des produits coloniaux s’ajoute à l’immense chantier de la reconstruction de Lisbonne, entièrement détruite en 1755 par un tremblement de terre.

La pression du Sultan Sidi Mohamed Ben Abdallah devient l’occasion rêvée, le prétexte à saisir pour se retirer enfin définitivement et dignement du Maroc…

Un départ épique vers des horizons nouveaux

On conclut une trêve durant laquelle tous les habitants de Mazagão et leurs effets personnels ainsi que les ornements religieux de la ville sont emmenés par la « Porta do mar » (Porte de la mer), “dont les lourdes grilles ouvrent directement sur l’Océan, et que l’on ne peut utiliser qu’à marée haute en empruntant des chaloupes pour rejoindre les navires ayant jeté l’ancre au large.”

Embarquer la population toute entière, détruire armes et munitions, mais transporter l’artillerie de bronze sur les navires, les ordres sont stricts. Les hommes, excédés du fait qu’on leur interdise de se battre pour défendre leur ville, sont saisis d’une rage destructrice qui fait qu’il ne restera plus que gravats et cendres, derrière eux (plus de 13000 moudjahinnes ont trouvé la mort à cause d’une série d’explosions).

Ces destructions, ainsi que l’explosion programmée de la porte du Gouverneur rendent d’ailleurs la ville de Mazagão impraticable durant des années, et totalement inaccessible par voie terrestre, de sorte qu’elle sera même baptisée “El Mahdouma”, “la détruite”…

Les 14 bateaux qui battent retraite, le 11 mars 1769, emmènent toute une ville se reconstruire ailleurs, sur les terres brésiliennes, après un passage transitoire de six mois à Lisbonne. La ville se retire en ordre rangé : noblesse, clergé, peuple et prisonnier, chacun sur l’un des navires de transport réservés…

Car la société mazaganiste était bariolée, mêlant soldats, Açoriens et Maures convertis, comme le Zemmouri José Francisco da Cunha, esclaves, bannis (degredados), artisans, négociants étrangers, crypto-juifs et membres du clergé et de l’administration civile, artisans…

Des groupes sociaux d’origine sociale et culturelle multiple, qui cohabitaient ensemble dans cette ville forte où chacun était venu pour des motivations différentes. Ils ne reprendront la mer en direction de l’Amazonie que le 15 septembre 1769, pour une nouvelle aventure collective, en emportant avec eux la mémoire de cette Mazagan marocaine….

Les renaissances de Mazagan, au Brésil, et au Maroc…

Ce sera d’abord la refondation d’une nouvelle place forte de colons au Brésil en 1770, Mazagão, mais dont l’existence a brutalement disparu en ne laissant aucune trace dans les archives pendant longtemps jusqu’à ce qu’elle soit rebaptisée Regeneração en 1833.

Ce Mazagão Velho,Vieux Mazagan, existait donc depuis le 23 Janvier 1770. Mazagão la brésilienne, dont le plan d’urbanisation fut dressé par l’architecte italien Domingo Sambucetti, a été fondée par le capitaine Ignacio de Alencar Moraes Sarmento afin d’y installer les familles de Mazagão la Marocaine. Après une épidémie de choléra, la majorité de la population de Mazagão Velho a déménagé sur un autre site, qui est aujourd’hui le siège du comté, Nova Mazagão, Mazagan la nouvelle, à environ 30 km du village.

Les récits d’histoire précisent que la population de cette ancienne bourgade, Vila Mazagão Velho, survivait difficilement car son sort indifférait totalement le pouvoir royal portugais, et les moindres requêtes de ses habitants, qui symbolisaient pourtant l’âge d’or de la résistance portugaise en Afrique, étaient ainsi systématiquement refusées…

De l’autre côté, la ville détruite au Maroc est restée inoccupée pendant un demi-siècle, jusqu’à ce que le chérif Sidi Mohammed ben Ettayeb, gouverneur des Doukkalas, sur ordre du Sultan Alaouite Moulay Abderrahmane Ben Slimane, décide de la relever de ses ruines. Et le mur d’enceinte, le long de la porte du Gouverneur étant reconstruit, la ville prit alors le nom qu’elle porte aujourd’hui, “El Jadida”, la “neuve”, ou la “rénovée”… Il menaça même de peines graves quiconque la désignerait sous un autre nom…ne sachant pas encore que quelques décennies plus tard, sous le protectorat français, Mazagan reprendrait provisoirement à nouveau son nom d’origine, Mazagan, simplement francisé.

Une colonie juive, dès 1821, et deux tribus berbères, les Oulad Douib et les Oulad Hacine, furent autorisées à s’installer.

Suivent ensuite, à partir de 1827, quelques familles européennes, surtout espagnoles, que l’on autorise à résider dans la forteresse, à la condition “de revêtir le costume israélite afin de ne pas exciter l’animosité de la population locale de la région, qui avait gardé un souvenir sanglant de la domination portugaise…

La tour du Rébate devint minaret de mosquée, et c’est, aujourd’hui encore, unique minaret au monde à 5 côtés…

Ville de Mazagão, l’histoire de Mazagan qui se poursuit

Nova Mazagão, le Nouveau Mazagan, est une ville brésilienne, située dans l’état d’Amapá. Ses habitants, ou gentilés, sont appelés en français mazaganistas.

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Le royaume du Portugal a décidé de tourner la page de ces croisades qu’il juge désuètes. L’ambitieux ministre Pombal, loin de rester sur cet échec, a toutefois un plan de rechange…

Un destin forcé attend donc les ex-habitants de la Mazagao d’Afrique. Les voici emmenés contre leur gré en direction de Bélém au Brésil pour former dans un second temps la population de la nouvelle Mazagao d’Amérique. L’auteur souligne que les défenseurs de la foi sont transformés en colons du Nouveau Monde.

La politique coloniale portugaise tourne la page des petits comptoirs et forteresses parsemés sur la route des Indes. L’objectif du moment est de développer le Brésil. Ce dernier est cependant menacé sur ses marges par les Français qui ambitionneraient de s’installer sur la rive gauche de l’Amazone.

Il faut donc fonder une nouvelle ville destinée à contrer les appétits de la puissance coloniale rivale. Mais pour atteindre le site, il faut remonter en pirogue le plus grand fleuve du monde sur plusieurs centaines de kilomètres.

Les autorités portugaises, éclairées par leurs urbanistes et leurs architectes, ont planifié une cité idéale située sur la ligne de l’Equateur. Mais le grand projet restera à l’état de plan. En dépit des moyens mis en oeuvre, le résultat de tant d’efforts aboutira à la réalisation d’une misérable bourgade, ce qui porta le coup de grâce au moral des Mazaganistes déracinés.

La nouvelle Mazagao ne sombrera pas pour autant dans l’oubli. Bon an mal an, ses habitants finirent par prendre racine, et les projets d’abandon de la ville ne furent pas mis à exécution. Les damnés de l’Amazone se contentèrent bien raisonnablement de survivre sur ces terres malsaines.

À la recherche des sources et racines profondes

Le tournage d’un documentaire, intitulé « Mazagão : Mythe, mémoire et migration », a été entrepris le 10 janvier 2016 à Mazagão Velho par une équipe originaire d’Amapa, la deuxième étape du tournage s’est déroulée en mars 2016 à El Jadida, tandis que la dernière étape sera réalisée, en juillet 2016, à Mazagan Velho, lors de la fête de São Thiago.

L’histoire du documentaire, qui contribue à faire connaître la curieuse origine d’une ville créée par une autre, est contée par deux descendants des Mazaganistas : Jozué Vigne, 48 ans, agent culturel et Joseane Brito, 29 ans, professeur d’histoire, qui font un retour à la terre des ancêtres.

Le Documentaire évoque la rencontre de deux mondes: Mazagão, en terre marocaine, ses histoires et ses batailles et Mazagão, en terre brésilienne, avec sa communauté actuelle qui, face aux contraintes grandissantes du monde moderne, ne renie pas le passé pour évoluer. Et ce, pour garder son âme tout en maintenant des liens avec son folklore, ses traditions, son histoire, son patrimoine historique, riche et merveilleux, ses spécificités culturelles, ses coutumes et ses origines, conservés jusqu’à nos jour par les descendants des déportés de Mazagão la Marocaine avec un grand dévouement et fierté.

« Mazagan : mythe, la mémoire et la migration » est un documentaire qui plonge dans l’histoire de la traversée atlantique de Mazagan la Marocaine à Mazagan la Brésilienne et surtout l’odyssée de la « transportation » de 2092 civils, chrétiens, juifs et musulmans, militaires et prisonniers marocains de la place-forte de Mazagan (El Jadida) il y a plus de 246 ans.

Dossier réalisé à partir de plusieurs sources

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