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Des vérités sur Gaza dans Enquête exclusive de Bernard de la Villardière

Dès le début de l’émission, il évoque la « menace quotidienne des roquettes palestiniennes sur les civils israéliens » et la « tyrannie islamiste imposée à la population de Gaza par le Hamas ». Tout au long du reportage, il rappellera d’ailleurs que Gaza est « sous la coupe d’un mouvement islamiste ». Il précise aussi d’entrée que le Hamas « est considéré par l’Union européenne et les Etats-Unis comme une organisation terroriste ». C’est important : à l’heure actuelle, les Français qui vivent régulièrement des attentats savent bien que les islamistes ne sont pas non plus leurs amis. Cela peut les faire réfléchir sur la situation à laquelle Israël est confronté.

Si les participants aux « Marches du retour » sont décrits comme des « manifestants » qui « demandent à revenir sur la terre de leurs ancêtres » selon les éléments de langages trompeurs du Hamas trop souvent repris par les médias occidentaux, la violence de ces émeutiers qui ont pour réel objectif de franchir la frontière israélienne pour commettre des attaques contre les civils apparaît bien. Non seulement les allégations de l’armée israélienne contre le Hamas qu’elle accuse d’utiliser des enfants comme boucliers humains sont mentionnées, mais un habitant de Gaza les confirme en montrant à la caméra une aire de jeu au beau milieu d’une zone d’habitation contre laquelle ont été construites des installations militaires du Hamas.

Le journaliste vedette de M6 le dit, la spécialité de la branche armée du Hamas est de « tirer des roquettes sur les villes israéliennes ». « La milice creuse aussi des tunnels pour aller commettre des attentats sur le sol israélien ». De leur côté, nous dit-il plus loin, « les bombardements israéliens visent les camps militaires dissimulés au milieu de la population ».

En clair, explique Bernard de la Villardière, « se servir de sa population comme d’un bouclier humain, c’est la stratégie du mouvement islamiste. Il lui est facile ensuite d’accuser Israël de tuer des enfants lors des bombardements. »

Des propos d’une sincérité à laquelle nous ne sommes malheureusement pas habitués à la télévision française, qui rendent explicite l’asymétrie du conflit qui oppose des terroristes à des civils que leur armée protège.

L’interview de Mahmoud Zahar, haut responsable et co-fondateur du Hamas qui prétend combattre une « occupation sioniste » comparable aux Nazis et affirme qu’il ne reconnaîtra « jamais, jamais, jamais » Israël, est précédée d’un passage limpide sur l’histoire du Hamas et sa nature : après le retrait israélien de 2005, « le mouvement installe très vite une dictature, en chassant ses opposants. Il a désormais les mains libres pour mener à bien son objectif : détruire l’Etat d’Israël ».

Toute dictature a ses dissidents qu’elle opprime. Enquête exclusive explique que « le Hamas n’accepte aucune contestation. Il impose à la bande de Gaza ses idées et un régime totalitaire ». S’ensuit le témoignage d’un jeune dissident qui a été torturé dans les geôles du Hamas pour s’être opposé au mouvement. Des images d’archives montrent le Hamas tirer sur la foule lors d’une manifestation.

Oppression, mais aussi corruption. L’émission aurait pu aborder les détournements massifs d’aides internationales à la population de Gaza vers les projets militaires du Hamas. Mais la corruption est présente à tous les niveaux. Un jeune Gazaouï qui rêve de fuir son pays attend toujours l’autorisation des autorités du Hamas pour sortir par l’Egypte. Il risque d’attendre encore longtemps, car « en fait le jeune homme n’a pas assez d’argent pour payer un pot de vin et se retrouver sur une liste prioritaire ».

Si la misère existe à Gaza, certains s’en sortent très bien, loin du cliché de la « prison à ciel ouvert » qui circule souvent (un cliché malheureusement repris en début d’émission quand Bernard de la Villardière dit que « seuls quelques habitants réussissent à obtenir un laisser passer » d’Israël – « Pour tous les autres, Gaza est une prison à ciel ouvert »; ils sont, malgré les restrictions, des milliers d’habitants à entrer en Israël chaque mois – malades soignés en Israël, hommes d’affaires… Sans compter ceux qui passent par l’Egypte).

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