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La situation de la Palestine

La Judée a joui d’un statut particulier depuis Auguste. De faibles troupes y résident et à Jérusalem, la présence romaine est symbolique sauf à la période de Pâques.

Lorsque qu’un Hébreu est concerné, la justice est rendue par les autorités locales et l’entrée du Temple est interdite aux paîens. Néanmoins les révoltes commencent dès l’an 6 contre l’impôt considéré comme impie, la nouvelle secte des Zélotes en est le moteur.

La situation se dégrade sous l’empereur Caligula qui veut faire entrer les légions à Jérusalem et élever la statue de l’empereur dans le Temple.

Le roi Hérode Agrippa qu’il a nommé, fait relever les remparts de Jérusalem. Avec l’empereur Claude c’est le retour aux respects des traditions et par exemple l’exemptions des charges militaires pour les Hébreux. Mais depuis 44 et la mort d’Hérode Agrippa, la situation est tendue, les incidents avec l’autorité romains sont quotidiens.

Le procurateur Cuspius Fadus réprime la révolte de Theudas.

Theudas ou Thaddée, mort vers 44-46, est un prophète juif qui accomplit des miracles, réunit de grandes foules et pourrait s’être prétendu messie. 

Flavius Josèphe le relate dans ses Antiquités judaïques :

« Pendant que Fadus était procurateur de Judée, un magicien nommé Theudas persuada à une grande foule de gens de le suivre en emportant leurs biens jusqu’au Jourdain ; il prétendait être prophète et pouvoir, à son commandement, diviser les eaux du fleuve pour assurer à tous un passage facile. Ce disant, il séduisit beaucoup de gens. Mais Fadus ne leur permit pas de s’abandonner à leur folie : il envoya contre eux un escadron de cavalerie qui les surprit, en tua beaucoup et en prit beaucoup vivants. Quant à Theudas, l’ayant fait prisonnier, les cavaliers lui coupèrent la tête et l’apportèrent à Jérusalem. Voilà donc ce qui arriva aux Juifs pendant le temps où Cuspius Fadus fut procurateur. » — Flavius Josèphe, Flavius Josèphe, Antiquités Juives 20.97-98

En 48, nouvelle révolte dont la répression par le procurateur Cumanus entraîne la mort de 20 000 Hébreux. La guerre civile éclate entre les Hébreux qui rejettent la présence romaine et ceux qui la supportent. Malgré les signes avant coureurs inquiétants, Néron n’augmente pas les représentants de l’autorité romaine et les légionnaires sont les cibles des Zélotes armés.

La situation empire sous les procurateurs suivants.

A Césarée et dans d’autres villes grecques de Palestine, les heurts entre Grecs et Hébreux sont violents, les Romains soutiennent les Grecs et les Hébreux sont éliminés.

Le procurateur Florus prend 17 talents dans le trésor du Temple pour les service de l’empereur et c’est l’émeute calmée de justesse par Agrippa II. Les Hébreux empêchent Florus d’occuper le Temple et la citadelle Antonia. Florus sort de Jérusalem et laisse une cohorte qui est massacrée par les patriotes et les sicaires. Jérusalem est aux mains de ces nouveaux « Macchabées » le 6 août 66. La forteresse de Massada est prise par surprise.

Les opérations sérieuses commencent à l’automne 66 quand le gouverneur de Syrie, Cestius Gallus, à la tête de 3 légions (VI, X et XIII), marche contre les insurgés. Il prend Joppé et entre dans Jérusalem mais, il est indécis et doit lever le siège et abandonner ses bagages et ses machines ainsi que son arrière garde pour pouvoir se retirer en vitesse !

En novembre, il perd, dans une embuscade, 5 000 fantassins et 400 cavaliers face aux charges d’infanterie de masse d’Eleazar. La révolte s’étend en Galilée, en Samarie et en Idumée. Néron envoie un légat impérial, Titus Flavius Vespasianus avec deux légions (V & XV) et 11 000 auxiliaires fournis par les rois vassaux.

Au printemps 67, il entre en Palestine et bien que les insurgés ne proposent pas de batailles rangées, Vespasien avance avec toute son armée, met le siège devant les places fortes de Galilée et fait la conquête de la côte jusqu’à Ascalon.

Pendant ce temps, à Jérusalem, la guerre civile fait rage, mais Vespasien n’intervient pas, il complète l’occupation de la Judée et l’investissement de Jérusalem. La mort de Néron interrompt cette guerre. Elle ne reprend qu’après la conquête par les armes du pouvoir à Rome par les Flaviens.

Suite de la Guerre des Juifs

Vespasien a laissé en Palestine, son fils Titus aux prises avec les Hébreux en pleine guerre civile.

A la nouvelle de la révolte de Vindex contre l’empereur Néron, Vespasien presse ses troupes pour terminer la guerre des Juifs, pressentant les discordes au sein de l’Empire. Mais c’est la fin de l’hiver 67 – 68 et il ne peut que placer des garnisons dans les cités qui se sont soumises.

A Jérusalem, les Zélotes dirigés par Jean de Gischala, font appel aux Iduméens et l’emportent sur les modérés. Jean est originaire de Goush Halav (Gischala), en haute Galilée.

Ananos et Jésus fils de Juda de Gamala sont massacrés ainsi que les principaux opposants. Des habitants de Jérusalem font défection au péril de leur vie.

Les officiers romains conseillent à Vespasien de profiter de cette lutte fratricide, mais Vespasien refuse, sachant que cette guerre civile ne va pas s’arrêter et que s’il attaque maintenant, tous les patriotes vont faire bloc contre les Romains.

La forteresse de Massada est prise par les Sicaires qui s’approvisionnent sur les villages voisins. Au printemps, Vespasien déplace le gros de son armée en direction du Sud, depuis Césarée jusqu’à Antipatris et soumet la toparchie de Thamna. Puis il se rend dans la toparchie d’Ammathus en passant par Lydda et Jamnia, descendant la côte de la Samarie. Il y installe la Legio V Macedonica et occupe tous les passages vers Jérusalem.

Pendant ce temps Placidus avec un détachement et de la cavalerie soumet la Pérée. Vespasien avance vers le Sud Est et ravage Bethleptenpha et sa toparchie. Puis il capture, vers le sud, deux bourgs au centre de l’Idumée, Betabris et Caphartoba, fait prisonnier, tue et chasse le reste de la population et y établit une partie assez considérable de ses propres troupes selon Flavius Josèphe. Ensuite il revient à Ammathus, descend à travers la Samaritide et atteint Jéricho au début du mois de juin.

Les Romains éliminent les habitants qui ne se sont pas réfugiés dans les montagnes voisines. Vespasien poursuit l’encerclement de Jérusalem, dresse des camps à Jéricho et Adida. Puis il envoie Lucius Annius avec de nombreux légionnaires et un escadron de cavalerie attaquer Gerasa qu’il prend d’assaut, et autorise les soldats à piller.

La guerre s’étend à tel point que les habitants de Jérusalem ne peuvent plus sortir de la ville. C’est alors que Vespasien, de retour de Césarée et prêt à lancer toutes ses forces contre Jérusalem apprend la mort de Néron.

Autour-de-Jerusalem
Carte des environs de Jérusalem

Alors Vespasien remet l’attaque de Jérusalem.

Puis il fait demander au nouvel empereur Galba des instructions relatives à la guerre qu’il menait. Il n’obtient aucune réponse et n’entreprend rien. En janvier 69, il envoie son fils Titus à Rome pour saluer l’empereur mais avant d’arriver, celui ci apprend que Galba est mort. Titus est près des côtes d’Achaie, il passe de Grèce en Syrie et rejoint rapidement son père à Césarée. Puisque l’Empire néglige cette campagne contre les Juifs, ils jugent inopportun de poursuivre la guerre contre des étrangers.

Pendant ce temps, un certain Simon fils de (Cioras ou Giora), s’est constitué une armée de brigands et de citoyens, capable de défaire les Zélotes en pleine campagne et de ravager l’Idumée avec une foule de 40 000 personnes le suivant qu’il fallait nourrir.

Vespasien pendant ce temps marche contre les régions de Judée encore insoumises, occupe les toparchies de la Gophnitide et de l’Acrabétène et laisse des garnisons à Bethela et Ephraim. Puis il marche vers Jérusalem en faisant beaucoup de prisonniers et de morts en mai et juin 69.

Le légat de la Legio V Macedonica, Sextus Vettulenus Cerialis, ravage l’Idumée supérieure, capture et brûle Caphetra, obtient la reddition de Charabis pourtant ceinte de murailles puissantes et prend d’assaut Hebron et la brûle.

La Judée est soumise sauf Hérodion, Massada et Machaeron.

Mais Simon qui cerne Jérusalem profite de l’opposition entre les Iduméens et les Zélateurs. Les Iduméens se soulèvent contre Jean de Gischala, massacrent des Zélateurs, les chassent du palais construit par Grapté et les refoulent dans le Temple. Mais craignant un accès de fureur des Zélateurs se concertent avec les Grands-Prêtres et le résultat est un appel à Simon pour renverser Jean de Gischala.

Ainsi Simon, jusqu’à présent redouté, entre avec ses troupes, accueilli comme un sauveur. Jean de Gischala et les Zélateurs sont confinés dans l’enceinte du Temple. Simon lance un assaut sur le Temple mais en vain, beaucoup de ses combattants sont blessés par les projectiles lancés d’en haut. Les Zélateurs ont renforcé cet avantage en construisant quatre hautes tours d’angle. sur lesquelles ils installent des catapultes et des onagres en plus des archers et des frondeurs. Les offensives de Simon s’arrêtent.

Revenant à Césarée, Vespasien apprend que Vitellius est désormais empereur à Rome et il est furieux. D’autant plus qu’il ne pouvait envisager une navigation vers l’Italie pendant l’hiver.

Les soldats se rassemblent et soutiennent que Vespasien est l’homme qu’il faut pour l’empire. Mucien et les autres officiers exhortent Vespasien à se comporter en empereur. Mais celui ci pense d’abord à l’Egypte en raison de ses ressources en blé et de ses deux légions en garnison à Alexandrie. Il écrit à Tibère Alexander le gouverneur de l’Egypte et lui annonce que poussé par son armée, il assume le poids de l’Empire et le prendrai volontiers comme collaborateur. Celui ci fait prêter serment au légionnaires et au peuple.

Vespasien fait libérer Flavius Josèphe.

Voyant qu’Alexandrie lui est favorable, Vespasien part pour Antioche et considère que la marche sur Rome est prioritaire. Cette conquête est rondement menée par Antonius Primus si bien que quand Vespasien arrive à Alexandrie en janvier 70, il reçoit la nouvelle de la mort de Vitellius et de nombreuses ambassades.

Vers le milieu du mois de mars, il envoie Titus avec l’élite de son armée prendre Jérusalem, en passant par Tanis, Heracleopolis, Péluse, Raphia, Gaza, Ascalon, Jamnia, Joppé et Césarée qu’il atteint début avril. A Césarée Titus concentre ses troupes.

A Jérusalem, la situation est devenue plus compliquée. Eléazar, le fils de Simon entraîne des notables accompagnés de Zélateurs et se rendent maîtres de l’enceinte intérieure du Temple et s’installent au dessus des portes sacrées sur les métopes du Saint des Saints.

Simon attaque d’en bas Jean de Gischala qui est assailli d’en haut par les hommes d’Eléazar. Avec beaucoup d’oxybèles, de catapultes et d’onagres, les hommes de Jean de Gischala tuent beaucoup de leurs ennemis.

Le calcul de Vespasien s’avère juste. en particulier parce qu »en se combattant les trois partis incendient les environs du Temple et détruisent les stocks de blé (selon Flavius Josèphe).

Mais Titus avance avec les Legio V Macedonica, X Fretensis, XII Fulminata et XV Apollinaris, auxquelles sont joints les contingents renforcés des rois alliés, un grand nombre d’auxiliaires de Syrie, deux mille soldats d’élite de l’armée d’Alexandrie et trois mille des garnisons de l’Euphrate, soit au total soixante dix mille hommes.

En avançant en territoire ennemi, les troupes alliées et les contingents des rois ouvrent la marche. Devant la ville de Gabath Saül, Titus parti en reconnaissance avec un groupe de cavaliers se trouve soudain isolé avec quelques compagnons par une sortie en masse des défenseurs. Il réussit à s’en sortir en fonçant à travers les ennemis et les cavaliers le suivent sauf deux qui sont tués. Cette aventure donne aux Hébreux des espérances irréfléchies.

A la mi avril, il campe sur le Scopus à sept stades* au Nord de Jérusalem et fait établir un camp pour deux légions. La V, épuisée par une marche de nuit, campe à trois stades* pour construire plus en sécurité les retranchements. La X, arrivant par Jéricho reçoit l’ordre de camper sur la montagne des Oliviers à l’Est de Jérusalem.

* Un stade romain équivaut à 185,25 m.

Le siège de Jérusalem

En voyant les légions s’installer près de Jérusalem, les factions commencent à se réconcilier, elles mobilisent environ treize mille combattants.

Et ils se décident à faire une sortie en masse contre les légionnaires de la X qui construisent un mur et sont dispersés et pour la plupart ayant posé leurs armes. Les défenseurs traversent le vallon et attaquent avec d’immenses clameurs. Les légionnaires surpris sont mis en désordre, quelques uns fuient, la majorité tente de prendre ses armes mais avant de pouvoir s’en servir est frappé et tuée.

Les renforts arrivent sans arrêt chez les Hébreux et les Romains habitués à la « guerre organisée » sont troublés par cette irruption et cèdent à l’attaque. Les Romains reculent en blessant les Hébreux dans leur course, mais leur flot grossissant toujours, les Romains se trouvent bientôt loin du camp en grand danger.

Titus averti leur porte immédiatement secours, avec les soldats d’élite il les attaque de flanc, tue beaucoup d’ennemis et en blesse davantage. Les légionnaires qui ont fui reviennent au combat et les Hébreux sont mis en fuite et repoussé dans le vallon. Mais sur la pente opposée, ils se retournent et combattent les légionnaires jusqu’à midi.

Titus met en ligne des renforts et des soldats tirés des cohortes et envoie le reste de la légion continuer les travaux du retranchement. Les Hébreux prennent cette manoeuvre pour une fuite et une foule intacte s’élance avec une telle impétuosité que les légionnaires qui leur font face ne tiennent pas le choc et s’enfuient vers la montagne.

Titus et quelques soldats se trouvent isolés face aux ennemis et Titus charge et frappe les Hébreux qui s’écartent de lui pour poursuivre les fuyards. Les légionnaires qui fortifient le camp, voyant à nouveau cette irruption sont troublés et la légion persuadée que Titus est en fuite, se disperse. Mais quelques légionnaires apercevant Titus en plein dans la mêlée et inquiets pour son sort annoncent à grand cri le péril où il se trouve. Les fuyards honteux d’avoir abandonné César repoussent les Hébreux de la pente et les refoulent dans la vallée. Titus renvoient les légionnaires construire le retranchement.

A Jérusalem, la guerre civile reprend, le jour des azymes, les partisans d’Eléazar entrouvrent les portes du Temple et laissent entrer les fidèles.

Jean de Gischala en profite pour faire entrer des hommes peu connus avec des armes cachées sous les vêtements et s’emparent du Temple par surprise. Les homme d’Eléazar fuient par les souterrains. Beaucoup de fidèles sont frappés.

Titus décide de se rapprocher de Jérusalem.

Il place devant les portes suffisamment de cavaliers et de fantassins pour arrêter toute sortie et ordonne au légionnaires d’aplanir tout l’espace jusqu’au rempart. Tout ce qui est mur, clôture et arbre est rasé.

Les Hébreux profitent de cette proximité des Romains pour leur tendre un piège. Pendant que certains sortent par les tours des femmes en se cachant comme si les partisans de la paix les chassent et qu’ils craignent les légionnaires, d’autres, sur les remparts, appellent les Romains en demandant la paix, promettent d’ouvrir les portes et jettent des pierres sur les premiers.

Les légionnaires s’apprêtent à faire mouvement vers les portes mais Titus, déçu du refus d’un accord proposé la veille et méfiant devant ce surprenant appel, donne l’ordre aux soldats de rester à leur poste. Mais ceux qui sont affectés aux travaux saisissent leurs armes et se précipitent vers les murailles. Arrivés entre les tours de la porte, ils reçoivent de nombreuses pierres et des flèches venant du rempart, tandis que les « fugitifs » les entourent et les attaquent par derrière. Beaucoup de ces légionnaires sont tués ou blessés, mais ils finissent par rompre le cercle.

Titus les blâme d’avoir combattu sans ordres et menace de sanctions mais les légions le pressent de pardonner et il cède à leurs prières. Alors pour poursuivre les travaux de déblaiement, il place devant les portes de l’infanterie, de la cavalerie et des archers. puis Titus campe à deux stades de l’un des angles du rempart, face à la tour Psephina, l’autre corps d’armée s’installe face à la tour Hippicos et le Legio X reste sur le mont des Oliviers.

Siege-Jerusalem-Titus
Plan du siège de Jérusalem

La ville de Jérusalem est bâtie sur deux collines et entourée de ravins infranchissables et d’un simple retranchement sur trois côtés. Le dernier côté est protégé par trois murs (1, 2 et 3 sur le plan). Les murs sont solides, construits avec des pierres de grande tailles et d’autant plus difficiles à prendre qu’ils dominent des vallons et des fossés profonds. Les dernières constructions datent du roi Agrippa. Les tours sont massives, carrées et solides également.

Le Temple est construit sur une éminence entourée d’un triple rempart circulaire.

Dans la ville, les Hébreux combattant autour de Simon sont au nombre de dix mille auxquels il faut ajouter cinq mille Iduméens. Le Temple est défendu par six mille combattants obéissant à Jean de Gischala et deux mille quatre cents Zélateurs.

La guerre que se livre les deux camps, arrêtée à l’arrivée des Romains reprend de plus belle.

Titus fait une reconnaissance avec l’élite de sa cavalerie et ce qu’il voit le rend perplexe. La simple muraille du côté des ravins n’est pas praticable et le premier des trois murs semble capable de défier les machines de siège. Il décide alors d’attaquer près du tombeau du grand-prêtre Jean, là où le rempart est moins haut et le second mur ne s’y rattache pas. Il envisage d’occuper le troisième rempart dont l’accès est facile et de s’emparer du Temple et de de la ville haute en passant par la tour Antonia, nommée ainsi par Hérode en l’honneur de Marc Antoine. Pendant cette reconnaissance, Nicanor qui s’est approché du rempart pour discuter de paix avec les défenseurs est blessé par une flèche.

Voyant cette violence, Titus accélère les préparatifs du siège tout en gardant des forces pour empêcher toutes sorties des Hébreux. Malgré ces précautions, Simon fait installer toute son artillerie sur le rempart, les machines capturées à Cestius et celles prises avec la tour Antonia. Mais peu de défenseurs savaient les utiliser. Quelques uns envoient des pierres et des javelots du haut du rempart sur les Romains. Ceux ci disposent des claies pour protéger les travailleurs romains.

Et les légions utilisent les oxybèles et les onagres pour éviter les sorties des Hébreux. Les pierres étaient blanches et des vigies, placées sur les tours, signalent le projectile et ceux qui sont menacés se dispersent et les effets sont moindres. Les Romains décident de noircir les pierres et celles ci ne sont plus vues d’avance. Les pierres atteignent bien plus souvent leur but et font de nombreux morts.

Titus fait avancer son artillerie et commence à faire battre le rempart. Les deux factions décident d’opposer désormais une défense commune.

Et oubliant leurs haines, les Hébreux et les Iduméens s’alignent ensemble sur les remparts et font pleuvoir des tisons enflammés contre les machines, et sortent brutalement détruire les mantelets des machines et attaquer ceux qui les manipulent.

Titus doit grouper autour des machines des cavaliers et des archers. Les ennemis apportant des torches sont repoussés. Les hélépoles ou tours d’assaut entrent en action, le bélier de la Legio XV Apollinaris ébranle l’angle d’une tour qui fait une forte saillie.

Une nouvelle fois les Hébreux, observant que les légionnaires sont dispersés, s’élancent par la tour Hipicos et mettent le feu aux ouvrages. Les légionnaires se rassemblent mais l’audace des Hébreux met en fuite la discipline romaine, un combat terrible a lieu autour des machines. Déjà le feu prend aux travaux, mais la résistance d’une élite de soldats d’Alexandrie limite les dégâts et Titus arrive avec les cavaliers et le massacre commence.

Les Hébreux reculent et sont poursuivis jusqu’à la ville. Titus ordonne de construire trois tours de cinquante pieds de haut. Elles sont si hautes que les Hébreux sur les remparts ne peuvent atteindre les archers et les frondeurs ainsi que les lanceurs de javelots qui les blessent. Ces tours sont trop lourdes pour être renversées et couvertes de plaque de fer. En reculant hors de portée des projectiles, les Hébreux ne peuvent plus s’opposer aux assauts des béliers qui détruisent peu à peu la muraille. Une brèche se forme sous les coup de la plus grande hélépole que les Hébreux surnomment « le vainqueur ». Alors les défenseurs abandonnent ce rempart et se retirent.

Les Romains pénètrent par la brèche, tous les Hébreux s’enfuient derrière le second mur, les portes sont ouvertes et le quinzième jour du siège, les Romains s’emparent de la première enceinte et l’abattent en grande partie, ainsi que le quartier nord.

Titus déplace son camp à l’intérieur de l’enceinte mais de manière à être hors de portée des flèches tirées du deuxième mur.qu’il commence aussitôt à attaquer. Les Hébreux se répartissent la défense du mur, les compagnons de Jean de Gischala depuis la tour Antonia, le portique Nord du Temple et le tombeau d’Alexandre Jannée, soit à l’Est, ceux de Simon depuis le monument du grand-prêtre Jean. Ils font de fréquentes sorties mais sont repoussés, en revanche, depuis les remparts, ils ont l’avantage. Les combats sont incessants.

Cinq jours après le premier, le deuxième mur est pris par les Romains.

Les Hébreux fuient comme la précédente fois. Titus entre dans l’enceinte avec mille légionnaires et les troupes d’élite de sa garde. il n’élargit pas la brèche, défend d’incendier les maisons, autorise la sortie des factieux. Cette mansuétude est prise pour de la faiblesse par les combattants qui enveloppent les Romains qui ont franchi le mur. Les Romains doivent se défendre car la brèche est étroite. Titus place les archers à l’extrémité des ruelles et combat lui même dans une rue très encombrée. et ainsi les légionnaires peuvent se retirer.

Les Hébreux sont fiers de leur succès et s’imaginent que les Romains n’oseront plus entrer dans la ville. Ils résistent encore trois jours et reculent devant la vigoureuse attaque des légionnaires qui prennent le rempart pour la deuxième fois. Titus le fait abattre dans toute sa longueur et fait occuper ses tours. Il préfère interrompre le siège et laisser aux factieux le temps de délibérer après la ruine du deuxième mur. Il profite de la trêve pour distribuer la solde.

Les légionnaires apparaissent revêtus de leur cuirasse et les chevaux brillamment harnachés.Tous les Hébreux peuvent voir le spectacle. La distribution de vivres dure quatre jours et aucune proposition de paix ne vient des Hébreux. Alors Titus fait commencer les terrassements contre la tour Antonia et le tombeau de Jean. Il compte prendre le Temple par la tour Antonia et la ville haute par le tombeau de Jean. Les sorties des Iduméens et de l’infanterie lourde de Simon freinent les travaux près du tombeau.

A la tour Antonia, ce sont les Zélateurs qui font face. Les Hébreux s’améliorent dans le maniement des machines. Ils possèdent trois cents oxybèles et quarante onagres écrit Flavius Joseph.

Les travaux de terrassement se poursuivent malgré les projectiles lancés du rempart. Titus envoie une section de cavalerie tendre une embuscade aux Hébreux qui sortent., mais le plus grand nombre sont des civils affamés. Ils sont crucifiés en face du rempart. Les terrassement sont terminés en dix sept jours par les quatre légions. Jean de Gischala fait miner le sol depuis la forteresse Antonia et garnir les souterrains d’étais et porter du bois enduit de bitume et de poix et enfin y mettre le feu. Les terrassements s’effondrent quand les étais sont consumés et cette catastrophe frappe les Romains de terreur. Simon attaque les autres terrassements avec des torches portées par des hommes audacieux qui mettent le feu aux machines. Du rempart, les Hébreux repoussent les Romains qui viennent éteindre l’incendie. Les Hébreux sortent en masse et attaquent les gardes. Les oxybèles sont mis en batterie pour repousser cette multitude qui sort sans aucun souci de sa sécurité. Alors Titus arrive de la forteresse Antonia, il attaque l’ennemi sur ses flancs. Les Romains furieux sont prêts à anéantir cette multitude mais ceux ci retraitent vers la ville.

Titus tient un conseil de guerre. Les avis sont partagés. Les plus audacieux pensent qu’en attaquant avec toutes les troupes, les Hébreux seront accablés et ne supporteront pas l’assaut. D’autres sont partisans d’un blocus, d’éviter tout engagement et de laisser la famine agir. Titus juge peu honorable de rester inactif avec une si grande armée tout en considérant superflu de combattre des adversaires qui vont se détruire eux-mêmes.

Pour remédier aux sorties des assiégés il décide faire construire un mur entourant la ville entière tout en reconstruisant les terrassements. Les officiers sont convaincus par Titus et dans les légions, une rivalité entre les unités et une ardeur extraordinaire s’empare des soldats. Ce mur long de trente neuf stades est construit en trois jours. Les soldats sont répartis dans les forts et dorment à tour de rôle.

Dans la ville, la famine fait des ravages.

Titus fait reconstruire les terrassements mais le bois disponible doit maintenant venir de quatre-vingt-dix stades, soit environ 16 km ! Aussi c’est la tour Antonia uniquement qui fait l’objet des nouveaux travaux, mais l’absence de matériaux porte la durée des travaux à vingt et un jours.

Les Romains impressionnés par la fermeté d’âme des Hébreux, fortifient les postes de garde installés sur ces terrassements.

Jean de Gischala et ses compagnons attaquent rapidement les travaux avec des torches, mais par petits groupes et sans la même ardeur qu’avant, les légionnaires forment un mur impénétrable et ils ne peuvent atteindre les terrassements. Les Romains encore furieux des précédents échecs ne peuvent pas envisager la destruction de ces terrassements. Les béliers entrent en action malgré les projectiles variés envoyés par les assiégeants. Les Romains qui actionnent les hélépoles sont écrasés par les pierres jetées de la tour. D’autres creusent les fondations de la tour et descellent quatre bloc de pierre. La nuit, le mur battu par les béliers, s’écroule à l’endroit où Jean a fait creuser une mine contre les premiers terrassements. Les Romains découvrent un deuxième mur construit à l’intérieur et la tour Antonia reste debout.

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Mouvements des forces romaines

Titus exhorte ses soldats à attaquer par la brèche et les premiers qui montent sont écrasés par les pierres. Deux jours plus tard, à la neuvième heure de la nuit, une vingtaine de légionnaires avancent sans bruit dans la brèche, massacrent les gardes endormis, occupent la muraille et font sonner une trompette. Les autres gardes s’enfuient pensant que de nombreux Romains ont escaladé le mur. Titus rassemble ses troupes et monte avec ses officiers.

Les Hébreux se sont repliés vers le Temple. Les Romains tentent d’y pénétrer mais les Hébreux aussi bien ceux de Simon que ceux de Jean tentent de repousser les Romains. Le combat est violent et sanglant. Les Hébreux sont nombreux et furieux. A la septième heure du jour, les Romains se replient sur la tour Antonia qu’ils viennent de prendre.

Titus tente de parlementer et d’éviter l’assaut final et utilise à cette fin Flavius Joseph, mais les révoltés rejettent toute discussion et Titus décide de poursuivre son attaque.

Il ordonne de saper les fondements de la tour Antonia et ainsi de préparer une escalade aisée pour toute l’armée. Mais ne pouvant faute de place attaquer avec toutes ses troupes, il sélectionne la moitié des soldats de chaque centurie et sous le commandement de Cerialis, décide de l’assaut à la neuvième heure de la nuit. Mais cette fois ci les gardes ne sont pas endormis.

Le combat commence aussitôt et leurs cris fait venir les Hébreux en grand nombre dans l’obscurité, les Romains, groupés et serrant leurs boucliers les uns contre les autres sont moins souvent blessés que les Hébreux qui sont dispersés et finalement reçoivent plus de blessures de leurs compatriotes que des ennemis. Le jour se lève et les combattants se combattent à distance, sous les yeux de Titus. Le combat est indécis et vers la cinquième heure du jour, les combattants se retirent.

Les fondations de la tour Antonia sont détruites en sept jours et une large montée vers le Temple est dégagée.

Les légionnaires s’approchent de la première enceinte et élèvent des terrassements vers le Temple. Les Hébreux poursuivent leurs attaques sous forme d’embuscades. Quand les terrassements sont achevés, les Hébreux attaquent en force les postes romains de la Legio X sur la Montagne des Oliviers. Pensant les surprendre et ainsi forcer le mur, ils sont repoussés dans le vallon après un combat acharné.

Les Hébreux voyant l’ennemi s’approcher du Temple, décident d’incendier le portique qui se rattachait à la tour Antonia et en abattent vingt coudées. (environ 9 mètres), l’incendie se répand sans que les Hébreux ne tentent de l’arrêter (Selon Flavius Joseph).

Les Hébreux préparent un nouveau piège pour les Romains. Dans le portique oriental, ils remplissent l’intervalle des poutres et du faîtage de bois sec, de bitume et de la poix et font semblant d’être expulsés. Les Romains poursuivent les Hébreux dans leur retraite et appliquant des échelles, s’élancent jusqu’au portique qui est bientôt rempli de légionnaires.

Les Hébreux n’ont plus qu’à mettre le feu partout et les flammes éclatent aussitôt entourant les Romains paniqués. Et personne ne peut les secourir et beaucoup meurent par le feu ou se tuent ou combattent les Hébreux mais finissent tués. Les Romains découragés deviennent plus méfiants à l’égard des ruses des Hébreux. Le portique est donc brûlé jusqu’à la Tour de Jean, le lendemain les Romains incendient le portique du nord en entier.

La famine devient épouvantable, certains corps sont jetés par dessus les remparts et Titus, selon Flavius Joseph, en est désolé. Les terrassements sont achevés, le portique ouest du Temple extérieur est attaqué par les béliers après six jours de sape des hélépoles, en vain. Les pierres extérieures de la porte au nord sont descellées mais la porte reste debout car les pierres intérieures résistent.

Les légionnaires alors, appliquent des échelles contre les portiques. Ils montent sans rencontrer de résistance mais une fois en haut, ils sont refoulés, certains tombent la tête la première, d’autres sont tués, les Hébreux renversent les échelles pleine de Romains. Le combat est très vif en particulier autour des enseignes qui sont finalement prises par les Hébreux qui éliminent tous ceux qui sont montés.

Titus voit qu’en épargnant le Temple, il aboutit à des échecs et donne l’ordre de brûler les portes.

Le feu sur les portes fait fondre l’argent, attaque les boiseries et gagne les portiques. Les Hébreux ne songent pas à sauver le Temple. Le feu attaque les portiques, par sections. Le lendemain Titus ordonne d’éteindre le feu et de ménager les portes pour faciliter la montée des légions. Il rassemble un conseil de guerre au sujet du Temple avec Tibère Alexandre, commandant toutes les troupes, Sextus Cerialis, Larcius Lepidus et Titus Frugi, les responsables respectivement des Legio V, X et XV, ainsi que Haterius Fronton, responsable des deux légions d’Alexandrie et Marcus Antonius Julianus, le procurateur de Judée.

Certains estiment que les Hébreux ne cesseront de se révolter tant que le Temple subsistera, les autres suggèrent de l’épargner si les Hébreux l’évacuent et de l’incendier s’ils y montent pour combattre. Mais Titus déclare que même dans ce cas, il ne se vengerai pas sur des objets inanimés des fautes commises par les hommes. La destruction du Temple serait une perte pour les Romains et sa conservation ajouterait à la gloire de son principat.

Après une journée sans attaque des Hébreux, ceux ci vers la deuxième heure, sortent par la porte de l’est et attaquent les postes qui gardent le Temple extérieur. Les légionnaires restent fermes mais devant la multitude et la furie des assaillants, ils ne résisteront pas longtemps. Titus observant le combat de la tour Antonia, vient à leur aide avec l’élite des cavaliers. Les Hébreux refluent mais font volte face et attaquent dès que les Romains se retirent et fuient dès qu’ils reviennent. A la cinquième heure, ils s’enferment dans le Temple intérieur..

Titus a décidé de donner l’assaut avec toutes ses troupes dès l’aurore, le lendemain matin et se retire à la tour Antonia. Les Hébreux alors lancent une nouvelle attaque. Les Romains qui cherchent à éteindre le feu sont attaqués par les Hébreux qui gardaient le Temple et les repoussent.

A ce moment un légionnaire, spontanément envoie un tison enflammé par une fenêtre dorée, située du côté nord, vers les habitations. Les Hébreux accourent en foule pour l’éteindre, sans souci de leur vie. Titus alerté s’élance vers le Temple pour faire éteindre l’incendie, dans la confusion. Les soldats en délire massacrent les gens faibles et désarmés. Titus entre dans le Temple encore intact et environné de maisons en flammes. Il tente de persuader les soldats qu’il faut éteindre le feu. Mais les légionnaires sont stimulés par l’espoir du butin. Un soldat met le feu dans l’obscurité aux gonds de la porte. La flamme jaillit à l’intérieur. Titus et ses lieutenants se retirent et les soldats, hors du Temple, activent l’incendie.

Le Temple brûle, les soldats ramassent tout le butin qu’ils trouvent et massacrent tous ceux qui sont surpris.

Quand les factieux ont quitté la ville et pendant que l’incendie continue, les troupes dressent les enseignes face à la porte de l’Orient, offrent des sacrifices en leur honneur et saluent Titus du nom d’imperator.

Le lendemain les Romains chassent les « brigands » de la ville basse et brûlent tout jusqu’à la fontaine de Siloé. Les factieux se retirent vers la ville haute, après avoir massacré les huit mille quatre cents personnes qui se sont réfugiés au palais royal. Ils espèrent se réfugier dans les souterrains, s’y cacher en attendant le départ des Romains. En attendant ils allument des incendies, tuent ceux qui fuient les quartiers en feu.

Siege-Jerusalem-Josephus
Les attaques de Titus contre Jérusalem

La ville haute est très escarpée, Titus ne voit pas d’autres moyens que les terrasses pour la détruire et il faut à nouveau, transporter le bois de plus en plus éloigné. L’objectif principal est le Palais d’Hérode, à l’ouest les quatre légions y travaillent.

Les auxiliaires et les autres troupes s’occupent des retranchements du côté du Xyste et de la tour que Simon a construite pour lutter contre Jean de Gischala.

Les chefs des Iduméens se concertent en secret au sujet de la reddition aux Romains et envoient cinq messagers à Titus. Celui ci comptant sur le poids des Iduméens pendant les combats espère qu’après leur défection, les factieux se rendront aussi il leur accorde la vie sauve. Simon apprend ce qui s’est passé, fait tuer les cinq messagers, arrête et met en prisons les chefs iduméens fait surveiller les Iduméens et place sur les remparts des gardes plus vigilants.

Mais les défections sont nombreuses, plus nombreuses que les tués. Les Romains les accueillent et hormis les citoyens, les transfuges sont vendus en très grand nombre.

Les terrasses sont achevées en dix-huit jours, les Romains installent leurs machines. Une partie des factieux se cachent dans les souterrains ou se retirent du rempart vers Acra, mais le plus grand nombre tient sa place pour repousser les Romains qui apportent les hélépoles. Mais ceux ci sont plus nombreux et ont meilleur moral. Dès qu’une partie de la muraille est détruite et que des tours sont entamées par les béliers, les défenseurs fuient et leurs chefs semblent abattus. Ils se heurtent au mur d’enceinte édifié par les Romains et sont repoussés par les postes de garde, puis ils s’enfoncent dans les souterrains.

Les Romains sont étonnés d’avoir escaladé le dernier rempart sans combat et de ne voir plus aucun ennemi. Ils massacrent et ils pillent jusqu’au soir.

Le lendemain, 7 septembre 70, Titus entre dans la ville et de nombreux survivants apparaissent. Titus ordonne de les prendre vivants et de tuer seulement ceux qui sont armés et qui résistent. Le massacre des vieillards et des faibles continue néanmoins.

Fronton est chargé de décider du sort de chacun des captifs.

Les factieux sont mis à mort, les Hébreux de moins de dix-sept ans sont vendus, ceux qui ont plus que cet âge sont envoyés enchaînés en Egypte, pour des travaux publics ou dans les amphithéâtre comme gladiateurs.

Flavius Joseph compte un total de quatre-vingt-dix-sept mille prisonniers pendant toute la guerre.

Il annonce un total de un million cent mille morts qui ne sont pas tous des habitants de Jérusalem, mais beaucoup sont venus du dehors, en particulier ceux présents pour la fête des Azymes et bloqués par la guerre et tous ceux qui ont fui les combats et se sont réfugiés dans la ville.

Les Romains ayant tué ou emprisonné tous les Hébreux qu’ils ont rencontrés, font des recherches dans les souterrains, tuent les Hébreux qu’ils rencontrent et découvrent deux mille hommes qui se sont suicidés et des prisonniers vivants.

Jean de Gischala est condamné à la prison perpétuelle et Simon se livre plus tard aux Romains et participe au triomphe et ensuite est sacrifié.

Les Romains brûlent les quartiers extérieurs et abattent les murailles. Puis Titus donne l’ordre de détruire toute la ville à l’exception des tours les plus hautes, Phasaël, Hippicos, Mariamme et la partie du rempart ouest pour servir de campement à la garnison laissée à Jérusalem, composée de la Legio X augmentée de quelques escadrons de cavalerie et quelques cohortes d’infanterie. La Legio XII est envoyée à Mélitène, près de l’Euphrate. Titus garde avec lui les Legio V et XV jusqu’en Egypte. Cerialis est nommé légat de la Judée.

Au printemps 71, la province de Judée est réorganisée avec un légat de rang prétorien Sextus Lucillius Bassus qui dispose de la Xème Légion Fretensis. A la fin de cette année, Herodium en Judée est prise et la Legio X traverse le Jourdain et prend la forteresse de Machaerus sur la Mer Morte en 72.

Bassus est remplacé par Lucius Flavius Silva qui en mai 73, prend la forteresse de Massada avec la Legio X face à Eleazar et les Sicaires. L’assaut se termine par le suicide collectif des 960 défenseurs zélotes sous le commandement d’Eleazar bar Yair.

Les hostilités en Judée se terminent en avril 74 et les troupes romaines quittent la province sauf la légion X Fretensis.

Photo de présentation : Représentation de la destruction du Temple par Francesco Hayez (1791-1882)

http://miltiade.pagesperso-orange.fr/

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