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De Mobileye et Mellanox à Mercury et Mazor, les entreprises bleu et blanc ont été récompensés par leurs cessions réussies

Alors qu’Israël célèbre ses 71 ans d’indépendance, le pays peut être fier de ses réalisations dans le domaine technologique.

Il y a plus de 6 600 start-ups dans la petite économie d’Israël, soit 14 fois la concentration de start-ups par habitant en Europe.

Alors qu’Israël ne représente que 0,1 % de la population mondiale, le pays attire 19 % des investissements mondiaux dans la cyber-sécurité, occupe le premier rang mondial en termes de dépenses de R&D par habitant et attire le taux le plus élevé de financement de capital-risque par habitant au monde – environ 674 dollars par habitant en 2018, selon un rapport du Start-Up Nation Central (SNC) et PwC Israël.

Selon le rapport, 539 sociétés multinationales de 35 pays opèrent dans l’écosystème technologique d’Israël, et ces sociétés considèrent le pays à forte croissance comme un lieu de prédilection pour les idées nouvelles et la culture entrepreneuriale. Ils achètent également des entreprises israéliennes afin de rester à la pointe de l’évolution.

De plus, selon le IVC Research Center, entre 1997 et 2019, il y a eu un total de 152 milliards de dollars en cessions, tant en premier appel public à l’épargne qu’en opérations de fusion et acquisition. Au cours de la même période, les 1 121 sociétés d’intelligence artificielle du pays ont levé 9,9 milliards de dollars, les 430 sociétés de cyber-sécurité ont levé 5,8 milliards de dollars et les 309 fonds de capital-risque ont levé 25,2 milliards de dollars.

Le Times of Israel a jeté un coup d’œil sur les plus importantes cessions – qu’il s’agisse de ventes ou d’introductions en bourse – de certaines des entreprises technologiques du pays.

Le professeur Amnon Shashua, (à gauche), vice-président d’Intel et directeur général de Mobileye, arrive sur scène au CES sur le siège arrière d’une voiture autonome durant le discours inaugural historique donné par le directeur-général d’Intel, Brian Krzanich, (à droite). (Crédit : Walden Kirsch/Intel Corp)
Le professeur Amnon Shashua, (à gauche), vice-président d’Intel et directeur général de Mobileye, arrive sur scène au CES sur le siège arrière d’une voiture autonome durant le discours inaugural historique donné par le directeur-général d’Intel, Brian Krzanich, (à droite). (Crédit : Walden Kirsch/Intel Corp)

Le classement des plus grandes opérations de cession a été établi avec l’aide d’IVC Research Center, qui suit l’industrie technologique israélienne, et Start-Up Central Finder, une base de données créée par Start-Up Nation Central.

Les plus gros contrats de cession

Le plus gros contrat technologique et la plus grande acquisition en Israël à ce jour est celle de Mobileye, un fabricant de technologies de voiture autonome dont le siège est à Jérusalem. Intel Corp, le géant américain de la technologie, a acquis la société pour un montant colossal de 15,3 milliards de dollars en mars 2017. Les fondateurs de la société sont le professeur Amnon Shashua de l’Université hébraïque de Jérusalem et Ziv Aviram.

Mellanox Technologies Ltd, un fabricant de puces israélien fondé par Eyal Waldman, a signé un accord pour une vente au géant américain du jeu et de l’infographie Nvidia Corp. en mars 2019 pour l’énorme montant de 6,9 milliards de dollars, ce qui en fait la deuxième plus importante fusion et acquisition en Israël, après Mobileye, et la troisième opération en importance après Mobileye et Frutarom (voir ci-dessous).

Mellanox, dont le siège social est situé à Yokneam, en Israël, et à Sunnyvale, en Californie, est un fabricant de serveurs haute vitesse et de solutions de commutation de stockage. Les produits développés par la société, pionnière dans les technologies InfiniBand et Ethernet, sont utilisés dans les supercalculateurs du monde entier.

Eyal Waldman, (à gauche), fondateur et PDG de Mellanox et Jensen Huang, fondateur et PDG de Nvidia Corp. lors d’une conférence de presse à Yokneam, Israël, le 25 mars 2019. (Shoshanna Solomon/Times of Israel)
Eyal Waldman, (à gauche), fondateur et PDG de Mellanox et Jensen Huang, fondateur et PDG de Nvidia Corp. lors d’une conférence de presse à Yokneam, Israël, le 25 mars 2019. (Shoshanna Solomon/Times of Israel)

SynaMedia Technologies Ltd, un fournisseur de système de diffusion vidéo ouvert de bout en bout sécurisé et évolué, s’appelait auparavant NDS Group. La société, cofondée par Adi Shamir, Dov Rubin et Rupert Murdoch, a été acquise par Cisco en 2012, pour un montant impressionnant de 5 milliards de dollars, ce qui en fait le troisième plus gros contrat technologique d’Israël.

Chromatis Networks Inc, un fabricant d’équipement destiné à maximiser l’efficacité du trafic sur les réseaux de communication à fibre optique, a été acquise par Lucent Technologies Inc. en 2000 pour 4,76 milliards de dollars. Cofondée par Rafi Gidron et Orni Petrushka, l’entreprise a été fermée et ses 130 employés ont été licenciés un peu plus d’un an après l’acquisition par Lucent, qui a déclaré que l’orientation de l’entreprise israélienne ne cadrait pas avec la nouvelle stratégie de Lucent de servir les grandes compagnies téléphoniques. En 2006, Lucent a fusionné avec Alcatel.

Mercury Interactive Ltd, un fabricant de logiciels et de services d’optimisation des technologies commerciales (BTO), a été acquise par Hewlett-Packard Enterprises en 2006 pour 4,5 milliards de dollars. Par la suite, elle a été intégrée au centre de R&D de la société américaine en Israël. Fondée en 1989 par Amnon Landan et Arye Finegold, la société était basée en Californie, avec des bureaux R&D en Israël.

MMC Networks Inc., un fabricant de semi-conducteurs pour processeurs de réseau, a été acquise en 2000 par AppliedMicro, une société de semi-conducteurs sans usine, pour 4,5 milliards de dollars. En 2009, la firme américaine a changé sa marque pour AMCC. Les actions de MMC Networks ont été cotées sur le Nasdaq lors d’une introduction en bourse en octobre 1997. Après l’acquisition, les actions ont été retirées de la cote en octobre 2000. La société israélienne a été fondée en 1992 par Amos Wilnai et Oran Uzrad.

Les jeux de Playtika, dont le populaire jeu de machines à sous Slotomania, sont utilisés quotidiennement par plus de 6 millions de personnes dans 190 pays. (Autorisation)
Les jeux de Playtika, dont le populaire jeu de machines à sous Slotomania, sont utilisés quotidiennement par plus de 6 millions de personnes dans 190 pays. (Autorisation)

Playtika Ltd, une société israélienne de jeux en ligne, a été acquise deux fois : la première fois en 2011 par la société américaine Caesars Interactive Entertainment, puis de nouveau en juillet 2016 par un consortium chinois, dirigé par Giant Investment (HK) Limited, pour 4,4 milliards $ en espèces. Fondée en 2010 par Robert Antokol, Playtika a été l’un des pionniers des jeux gratuits sur les réseaux sociaux et les plates-formes mobiles et est à l’origine de titres populaires tels que Slotomania, House of Fun et Bingo Blitz, qui figurent régulièrement parmi les jeux les plus populaires sur l’App Store, Google Play et Facebook.

N’oublions pas que d’autres contrats ont fait des vagues

Frutarom, un fabricant d’arômes et de parfums destinés à l’alimentation, aux boissons et aux produits pharmaceutiques, a été acquis en mai 2018 par la société américaine International Flavors & Fragrances (IFF) pour 7,1 milliards de dollars, ce qui en fait la deuxième plus importante opération jamais réalisée en Israël, après Mobileye, à ce jour. Comme il ne s’agit pas techniquement d’une entreprise de technologie, elle n’a pas été incluse dans le classement IVC.

SodaStream, un fabricant de machines de production d’eau gazeuse à domicile, a été acquise par PepsiCo Inc, le géant américain des boissons, aliments et collations, pour 3,2 milliards de dollars en cash en 2018.

Le PDG de Sodastream Daniel Birnbaum (à gauche) et le PDG de PepsiCo Ramon Laguarta dans l’usine SodaStream, dans le Néguev, le 20 août 2018. (Crédit : Eliran Avital)
Le PDG de Sodastream Daniel Birnbaum (à gauche) et le PDG de PepsiCo Ramon Laguarta dans l’usine SodaStream, dans le Néguev, le 20 août 2018. (Crédit : Eliran Avital)

Fondée en 1903 par Guy Hugh Gilby au Royaume-Uni, l’entreprise a d’abord vendu ses appareils de gazéification de l’eau aux classes supérieures et à la famille royale britanniques, élargissant progressivement ses activités au niveau mondial. Il a été acquis en 1998 par le Soda-Club israélien, fondé en 1991 par Peter Wiseburgh, qui à la fin des années 70 était le distributeur exclusif des produits SodaStream en Israël.

L’entreprise est passée des bulles à un véritable tsunami sous la direction de son PDG, Daniel Birnbaum, qui a positionné le fabricant israélien d’eau gazeuse comme une alternative plus saine aux boissons offertes par ses concurrents producteurs de boissons, qui utilisent d’énormes quantités de sucre et vendent leurs produits en bouteilles plastiques, dangereuses pour la planète. SodaStream fabrique des machines qui carbonatent l’eau du robinet dans des bouteilles réutilisables. Comme Frutarom, SodaStream n’est pas considérée comme une entreprise technologique et ne figure donc pas dans le classement IVC.

Mazor Robotics Ltd : Même si elle ne figure pas parmi les 5 plus grandes transactions technologiques, cette société de biotechnologie israélienne qui développe des systèmes chirurgicaux robotisés vaut la peine d’être citée car sa vente à Medtronic, une société irlando-américaine de dispositifs médicaux, pour 1,64 milliard de dollars en 2018 marque la plus grande cession à ce jour pour une société biotech israélienne.

L’entreprise israélienne fournit entre autres produits une suite logicielle qui inclut le traitement d’images et la reconnaissance anatomique informatisée. Cette technologie aide les chirurgiens à mieux planifier les interventions de la colonne vertébrale. La société a été fondée en 2001 par Eli Zahavi et Moshe Shoham.

Un chirurgien du dos regarde la colonne vertébrale de son patient en 3D en se préparant à une intervention en utilisant le système développé par Mazor Renaissance. (Autorisation)
Un chirurgien du dos regarde la colonne vertébrale de son patient en 3D en se préparant à une intervention en utilisant le système développé par Mazor Renaissance. (Autorisation)

Maintenir le cap

Check Point Software Technologies Ltd., la plus grande société de cybersécurité du pays, a choisi de ne pas conclure de vente et de poursuivre sa croissance. Fondée par Gil Shwed, son actuel PDG Marius Nacht, et Shlomo Kramer en 1993, la société, dont les actions sont cotées sur le Nasdaq, a une valeur marchande de 18 milliards de dollars. En 2018, les revenus de la société s’élevaient à 1,9 milliard de dollars et son bénéfice net s’élevait à 821 millions de dollars. Ses actions ont augmenté de près de 17 % au cours des 12 derniers mois.

Par SHOSHANNA SOLOMON
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